jeu Juil 11, 2024
jeudi, juillet 11, 2024

L’année où on a vu de tout

Alors que nous commençons à rédiger le traditionnel résumé de ce qui s’est passé dans le monde au cours de l’année qui s’achève, et que nous en rendons compte sur notre site web, une première conclusion se dégage : nous avons vécu une période de turbulences, et les années précédentes ont été intenses pour l’humanité. Mais cette année a tout dépassé et ne nous a pas laissé un moment de répit : une guerre en Europe, des tensions croissantes dans le monde, de nombreuses grèves de travailleurs contre les effets d’une inflation persistante et contre les attaques des gouvernements, des rébellions et des processus révolutionnaires dans plusieurs pays du monde et, cerise sur le gâteau, un coronavirus qui, par ses mutations permanentes, est là pour rester.

Par: Ligue Internationale des Travailleurs – Qatrième Internationale, le 27 décembre 2022

Commençons par le coronavirus. Début 2022, la plupart des gouvernements du monde ont « décrété » la « fin de la pandémie », au moment même où un nouveau variant (omicron) se propageait avec un haut niveau de contagion.[1] Cette politique était la suite logique de la « normalisation » de la pandémie et de la nécessité de reprendre une pleine activité économique et, avec elle, les niveaux « normaux » d’exploitation des travailleurs et de génération de profits.

La pandémie devient alors une endémie (une maladie chronique mais stable dans son impact) et le Covid devient une forte  grippe : une nouvelle maladie chronique fait dorénavant partie des risques et des souffrances quotidiennes des travailleurs avec un nombre élevé et persistant de contagions.[2] La combinaison de la destruction accélérée de la nature par le capitalisme, de la forte concentration de la population et de sa proximité avec les animaux « pontant » les zoonoses (maladies transmises des animaux aux humains) prépare inévitablement de nouvelles pandémies. Nous n’inventons pas cette conclusion ; c’est ce qu’affirment de nombreux spécialistes et des organisations internationales comme l’OMS.[3]

Dans le domaine de l’économie mondiale, les gouvernements bourgeois et la presse capitaliste ont annoncé en 2021 aux quatre vents que, « maintenant oui », la grande reprise et la croissance économique commençaient. Déjà en 2021, nous considérions qu’en réalité, il s’agissait d’une reprise anémique et moderato, qui n’allait pas tarder à ralentir. De plus, elle était marquée par une forte inflation à l’échelle mondiale. La réalité a confirmé cette prévision.

Ces deux composantes ont été aggravées par les conséquences de la guerre en Ukraine.[4]

Les grèves des travailleurs

Manifestations en Grande-Bretagne

Au-delà du débat sur la question de savoir si nous sommes déjà en récession ou si nous nous en approchons dans les principales économies mondiales, ce qui est certain, c’est que l’inflation élevée frappe durement les salaires et le niveau de vie des travailleurs du monde entier. Un coup qui prolonge ceux reçus pendant la pandémie et qui, en plus, se combine avec les attaques que représentent les plans d’ajustement mis en œuvre par les gouvernements, et avec les effets des privatisations (totales ou partielles) et des coupes dans les services publics.

Face à ces attaques, 2022 nous a montré la confirmation et la croissance d’une tendance déjà annoncée l’année précédente : l’entrée croissante de la classe ouvrière dans la lutte, à partir de ses structures. La liste des grèves dans le monde est très longue et étendue.[5] Dans ce cadre, il nous semble que l’épicentre était les travailleurs européens et, parmi eux, les travailleurs britanniques.

En Grande-Bretagne, le déclencheur a été les attaques croissantes du gouvernement contre les services publics, tels que les transports et la santé, avec des privatisations et des coupes. Le point de départ a été la grève des cheminots et, à partir de là, une succession d’autres grèves qui, aujourd’hui, ont pour centre les travailleurs des hôpitaux et des soins de santé.[6] Il existe une dynamique de grève générale que les différentes bureaucraties syndicales tentent d’éviter de diverses manières. Ce qui est certain, c’est que cette vague de luttes se combine avec une crise au sein de la bourgeoisie due aux conséquences du Brexit. Et cette combinaison a déjà provoqué la chute du gouvernement de Boris Johnson [7] et l’usure très rapide et la fin de celui d’Elizabeth Truss.[8]

L’épicentre de ces grèves et ces luttes des travailleurs a été la Grande-Bretagne. Mais elles ont eu un écho dans de nombreux pays, même ceux qui ne connaissent pas un processus général de lutte. Au Brésil, par exemple, les travailleurs de la Compagnie nationale de l’acier – CSN (l’une des principales entreprises du pays avec des milliers de travailleurs) ont mené une lutte très dure pour obtenir un nouvel accord salarial. Au milieu de la lutte, celle-ci s’est intensifiée quand l’entreprise a licencié les membres de la commission que les travailleurs avaient choisie pour négocier (et qui ont finalement été réintégrés).[9]

Ce qui est important dans tout ce processus, c’est que, lors des élections syndicales (qui ont également eu lieu dans d’autres usines de la région), les travailleurs ont élu une nouvelle direction basée sur l’avant-garde de la lutte. Ils ont ainsi fait un premier pas très important dans une tâche urgente pour la majorité des travailleurs dans le monde : remplacer la bureaucratie syndicale (qui trahit ouvertement les luttes, ou se met à la tête afin de les isoler et de les arrêter) par de nouveaux dirigeants issus de la lutte. Dans ce cadre, notre section au Brésil a étendu son influence parmi les travailleurs de la CSN et de la ville de Volta Redonda.[10]

Cette série de grèves a lieu pour des objectifs économiques ou défensifs, mais elle a une signification politique profonde, car elle s’attaque au cœur des politiques centrales des bourgeoisies et des gouvernements : d’une part, réduire les salaires et détériorer les conditions de travail et, d’autre part, privatiser ou réduire les services publics, comme les transports et les soins de santé.

Dans un bilan de 2022 et de ses perspectives pour l’année à venir, un élément central pour la LIT QI est que notre classe commence à lutter à partir de ses structures, avec son organisation et ses méthodes. C’est pourquoi il est essentiel d’établir des liens et d’intervenir dans ce processus afin de promouvoir son avancement et son développement. En même temps, comme nous l’avons vu dans l’exemple de la CSN, la classe ouvrière est le centre où nous voulons nous construire.

Les rébellions dans le monde

Manifestations au Kazakhstan

Il y a eu non seulement de nombreuses grèves, mais aussi plusieurs grandes rébellions populaires, dont certaines ont atteint le niveau de véritables processus révolutionnaires.

C’est le cas au Sri Lanka (anciennement Ceylan), un pays insulaire situé au sud de l’Inde. Là-bas, une vague persistante de mobilisations et de grèves a contraint le président détesté Gotabaya Rajapaksa (élu il y a quelques années par une large majorité du vote populaire) à démissionner et à fuir le pays, laissant fortement ébranlé le régime politique qu’il dirigeait avec son frère Mahinde.[11] Bien que le Sri Lanka soit un pays relativement petit et peu connu dans le monde, il a une importance pour les trotskystes, car une organisation dans ce pays (le LSSP) a eu, il y a plusieurs décennies, un grand poids dans les processus de lutte.[12]

La rébellion en Iran a eu un impact international bien plus important . Elle a démarré suite à l’assassinat d’une jeune femme kurde par un agent de la « police de la moralité » pour « ne pas avoir porté correctement le hijab » (le foulard traditionnel porté par les femmes musulmanes). La réponse à cet événement a été le déclencheur d’une grande colère accumulée contre la dictature cléricale des ayatollahs, qui s’est transformée en une rébellion nationale contre le régime ; une rébellion qui se poursuit malgré la dure répression.[13] La mobilisation a remporté un premier triomphe puisque le régime a annoncé la dissolution de la détestée police des mœurs.[14]

Sur le terrain des géants, de nombreuses luttes et mobilisations ouvrières et populaires ont eu lieu en novembre dans une grande partie de la Chine, auxquelles nous avons consacré plusieurs articles en raison de leur importance internationale.[15] Le déclencheur a été la lassitude des travailleurs et du peuple chinois face aux mesures asphyxiantes de la politique dite du « Covid 0 », appliquée par la dictature capitaliste du PC chinois comme un outil répressif au service du maintien des très hauts niveaux d’exploitation auxquels elle soumet la classe ouvrière de son pays. Mais ce n’était que l’étincelle qui a enflammé « l’herbe sèche » de la colère accumulée contre ce régime, et la dynamique du mouvement s’est directement dirigée contre lui. Consciente de ce danger, la dictature a pris du recul et a éliminé certaines des mesures les plus irritantes. En ce sens, on peut considérer que la vague de rébellion a obtenu un premier triomphe partiel.[16]

L’Amérique latine

Manifestations au Pérou

Nous ferons référence ici à trois pays. À Cuba, de nombreuses manifestations ont eu lieu fin septembre contre le black-out qui a touché tout le pays. En réalité, il s’agissait d’un sursaut dans les coupures partielles et tournantes que les travailleurs et le peuple cubains subissent quotidiennement. Dans l’analyse des faits, nous réitérons notre caractérisation selon laquelle le régime castriste a restauré le capitalisme dans les années 1990 et a ouvert un processus de semi-colonisation du pays par l’impérialisme, en même temps que les cadres supérieurs (surtout dans l’armée) se sont enrichis et se sont transformés en une nouvelle bourgeoisie. Sur cette voie, ils ont attaqué et détruit une grande partie des acquis obtenus après la révolution de 1959. Dans le même temps, ils refusent toute liberté démocratique réelle au peuple cubain : le régime castriste s’est transformé en une dictature capitaliste. Les protestations et les mobilisations qui ont lieu (comme celles du 11 juillet 2021, et les plus récentes) sont la réponse du peuple cubain à cette réalité. Pour cette raison, nous les qualifions de « luttes justes » et nous les soutenons et les défendons contre ceux qui les définissent comme « contre-révolutionnaires » ou ceux qui disent qu’ils « ne choisissent pas de camp » entre les protestataires et le régime castriste.[17]

Une autre question très importante a été les élections au Brésil : une large alliance menée par Lula et le PT (qui comprenait même des figures traditionnelles de la droite comme Geraldo Alckmin) a battu la candidature de l’actuel président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Le PSTU (la section brésilienne de la LIT QI) a fait valoir dans sa campagne que Lula n’était pas « le moindre mal », mais bien l’une des deux variantes promues par la bourgeoisie brésilienne et l’impérialisme (voire la préférée).[18] Par contre, la majorité de la gauche brésilienne et mondiale voit et célèbre le triomphe de Lula comme une nouvelle expression de la « vague progressiste » qui se produit sur le continent dans le sillage des triomphes électoraux de Pedro Castillo au Pérou, Boric au Chili et Gustavo Petro en Colombie. La réalité est que ces gouvernements (qui n’affrontent en rien l’impérialisme, ni les bourgeoisies nationales) se sont usés très rapidement, frustrant les attentes que les masses avaient placées en eux.[19]

Le gouvernement de Pedro Castillo est déjà « mort ». Il a pris ses fonctions en s’appuyant sur les grandes attentes de la paysannerie pauvre de l’intérieur et de nombreux ouvriers des grandes villes. Mais il a rapidement montré qu’il n’était pas prêt à changer quoi que ce soit ou à faire appel à la mobilisation des travailleurs et du peuple pour avancer sur cette voie. Il est devenu de plus en plus faible et a perdu de l’espace face à un Congrès dominé par la droite qui l’a encerclé et voulait l’éliminer. Une fois de plus, il ne fait pas appel à la mobilisation ouvrière et populaire pour se défendre et tente un coup d’État (la fermeture du Congrès avec le soutien des Forces armées). Il a échoué et a été démis de ses fonctions par le Congrès, qui a nommé son vice-président Dina Bularte pour le remplacer afin d’obtenir et de stabiliser un gouvernement « normal ».[20] Mais cela n’a pas marché : malgré la répression, surtout à l’intérieur du pays, il y a eu d’importantes mobilisations de paysans dans les zones rurales, qui ont rejeté le nouveau gouvernement ; et dans les villes, le mouvement ouvrier s’est également mobilisé. La direction de ce processus dans les villes était la CGTP (influencée par le PC), qui a essayé de diriger la mobilisation vers une solution négociée avec le gouvernement en appelant à de nouvelles élections présidentielles. Dans le contexte d’une crise profonde du régime politique, et avec les masses dans la rue, notre section péruvienne (le PST) intervient avec une politique révolutionnaire.[21]

La guerre en Ukraine

Dans le cadre d’une année très chargée, la guerre en Ukraine est, sans aucun doute, l’événement le plus important depuis février dernier. Une nouvelle guerre en Europe, plus de 75 ans après la fin du grand conflit qui a secoué le continent et près de 30 ans après les guerres générées par l’éclatement de la Fédération yougoslave.

Ce conflit, où des facteurs très complexes s’expriment et se combinent, a été caractérisé par la LIT QI comme une guerre d’un pays oppresseur/agresseur (la Russie) contre un pays oppressé/agressé (l’Ukraine). A partir de cette caractérisation, et selon les critères de Lénine et Trotsky, « nous avions une patrie » : nous avons soutenu inconditionnellement la résistance ukrainienne pour vaincre l’invasion russe, en particulier la résistance de la classe ouvrière qui était au centre de cette lutte. Comme il s’agit d’une guerre, nous avons placé la question de la garantie de l’armement pour cette résistance comme la question centrale de ce soutien. Nous avons suivi pas à pas les changements dans la dynamique de la guerre.[22]

En même temps, nous avons proposé une politique pour la classe ouvrière et les masses ukrainiennes face aux attaques du gouvernement Zelensky et de la bourgeoisie ukrainienne, en tenant compte de la conscience des masses à l’égard du gouvernement, de la bourgeoisie et de l’impérialisme. Avec la même méthode, nous avons également dénoncé et combattu l’OTAN et nous nous sommes opposés à toute possibilité de son entrée directe dans le conflit.

Toute cette politique s’est également exprimée dans de forts débats publics (moyennant plusieurs articles) avec les organisations qui soutiennent l’agression de Poutine ou celles qui ont adopté la position du « no side » et même avec celles qui soutiennent la résistance ukrainienne mais lui refusent le droit de demander des armes aux gouvernements étrangers.

Nous ne nous sommes pas arrêtés aux mots, cette politique était dans la rue : nous avons apporté de grandes affiches à diverses mobilisations (comme celles du 8 mars, du 1er mai ou des camps de piqueteros argentins) ; nous avons réalisé des rassemblements unitaires avec d’autres partis ; nous avons promu des résolutions et des actions dans les syndicats et dans d’autres organisations de masse, etc.

Les plus importantes de ces actions ont été menées dans le cadre du Réseau syndical international, dont nous faisons partie avec des organisations syndicales en Europe. Par exemple, lors de sa réunion qui s’est tenue en France en avril dernier, nous avons amené un militant représentant le secteur syndical ukrainien. De cette réunion est né le Premier Convoi de Solidarité Ouvrière pour l’Ukraine, qui est arrivé dans ce pays et y a rencontré les dirigeants des syndicats miniers qui participent à la résistance.[23] Il a été suivi par un Deuxième Convoi.[24] Et en décembre, une conférence ouverte en ligne a été organisée avec des membres du Réseau et des syndicalistes de la ville industrielle de Kryvyi Rih afin d’évaluer les progrès de la campagne et la situation de la guerre.[25] Nous sommes fiers de notre position concernant la guerre en Ukraine et des activités concrètes de soutien et de solidarité avec la résistance des travailleurs de ce pays, que nous promouvons.

Quelques problèmes

Dans le cadre d’une année aussi intense, la LIT QI a célébré le 40e anniversaire de sa fondation. Notre site web a consacré une Rubrique spéciale à cet anniversaire, composé de plusieurs articles et vidéos, qui traitaient de notre histoire, de ses principales positions théoriques et politiques, et de débats avec d’autres organisations se réclamant du trotskysme.[26] Dans ces articles, nous réaffirmons que notre stratégie est la prise du pouvoir par la classe ouvrière à l’échelle nationale comme étape vers la réalisation de la révolution socialiste internationale ; que la classe ouvrière est notre lieu privilégié de construction et d’intervention ; et que notre modèle d’Internationale est celui des premières années de la Troisième Internationale dirigée par Lénine et Trotsky. Pour conclure cette campagne, un e-book reprenant tous les articles de la Rubrique spéciale sera lancé en février.

L’année 2022 se termine par un événement qui ne trouve pas son origine dans la lutte de classes, mais qui a concentré l’attention de plusieurs millions de personnes dans le monde : la Coupe du Monde au Qatar. Nous avons abordé cet événement en dénonçant ses nombreux aspects répugnants : la négociation grossière du football en tant que show business avec laquelle ce pays a été choisi comme hôte ; les conditions terribles dans lesquelles les travailleurs étrangers (essentiellement originaires de l’Inde) ont construit les stades (et ses conséquences en termes d’accidents et de décès) ; et la dure oppression et répression dont sont victimes les femmes et les homosexuels au Qatar.[27] En même temps, nombre de nos rédacteurs, comme des millions de travailleurs dans le monde, ont suivi avec passion le destin des équipes nationales et se sont réjouis ou ont souffert avec elles.

Nous avons dit que la Coupe du monde n’est pas un fait de la lutte des classes, mais, inévitablement, elle a été traversée par des considérations politiques. Par exemple, l’équipe nationale iranienne n’a pas chanté l’hymne de son pays avant le match contre l’Angleterre, ce qui a été considéré comme une manifestation de solidarité avec les victimes de la répression dans leur pays. Le déroulement du tournoi a progressivement déterminé une division du soutien, en faveur des équipes considérées comme représentant des pays semi-coloniaux (l’Argentine et le Maroc) et contre les « puissances impérialistes européennes » (comme l’Espagne et essentiellement la France). Dans de nombreux pays du monde, une grande partie de la célébration du championnat remporté par l’équipe nationale argentine avait cette connotation.

Pour boucler la boucle de la relation entre le football et la politique : la campagne internationale contre l’exécution et pour la libération d’Amir Nasr-Azadani, le joueur de football professionnel iranien, condamné à mort pour avoir soutenu les manifestations contre le régime des Ayatollahs et y avoir participé, a commencé à prendre de l’ampleur déjà pendant la Coupe du monde elle-même. La LIT QI soutient et promeut cette campagne internationale.[28]

Nous aimerions terminer cette revue de 2022 par quelques considérations. Nous avons vu que l’année nous a montré une crise profonde de « l’ordre impérialiste mondial » à travers la guerre en Ukraine, une économie internationale qui « ne se débloque pas », et de nombreuses luttes structurelles de notre classe ainsi que plusieurs rébellions qui défient les régimes et les gouvernements ou les forcent à reculer. (Certaines, comme au Sri Lanka, les renversent.) Il nous semble très probable que 2023 maintiendra cette dynamique, même si l’impérialisme et les bourgeoisies nationales et leurs gouvernements tenteront de la vaincre ou, à tout le moins, de la détourner.

La réalité montrera laquelle de ces deux forces l’emportera. Mais ce que nous réaffirmons, c’est notre engagement à soutenir et à promouvoir ces luttes et, dans la mesure de nos possibilités, à y intervenir activement. Notre site web est au service de cette tâche et, dans celle-ci, de la construction de la LIT QI.

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Article traduit de l’espagnol https://litci.org/es/el-ano-en-que-paso-de-todo/

[1] Ómicron: ¿oleada final o pandemia eterna? – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[2] Contagios de covid-19 se mantienen estables en el mundo, según OMS – El Comercio

[3] https://www.who.int/es/news-room/questions-and-answers/item/pandemic-prevention–preparedness-and-response-accord

[4] El impacto de la guerra ruso-ucraniana en la economía mundial – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[5] Voir, par exemple, La inflación golpea a los trabajadores – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[6] Entrevista | En Gran Bretaña se está dando el proceso de lucha más impresionante del momento – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[7] Es hora de derrotar a Boris Johnson y a los Conservadores en las calles – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[8] https://www.dw.com/es/liz-truss-la-breve-hecatombe-pol%C3%ADtica-en-gran-breta%C3%B1a/a-63512788

[9] Operários da CSN se levantam contra a superexploração e as injustiças | PSTU y Vitória! Justiça determina reintegração dos demitidos na CSN | PSTU

[10] PSTU realiza plenária de apresentação do partido para operários da CSN de Volta Redonda e seus familiares | PSTU

[11] Voir, entre autres: https://litci.org/es/sri-lanka-una-revolucion-en-curso-derriba-al-presidente-rajapaksa/ et https://litci.org/es/sri-lanka-cuales-son-las-perspectivas-despues-de-haber-echado-al-presidente-rajapaksa/

[12] https://litci.org/es/sri-lanka-el-dia-que-los-trotskistas-paralizaron-el-pais/

[13] Voir, entre autres Declaración de la LIT-CI en apoyo de las protestas en Irán – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[14] https://litci.org/es/iran-sobre-la-rebelion-contra-el-regimen-de-los-ayatolas/

[15] https://litci.org/es/category/menu/mundo/asia/china/

[16] https://litci.org/es/dictadura-china-da-marcha-atras-en-su-politica-para-combatir-el-covid-19/

[17] https://litci.org/es/sobre-las-protestas-contra-el-apagon-en-cuba/

[18] Brasil | No sea rehén del “mal menor”: por qué el voto útil es Vera y la 16 – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[19] https://litci.org/es/gobiernos-progresistas-una-ola-que-no-sera-tan-rosa/

[20] https://litci.org/es/el-fin-del-gobierno-castillo-y-la-necesidad-urgente-de-reconstruir-la-accion-independiente-de-la-clase-trabajadora/

[21] https://litci.org/es/paro-nacional-para-que-se-vayan-todos/

[22] Voir plusieurs articles publiés dans cette page https://litci.org/es/tag/ucrania-3/ et le magazine  Correo Internacional No 25 consacré a la guerre.

[23] https://litci.org/es/csp-conlutas-va-a-ucrania-con-convoy-obrero-internacional-y-entrega-donaciones/

[24] https://litci.org/es/sindicalistas-realizan-segundo-convoy-de-ayuda-obrera-a-ucrania/

[25] https://litci.org/es/red-sindical-promueve-conferencia-con-sindicalistas-ucranianos-en-diciembre/

[26] https://litci.org/es/40anos/

[27] Voir entre autres: Copa Mundial Catar 2022: Una oda al lujo y la ostentación manchada con sangre humilde y trabajadora – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

Qatar 2022: un catalizador del malestar social – Liga Internacional de los Trabajadores (litci.org)

[28] https://litci.org/es/no-a-la-ejecucion-de-amir-nars-azadani/

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