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Macron recule et suspend l’augmentation du prix des carburants

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PAR167. Paris (France), 01/12/2018.- A protester wearing a yellow vest (gilets jaunes) waves a French flag during clashes with riot police near the Arc de Triomphe as part of a demonstration over high fuel prices on the Champs Elysee in Paris, France, 01 December 2018. The so-called 'gilets jaunes' (yellow vests) are a protest movement, which reportedly has no political affiliation, is protesting across the nation over high fuel prices. (Protestas, Francia) EFE/EPA/YOAN VALAT

Après plus de deux semaines de grandes manifestations, l’Élysée a annoncé la « suspension » pendant six mois de la hausse du prix des carburants, qui était prévue pour le 1er janvier. L’annonce, par l’intermédiaire du Premier ministre Édouard Philippe, comprend également le blocage des tarifs du gaz et de l’électricité pour la même période. C’est une démonstration claire de la force des manifestations, le bon chemin pour mettre en échec le plan d’austérité de Macron et de l’Union européenne.

Daniel Sugasit – le 4/12/2018

Le rétropédalage inhabituel de Macron, qui s’est toujours vanté de ne pas se laisser intimider par « la rue », ne peut s’expliquer que par l’énorme force de la vague de protestations des dénommés « Gilets jaunes » qui ont secoué Paris et ont impressionné le monde entier. Jusqu’à présent, il y a quatre morts et plus de 300 prisonniers.

Le gouvernement espère évidemment que cette mesure calmera les manifestants qui, selon les sondages, ont la sympathie de 70 % des Français. Mais cela reste à voir. Le mouvement, bien qu’il ait explosé à la suite de la politique du carburant, a dépassé cette revendication et augmenté ses demandes depuis longtemps. Et de plus en plus de secteurs sociaux y adhèrent.

Les manifestants exigent également que les plus pauvres et les classes moyennes paient moins d’impôts et que, d’autre part, les grandes fortunes soient taxées. En outre, ils exigent une augmentation du salaire minimum, et beaucoup vont plus loin et exigent la démission du président Macron lui-même. Récemment, les étudiants ont également rejoint la protestation.

Nous insistons : il s’agit d’une première victoire partielle très importante. Mais la lutte doit continuer avec la même force que jusqu’à présent. Nous savons que l’augmentation du prix des carburants n’est qu’un élément d’un vaste plan d’attaque contre la classe ouvrière, tel que la réforme du travail et la réforme dans la SNCF. Il faut continuer dans la rue, il ne doit pas y avoir de démobilisation, il faut continuer à faire pression. Ce n’est qu’ainsi que nous changerons les choses. La classe ouvrière et le peuple français montrent la voie aux travailleurs de l’Europe et du monde.

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