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France : un bilan de la vague de protestations en baisse

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Pendant toute l’année dernière, les protestations en France attiraient l’attention. Aujourd’hui, la vague du mouvement contre la réforme du travail est retombée et la loi El-Khomri a finalement été imposée aux travailleurs français.

Bien que la conjoncture marquée par les manifestations s’est close, la situation générale dans le pays est toujours marquée par l’intensification de la crise politique, ce qui s’exprime, entre autres, dans des signes croissants de décomposition du régime de la démocratie bourgeoise et du camp au pouvoir, ainsi que dans les conflits au sein des partis bourgeois. Les attaques contre les travailleurs vont continuer. Et tout cela semble marquer le développement de la situation vers l’augmentation des tensions et vers la polarisation. Cela signifie que de nouvelles protestations sous l’une ou l’autre forme ne sont pas exclues, en particulier dans les conditions où la classe travailleuse française n’a souffert aucune défaite substantielle, en dépit de l’échec de la lutte contre la loi El-Khomri, et où des grèves, bien que petites et locales, apparaissent constamment.

C’est le moment propice pour essayer de faire un peu le bilan de la vague de protestations de l’année dernière, afin d’être mieux préparé pour les luttes à venir.

Qu’est-ce qui a manqué dans les protestations ?

Il y a eu diverses formes de lutte l’année dernière, qui n’ont pas toutes le même poids.

La circulation des gens à Nuit Debout sur la Place de la République a été un phénomène remarqué, mais elle n’inquietait le gouvernement que comme un appendice des grandes manifestations pendant les journées de lutte. Tout d’abord, Nuit Debout était, par son concept même, aux antipodes des masses travailleuses qui se couchent la nuit pour être debout dans la journée au boulot. D’autre part, dans Nuit Debout, l’axe central des protestations – contre la réforme du code du travail – a été éclipsé et dilué par un carnaval de projets bien-pensants d’amélioration du capitalisme, que parfois la mairie parisienne et le ministère de l’écologie ont repris pour leur compte.

Les manifestations massives dans la rue, contre la loi El-Khomri, ont bien embêté le gouvernement, parce qu’elles ont visé le plan politique central du gouvernement. Mais elles étaient constamment affrontées à la question : et alors ? C’est évident que le fait de frapper le pavé ne frappe pas fortement les capitalistes et n’ébranle pas le système bourgeois, ce qui marque les limites de cette forme de lutte très importante.

Le gouvernement a été dérangé davantage par les grèves dans les universités et les lycées. Bien que celles-ci ne frappent pas directement le mécanisme et l’Etat capitalistes, les enseignants – qui font partie du prolétariat – utilisent avec la grève la principale méthode de lutte de la classe ouvrière ; leur grève est une résistance organisée de collectifs de travail, et dans les yeux de la bourgeoisie, c’est, tout comme les occupations de lycées, un mauvais exemple contagieux.

Les grèves du transport ont inquiété bien davantage le gouvernement : la circulation des marchandises et de la main d’œuvre intervient directement dans le processus de la production capitaliste.

Mais la colère majeure du gouvernement a été provoquée par la grève reconductible dans les raffineries. Le gouvernement pouvait se contenter de regarder l’agitation sur la Place de la République à la télévision ; il pouvait faire semblant de ne pas remarquer les grèves de professeurs et d’étudiants ; il pouvait supporter les grèves de quelques jours et limitées, dans le transport de passagers. Mais la grève massive des ouvriers des raffineries et des chauffeurs de camions qui bloquaient les entrepôts d’essence a valu la réaction coléreuse du gouvernement, qui y a appliqué la force directe ; et c’est ce point qui a été le thème des déclarations publiques du gouvernement au jour le jour.

Le système capitaliste s’érige, tout d’abord, sur la base de la production des biens matériels. Il peut continuer à fonctionner assez longtemps sans professeurs, sans étudiants, sans médecins, sans bibliothécaires, sans travailleurs de banque ou d’autres travailleurs non-marchand. Mais il ne peut absolument pas tenir sans le travail des ouvriers : sans eux, le système commencerait à arriver au chaos et tomber en morceaux en quelques jours. C’est pour cela que la classe ouvrière, bien qu’elle puisse difficilement inverser la situation sans le soutien des autres secteurs du prolétariat et une partie des couches moyennes, a le rôle décisif.

Dans les protestations en France, la classe ouvrière a eu une participation relativement plus forte que, par exemple, en Espagne à l’époque des « indignés ». Mais elle a quand même agi au niveau des foyers. La victoire du gouvernement sur la grève des ouvriers des raffineries est devenue probablement un point culminant de toute la bataille.

Spontanéité ?

Le haut degré de la spontanéité des protestations en France a forcé la bureaucratie des principaux syndicats à bouger et à appeler aux manifestations pour ne pas perdre le contrôle sur les masses. En ce sens, en exprimant l’indépendance par rapport à la bureaucratie, la spontanéité a joué un rôle très important.

Mais en même temps, les protestations en France ont aussi donné un exemple d’école des possibilités très limitées de la spontanéité. Au cours des protestations, on pouvait voir comment son potentiel cédait graduellement devant l’agression centralisée de la police et les manœuvres, centralisées elles aussi, de la bureaucratie de la CGT, en dépit de toute la haine des protestataires. En cela, le fort courage des militants s’accompagnait de plus en plus d’un sentiment d’impuissance, qui est en effet l’impuissance de la désorganisation et de la fragmentation face aux adversaires très bien organisés et centralisés.

Au début, la mobilisation spontanée peut donner de bons résultats : repousser l’appareil de la police, percer le sommet de la bureaucratie syndicale. Mais quand il s’agit de la bataille prolongée, de la guerre de positions, la spontanéité et la fragmentation des luttes cèdent à l’action planifiée et centralisée de leurs ennemis : tôt ou tard, elles terminent en défaites, une partie après l’autre ; ou elles sont détournées par les bureaucraties syndicales ou par les partis réformistes ; ou elles se lassent de marquer le pas sans fin. Pour continuer, la mobilisation a besoin de l’organisation et de la centralisation qui correspondent à son niveau, c’est-à-dire, du dépassement de sa spontanéité et de sa fragmentation. Seule l’organisation au service de la mobilisation va fortifier celle-ci, en particulier quand il s’agit de la lutte de la classe travailleuse.

D’autre part, la « spontanéité » elle-même n’est pas absolue ; on peut toujours y trouver des noyaux d’organisation et d’action centralisée. Dans les protestations en France, la « spontanéité » a représenté aussi des formes rudimentaires d’organisation qui contournaient l’organisation bureaucratique des syndicats officiels. Et cette organisation antibureaucratique et orientée vers la mobilisation, toujours présente, a besoin de passer des niveaux rudimentaires à des niveaux plus hauts.

La négation de la nécessité de toute organisation et de toute centralisation, très cohérente avec l’idéologie postmoderne, ainsi que l’illusion que la spontanéité apporterait la victoire, ne sont que la déification de la désorganisation et de la fragmentation de la résistance, ce qui mène inévitablement à la défaite. Toute l’histoire du mouvement ouvrier, populaire et révolutionnaire est pleine d’exemples amers et sanglants qui le confirment.

L’appareil bureaucratique serait-il intéressé dans la mobilisation ?

Pendant les protestations, on pouvait voir clairement comment l’appareil de la CGT ne préparait pas vraiment les grèves, et se limitait tout juste à des déclarations solennelles qui gonflaient les chiffres, pour ainsi impressionner le gouvernement et obtenir des négociations. Qui plus est, il fragmentait scrupuleusement les luttes qui apparaissaient, en évitant leur confluence par laquelle on aurait obtenu une continuité et un dépassement de l’étape de foyers isolés ver un processus unitaire national, avec la grève générale comme tache centrale.

Au début, la bureaucratie de la CGT gonflait les chiffres des participants jusqu’à des niveaux hallucinants et donnait l’image presque d’une révolution, alors qu’en même temps, elle agissait contre la mobilisation. Mais aujourd’hui, quand la vague des protestations est retombée avec son aide, elle met la responsabilité sur les « raisons objectives », en culpabilisant le « manque de force » du mouvement (et, bien sûr, sur « l’insensibilité du gouvernement »).

Bien qu’il soit vrai que la mobilisation n’a pas embrassé massivement la classe travailleuse, mais plutôt son avant-garde, il est encore plus vrai que la mobilisation avait la tendance à pénétrer dans d’amples couches de travailleurs, en direction de la généralisation des grèves, à contresens de la politique démobilisatrice et démoralisante de l’appareil de la CGT.

Si les illusions dans la spontanéité, qui nient la nécessité de l’organisation, sont la voie directe à la défaite, il est encore moins prudent de compter sur des organisations dont l’objectif est précisément l’organisation des défaites. Il faut de l’organisation orientée vers l’organisation de victoires.

L’appareil de la CGT a une longue histoire de démobilisation du mouvement. C’est un qualifié organisateur de défaites. Mais lors des protestations de l’année dernière, beaucoup de gens avaient des espoirs que, sous la pression des masses, l’appareil bureaucratique de la CGT commencerait quand-même à organiser réellement la mobilisation et à jouer un rôle progressiste, face à l’attaque particulièrement réactionnaire et qui correspondait absolument au « champ d’action » syndical, ne fut-ce que pour ne pas se disqualifier aux yeux des masses. Mais la réalité a montré que telle métamorphose ne se produirait pas : la bureaucratie de la CGT travaille toujours contre la mobilisation, même quand elle se voit obligée à la convoquer, sous la pression d’en bas.

Il existe aussi l’opinion que « bien que la CGT soit mauvaise, c’est mieux que rien, car c’est quand-même un syndicat ». C’est une illusion qui provient de la fétichisation du syndicat comme organisation ; elle ne prend pas en compte vers où est dirigée l’action principale de l’organisation.

C’est la mobilisation qui peut garantir la lutte et la victoire, et un syndicat est seulement une de ses formes possibles. Et comme toute organisation, un syndicat joue un rôle progressiste s’il aide à la mobilisation. Dans ce cas, il faut le construire, appeler d’y entrer ; et dans cette situation la fondation d’un autre syndicat serait un sectarisme qui casse l’unité. Et dans la mesure où les tendances bureaucratiques, toujours présentes dans tous les syndicats, sont plus fortes, il y a davantage de besoin d’organiser une opposition antibureaucratique.

Mais quand le syndicat commence à contenir et à démobiliser les masses, à travers la bureaucratisation et l’adaptation aux patrons et à leur Etat, il commence à jouer un rôle globalement réactionnaire. Dans ce cas, il est justifié, à partir de la lutte interne contre la bureaucratie, d’envisager la possibilité de la construction d’un nouveau syndicat au service de la mobilisation, toujours à condition qu’il y ait les conditions nécessaires, c’est-à-dire qu’il y ait des secteurs importants d’ouvriers qui tendent aussi vers cette possibilité. Et cette construction mobilisatrice, que ce soit encore à l’intérieur du vieux syndicat dans la forme d’oppositions internes, ou déjà de hors de lui comme un syndicat nouveau, ira inévitablement au détriment de l’appareil du syndicat démobilisateur, cela veut dire, en le détruisant.

Pour la même raison, il n’y a pas de vraie base pour la lamentation assez répandu en France concernant « le bas niveau de syndicalisation des travailleurs ». Ce qui est mal, c’est la faible participation des travailleurs dans les organisations mobilisatrices, qui ne sont pas nombreuses. Mais quand il s’agit des syndicats démobilisateurs, comme la CGT et consorts, si la participation y est moindre, cela veut dire que le control de leurs appareils bureaucratiques sur les travailleurs est moins fort, qu’il est plus facile d’impulser la mobilisation et de construire une organisation au service de celle-ci.

Le syndicat « Solidaires »

« Solidaires » représente en France une volonté de construction d’un syndicat mobilisateur, indépendant des patrons et de son Etat. Son développement est une réaction objective contre l’activité démobilisatrice de la bureaucratie de la CGT, de FO, etc. Cette construction ne peut pas avoir lieu sans une contradiction : la coexistence pacifique d’un syndicat mobilisateur avec le démobilisateur est impossible. Cela devient particulièrement évident aux moments des luttes.

Dans ce cas, Solidaires a deux alternatives : il peut se développer comme un syndicat mobilisateur, ce qui présuppose l’opposition dure à l’appareil bureaucratique de la CGT (en maintenant toujours l’unité d’action) ; ou il va dégénérer aussi dans un appareil bureaucratique.

Dans Solidaires, ces deux tendances existent.

La première tendance se manifeste par l’activité de ses militants, orientée vers la mobilisation. Cette tendance a été très évidente pendant les protestations de l’année dernière, avec la nature principielle de la majorité des matériaux publics du syndicat et avec la participation plus que digne de Solidaires dans les manifestations.

Mais pendant les mêmes protestations, l’autre tendance c’est aussi manifestée, principalement dans l’absence presque totale de la critique du rôle démobilisateur de l’appareil de la CGT, et dans la signature commune avec la CGT de déclarations avec un contenu démobilisateur.

Par exemple, en juin du 2016, quand le gouvernement profite du régime de l’état d’urgence pour interdire la manifestation du 23 juin contre la loi El-Khomri. A ce moment-là il était évident qu’en dépit de l’interdiction – et peut-être aussi contre elle –, les gens viendraient manifester massivement. Cette situation présageait un choc direct entre les masses et le gouvernement, sans laisser d’espace pour les manœuvres de la bureaucratie syndicale. La bureaucratie de la CGT, consciente de cela, s’est précipité au gouvernement en lui faisant peur avec de possibles débordements et la perte du control. Sur la base de cette peur partagée entre eux, ils sont arrivés à un « compromis » : l’interdiction a été formellement levée, mais la police a imposé un trajet de la manifestation coupé et ridicule, autour d’Arsenal, qui divisait en fait la manifestation et l’exposait à la police. Tout cela avec la menace directe d’appliquer des répressions si les syndicats « ne garantissent pas l’ordre ». Cela à été un reflet clair de l’agression bonapartiste du gouvernement. Ce « permis » de manifestation a provoqué l’indignation générale. Mais dans le communiqué commun signé CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL du 22 juin, ce parcours a été caractérisé comme « le respect du droit à manifester » (http ://www.cgt.fr/Communique-CGT-FO-FSU-Solidaires.html ?debut_premier_article=20), sans la moindre évocation de l’indignation. (Sinon, il aurait été difficile de l’appeler le « droit obtenu » et d’expliquer la signature de cet accord avec la police).

Dans ce communiqué, signé par Solidaires, il est dit aussi que : « le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ». Avec cela, en fait, on adresse un appel au gouvernement plutôt qu’aux masses ; et l’accent est déplacé de l’exigence du retrait la réforme et de la mobilisation comme outil principal pour y arriver, vers l’appel au gouvernement pour commencer des négociations en vue d’aboutir à un accord, sans suspension du projet de loi comme condition préalable. Il faut le dire clairement : cette déclaration, au style classique de la CGT, est une démonstration de la disposition à céder, sinon à capituler.

Tout cela se justifie toujours avec la « nécessité de l’unité syndicale ». Mais « l’unité syndicale » n’est pas quelque chose de sacrée. Elle est vitale et très nécessaire si elle est construite autour et pour la mobilisation. Si cette « unité » se fait autour de messages démobilisateurs, ou si elle couvre le travail démobilisateur de la bureaucratie de la CGT, elle commence à jouer le rôle réactionnaire, et doublement : premièrement, parce qu’elle freine la mobilisation ; deuxièmement, parce qu’elle devient un mécanisme de l’écrasement du syndicat progressiste par le réactionnaire.

Cette tendance comporte, entre autres, une grande menace pour le projet de construction de Solidaires comme outil de la mobilisation des travailleurs en lutte. Le développement de Solidaires comme support pour la mobilisation exige la lutte permanente contre les tendances bureaucratiques en son sein et contre la pression de l’appareil de la CGT. Pour Solidaires, la démonstration de sa différenciation par rapport à la CGT bureaucratique et conciliatrice, claire et dans les faits de la lutte de classes, est vitale.

La question plus globale

La vague de protestations en France a posé la question de la direction du mouvement comme un grand problème. Qui va appeler à la lutte et l’organiser ? Pour autant qu’il n’y a pas d’organisations fortes des travailleurs, orientées ver la mobilisation, c’est l’appareil bureaucratique de la CGT qui va « appeler » et « organiser », avec toutes les conséquences qu’on a pu voir.

Il en est ainsi au niveau syndical. Mais au niveau politique, c’est pareil.

Qui va expliquer aux travailleurs le contexte politique de la lutte en cours et proposer les objectifs politiques clairs et qui vont jusqu’au bout des intérêts de la classe travailleuse, cela veut dire jusqu’à la liquidation du capitalisme impérialiste ?

En absence de parti révolutionnaire, cela est fait par les Mélenchon, NPA et autres partis réformistes, qui orientent les travailleurs vers le parlement bourgeois qui « doit écouter la rue » , vers le Président qui « doit écouter les représentants des syndicats » ; ils affirment que, pour résoudre les problèmes, « il ne suffit pas de protester, il faut voter pour nous » ; ils appellent à la « démocratisation radicale » du système capitaliste et à un « progrès social » qui ne pose aucun objectif clair, mais qui, par contre, révise bien la nécessité de la liquidation du capitalisme ; ils essayent de convaincre les gens de « choisir le moindre mal » ; ils défendent, explicitement ou implicitement, les régimes anti-ouvriers dictatoriaux, que ce soit de Poutine, d’Assad ou de Castro ; ils donnent un soutien, explicite ou implicite, aux gouvernements bourgeois comme celui de Chaves/Maduro au Venezuela ou de Lula/Dilma au Brésil, parce que ceux-ci seraient « quand-même de gauche »… A cela il faut ajouter les différentes ONGs, qui appellent au gens individuellement à résoudre les problèmes du capitalisme à travers la charité – au style de l’Eglise. Il faut y ajouter aussi Marine Le Pen, qui désigne certains ouvriers comme la source des problèmes d’autres ouvriers.

Toutes ces idées essayent de convaincre les travailleurs que le capitalisme en crise peut améliorer leur vie, ou que l’on peut faire la révolution et se débarrasser du capitalisme sans détruire la machine de l’Etat bourgeois et sans la prise du pouvoir politique par la classe travailleuse. Ces idées sont transmises aussi par les syndicats, parfois même par les syndicats mobilisateurs, et cela ferme la perspective pour tous les exploités.

Ce problème continuera à exister et à mener les travailleurs aux impasses politiques (comme en Grèce, par exemple), dans la mesure où la tâche de l’unification des révolutionnaires autour d’un programme révolutionnaire et pour l’action politiques organisée – y compris au sein des syndicats, qui vont toujours se bureaucratiser sans cette action – reste loin derrière les évènements de la lutte de classes.

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