Home ITALIE ITALIE: Florence : une épreuve de force à ne pas oublier

ITALIE: Florence : une épreuve de force à ne pas oublier

20 septembre 2021

Samedi 18 septembre, une impressionnante manifestation nationale a eu lieu à Florence en solidarité et en soutien à la lutte des travailleurs de Gkn, l’industrie automobile parmi les premières à profiter de levée de l’interdiction des licenciements pour fermer ses portes et licencier 422 travailleurs. Une disposition, celle du gouvernement Draghi pour le compte de la Confindustria, qui – rappelons-le – porte la signature de Maurizio Landini, qui, depuis le plus haut siège du syndicat le plus important d’Italie, s’est limité à  « recommander  » de ne pas licencier sans avoir préalablement épuisé les suspensions [aides d’État, un licenciement, une subvention avant le chômage total] disponibles. En gros, une demande d’attente avant la condamnation.

Par : Diego Bossi (ouvrier chez Pirelli)

Les travailleurs de Gkn, en garde permanente dans leur usine depuis le premier jour, se sont immédiatement révélés être l’une des réalités les plus militantes du pays, organisant divers événements au niveau national comme celui de samedi, où une manifestation d’environ 20 000 personnes a envahi les rues de Florence.

Des ouvriers en lutte de toutes les régions d’Italie sont venus dans la capitale toscane pour montrer leur solidarité et crier leur colère face aux conditions inhumaines imposées par le gouvernement Draghi (ainsi que par les gouvernements précédents), représentant des intérêts des patrons. Parmi les centaines de réalités de lutte, nous rappelons la présence des travailleurs d’Alitalia et du Comité Todos a Bordo – No al Plan Ita qui, depuis des années, luttent contre les attaques des gouvernements bourgeois qui veulent vendre, briser et réduire la compagnie nationale et qui aujourd’hui, avec le déménagement vers Ita, risquent une restructuration qui laissera au moins 7000 travailleurs dans la rue : le plus grand licenciement de ces dernières années, intentionnellement caché par tous les médias !

Samedi 18 septembre, de nombreuses contestations se sont rejointes à Florence, montrant que la classe ouvrière, lorsqu’elle est unie dans la lutte et organisée avec ses propres avant-gardes en tête, peut devenir inarrêtable. Nous, d’Alternativa Comunista, étions présents et continuerons à soutenir la lutte des travailleurs de Gkn et de tous les travailleurs en lutte, «  levons-nous », avec eux, avec la perspective d’une grève générale de masse pour arrêter ce système criminel, le capitalisme, qui massacre les travailleurs et les masses populaires dans l’intérêt des patrons. Nous sommes fiers que notre camarade Daniele Cofani, un des principaux leaders de la lutte à Alitalia, soit intervenu à la fin de la marche, rappelant la nécessité de lutter ensemble pour renverser ce système économique et social (https://youtu.be/eqQQnJeCiNRI ).

A Florence, des milliers de travailleurs ont crié leur colère contre les attaques incessantes et insoutenables du gouvernement Draghi, une colère qui ne doit pas être dispersée : il est urgent de construire une grande grève générale unie et massive.

D’autres mobilisations et un programme de lutte sont déjà prévus : de la journée internationale du climat le 24 septembre à la grève du syndicalisme de base le 11 octobre. Nous serons présents, rappelant aux directions du mouvement ouvrier que ce qui est nécessaire n’est pas de s’asseoir à une table de négociation pour obtenir quelques miettes avec le gouvernement et les patrons : il est nécessaire de transformer la colère des travailleurs vue à Florence en une grande grève et une action de masse jusqu’à ce que le gouvernement Draghi et les intérêts capitalistes qu’il représente soient renversés !