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L’exemple de bpost : l’exploitation des travailleurs, un modèle commercial irresponsable… avec un label écolo

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L’exemple de bpost : l’exploitation des travailleurs, un modèle commercial irresponsable… avec un label écolo

De plus en plus de marques comme Zalando proposent des retours gratuits. Vous achetez un pantalon, il arrive par colis, vous l’essayez, il ne vous plaît pas et vous le renvoyez gratuitement. Dans les centres de tri de bpost, cela représente des dizaines de milliers de paquets chaque jour. Ce modèle commercial engendre un gaspillage pur et simple d’emballage et d’énergie, tout cela pour vendre à tout prix. Mais ce n’est pas tout. Parlons de « l’environnement » des travailleurs : les cadences imposées, les conditions de travail, les travailleuses et les travailleurs qui souffrent de maladies provoquées par les mouvements répétitifs, les charges à déplacer, le bruit insupportable et le stress. C’est l’autre « environnement » de l’exploitation capitaliste. Et voilà : bpost nous annonce que d’ici 2030, elle diminuera de 20 % son empreinte écologique en installant des panneaux solaires sur ses centres de tri, comme à Mons, ou en remplaçant 50 % des voitures diesel par des électriques. Mais pourquoi en rester à 50 %, et non remplacer les 100 %? Et pourquoi cet intérêt soudain pour l’énergie renouvelable des panneaux ? C’est qu’il s’agit bel et bien de faire des économies pour les actionnaires et de faire de la pub pour gagner des parts de marché…, alors qu’investir dans l’environnement des travailleurs, ça coûte ! Urgence climatique ? Sur le site de bpost on peut lire que «  nous mettons tout en œuvre pour faire en sorte que nos services génèrent un impact aussi limité que possible sur notre planète. » Et les travailleuses et les travailleurs, ne font-ils pas partie de cette « planète » ?
La défense des profits de la bourgeoisie est la raison fondamentale pour laquelle le gouvernement belge refuse de passer une loi qui obligerait les grands patrons à investir dans le respect de l’environnement, et ce, malgré les mobilisations massives pour le climat. Et c’est pour cela aussi qu’il ne faut rien attendre de ces patrons et qu’il faut exiger que nos syndicats organisent la lutte au quotidien pour les obliger à produire en respectant l’environnement, à commencer par le respect de « l’environnement » des travailleurs.

 

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