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Crise politique et réorganisation politico-syndicale dans l’État espagnol

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Juan Ramos

La crise économique, éclaté en 2008, a ébranlé comme un mouvement tectonique l’ancienne stabilité sociale de l’Espagne. La bulle spéculative immobilière a été crevée, et l’économie espagnole, très à la merci de cette bulle, car fortement endettée envers les banques européennes, s’est effondrée, ce qui est allé de pair avec la récession économique mondiale. Entre 2011 et 2013, plus de deux millions d’emplois ont été détruits ; la pauvreté est monté en flèche et les familles ont dû ajuster fortement leurs dépenses. Il y a eu 400 000 expulsions de logement depuis cette date.

Le peuple travailleur a subi la crise de plein fouet, alors que les responsables s’en sont mis plein les poches. Certains cas sont restés gravés dans la mémoire collective : 86 cadres de Bankia ont empoché 15,5 millions d’euros de cette société comme revenu « supplémentaire » (échappant au contrôle fiscal), des millions qui s’ajoutent à leurs salaires déjà volumineux. (Miguel Blesa, le président de Bankia, avait empoché 20 millions d’euros en huit ans comme rémunération « normale ».) Alors que la population souffrait, le roi Juan Carlos se rendit en Afrique en safari pour chasser des éléphants, ce que l’on a su par hasard parce qu’il s’y est cassé la hanche. Qui plus est, atteignant le comble du non-sens, les gouvernements régionaux et locaux avaient mis en place de grandes infrastructures absolument inutiles, au profit de leurs amis des grandes entreprises de construction, comme le célèbre aéroport sans avions de Castellón.

Les gouvernements qui se sont succédé, celui du PSOE avec le « social-démocrate » Zapatero et celui du PP avec Rajoy, ont appliqué les mêmes recettes néolibérales pour « sortir de la crise ». 100 milliards d’euros ont été consacré au sauvetage des banques qui avaient provoqué le crack, tout en faisant des coupes de 20 milliards dans les budget de la santé publique et de l’éducation. Les deux gouvernements ont mis en œuvre des réformes du travail qui ont conduit aujourd’hui à une précarité de l’emploi jusque-là inconnue. Les deux ont attaqué les pensions publiques. Et ils ont réformé en fast track la Constitution, intouchable depuis 1978, afin d’établir pour le paiement de la dette aux créanciers (principalement les grandes banques espagnoles, françaises et allemandes) la priorité absolue sur tout droit social. Encore une fois, le capital financier a gagné.,

L’impact de la crise économique sur la confiance des citoyens envers les institutions

La situation décrite ci-dessus a mené à une profonde remise en question des institutions politiques qui nous gouvernaient et avec lesquelles les riches étaient devenus encore plus riches, aux dépens de la classe ouvrière et avec l’appauvrissement de la classe moyenne. Les partis politiques et le système électoral ont été particulièrement remis en cause.

D’une part, le système électoral mis en place en 1978 avait tout laissé « bien ficelé »,1 sans même respecter le vieux principe de la démocratie bourgeoise d’« une personne, une voix ». Au contraire, il privilégie les circonscriptions rurales (plus conservatrices) par rapport aux urbaines (avec une plus grande concentration ouvrière). Et au sein de chaque circonscription, les grands partis sont privilégiés par rapport aux plus petits. De cette manière, par exemple, lors des élections générales de 2015, il fallait 461 553 voix pour une candidature de Unidad Popular – Izquierda Unida alors que 58 663 voix suffisaient pour le Parti Populaire (PP) de Rajoy.

Le discrédit est surtout apparu à la lumière des très nombreux cas de corruption. Depuis 2000, il y a eu plus de 2 000 affaires de corruption aux quatre coins de l’État. Le PP a été particulièrement impliqué et ce parti a même été condamné par la justice pour son financement illégal. Depuis l’époque de l’ancien ministre franquiste Manuel Fraga jusqu’à Rajoy, tous les trésoriers du parti ont été mis en accusation. Quatre présidents de la Communauté de Madrid sont également impliqués dans des cas de corruption.

Les cas de corruption ont généralement trait à l’immobilier ou au secteur bancaire… justement les secteurs qui ont le plus profité de la crise sur le plan économique et qui y ont notamment contribué.

Outre la corruption illégale, il en existe une autre, légale, qui se pratique ouvertement et qui montre les relations entre les gouvernements et les grands capitalistes de la banque ou de la brique. Ce sont les dénommées « portes tournantes », par lesquelles les politiciens finissent systématiquement par siéger au Conseil d’administration de grandes entreprises, en récompense pour leurs bons services. Pour ne pas faire long, mentionnons seulement que l’ancien président Felipe González (PSOE) est devenu Conseiller chez Gas Natural, et l’ancien président Aznar (PP) chez Endesa.

Sachant tout cela, il n’est pas surprenant que, d’après les sondages, les politiciens étaient (et sont actuellement) la deuxième préoccupation principale de la population, après le chômage. Dans les nombreuses mobilisations, les chansons les plus entonnées étaient systématiquement « il ne nous représentent pas », ou encore « PSOE, PP, c’est la même merde ». Et les dirigeants étaient traités de « chorizos » (voleurs).

Deux autres grandes expressions de la crise institutionnelle méritent un chapitre à part. La première serait la monarchie. En plus de la célèbre chasse en Afrique, la famille royale a été impliquée dans des affaires de corruption, le gendre du Roi étant actuellement en prison. Le discrédit était si grand que, pour la première fois, le Roi Juan Carlos a été contraint d’abdiquer en faveur de son fils, afin d’essayer de dorer le blason de l’institution.

Mais la grande crise institutionnelle concerne la Catalogne. Historiquement, l’Espagne a été construite autour de la nationalité castillane, mais elle n’a jamais réussi à intégrer d’autres peuples tels que la Catalogne, Euskal Herria ou la Galice. De manière différente, d’autres territoires sont également considérés comme des « nationalités », comme l’Andalousie ou le Pays de Valence.

Le franquisme a tenté de résoudre ce « problème » en niant brutalement la diversité nationale. L’Espagne était « une, grande et libre ». Outre les organisations ouvrières, les partis et les syndicats nationalistes ont été littéralement exterminés, toute expression culturelle propre aux territoires était durement persécutée, y compris l’utilisation de leur propre langue. On a même imposé l’espagnolisation des noms.

Le déclin de la dictature franquiste a été marqué par une forte montée en puissance du mouvement ouvrier, mais aussi par l’explosion sociale des nationalités opprimées. La Transition 2 a essayé un nouvel ajustement, permettant un certain degré d’autonomie dans le cadre juridique des « Communautés autonomes », en réalité, en diluant les nationalités parmi d’autres territoires sans aucune réalité nationale propre.

Cet arrangement a tenu bon pendant des dizaines d’années, avec plus ou moins de tensions selon le moment et le lieu. Mais avec la crise, la stabilité a volé en éclat en Catalogne. Au fil des ans, en particulier depuis 2012, la situation s’est réchauffée, mobilisant continuellement des millions de Catalans. L’apogée du processus de souveraineté a été un référendum d’autodétermination qui a eu lieu le 1er octobre 2017. Malgré le fait que des milliers de policiers ont été amenés de partout dans l’État pour matraquer les électeurs, il y a eu plus de deux millions de voix pour l’indépendance, avec une plus grande participation que dans beaucoup d’autres référendums légaux.

En conséquence, et malgré le fait que le gouvernement catalan a trahi la volonté populaire en proclamant l’indépendance pour la suspendre exactement huit secondes plus tard, l’État a emprisonné le gouvernement et a procédé à l’intervention dans l’autonomie catalane, un fait inédit depuis la Transition. Depuis lors, la répression est quotidienne, avec des épisodes tels que le récent emprisonnement de plusieurs activistes sociaux accusés de « terrorisme ».

La Montée et la chute de Podemos.

Nous avons caractérisé le PSOE comme une partie structurelle centrale du Régime monarchique. Dans les premières années de la crise, il y avait à sa gauche la coalition de Izquierda Unida (IU – Gauche Unie, basée sur l’ancien Parti Communiste Espagnol), qui était à son tour parfaitement intégrée au régime. Le célèbre groupe a l’initiative de Podemos étudiait alors l’incapacité de IU à accueillir la vague d’indignation, et il décidât de lancer le nouveau parti à couleur violette. Pour son lancement, Podemos a eu recours à l’assistance essentielle de la Gauche anticapitaliste, le parti « mandeliste » en Espagne.

Podemos a su accompagner la vague d’indignation sociale qui traversait le pays à cette époque et qui avait son origine dans le 15M, le Mouvement des Indignés, et ensuite les Mareas, les marées en défense des services publics. Avec un discours qui remettait en question ce qu’« ils appellent démocratie et ne l’est pas », Podemos incriminait tous les partis bourgeois de faire partie d’une « caste » et avançait une liste de propositions radicales. C’était toutefois un pari ouvertement électoraliste, limité à l’horizon institutionnel. La fièvre était de courte durée, le temps d’arriver aux limites imposées par le régime. De la dénonciation de la « caste », ils sont passé à se fixer comme objectif politique principal l’entrée en tant que ministres dans un gouvernement du PSOE. Iglesias, qui se vantait de « vivre comme les gens » dans des quartiers ouvriers, a emménagé dans un chalet exclusif de 600 000 euros. Les républicains d’antan sont passés à demander au Roi d’intercéder en leur faveur. De la défense d’un référendum concernant la Catalogne, ils sont passé à appeler à accepter l’emprisonnement des dirigeants du mouvement indépendantiste.

Chemin faisant, le parti perdait des branches, bien que toujours vers la droite. Le caractère hautain et arrogant des intellectuels du noyau dirigeant a transformé l’histoire de Podemos en un interminable bouleversement interne, en une vague interminable de démissions et de luttes résolues à coups de décrets. Les combats internes sont rarement marqués par des débats politiques de fond, mais plutôt par ce que l’on appelle communément le « combat pour les sièges ». Pratiquement aucune tendance progressiste ne s’est dégagée du processus, à l’exception de petits groupes. Malgré le virage brutal de Podemos, les Anticapitalistes, le groupe mandeliste qui a dissous son parti pour devenir une tendance interne, restent placidement établis en son sein, jouant son rôle de tampon à gauche pour freiner les ruptures, en échange de postes au sein de l’appareil du parti. Peu à peu, la formation violette est en train de perdre son soutien électoral, alors qu’en même temps le PSOE la récupère, un PSOE pour lequel Podemos a systématiquement fait campagne, en le traitant comme le « frère aîné » nécessaire pour former un « gouvernement progressiste ».

À la droite de Podemos, et comme l’aboutissement de sa crise interne, est apparu Más País, le parti d’Íñigo Errejón, ancien numéro deux de Pablo Iglesias. Más País 3apparaît avec le leitmotif de soutenir gratuitement le PSOE au gouvernement, se présentant comme la « gauche responsable », opposée à « l’intransigeance » d’Iglesias. C’est-à-dire, balayer les dernières objections que Podemos continue à soulever contre le Parti Socialiste. Le pari d’Errejón est un missile direct contre Podemos, en essayant de le liquider et de le réintégrer dans le PSOE, et de ce fait dans la « respectabilité totale » du régime.

Qu’il écrive ou non son dernier chapitre, Podemos, qui est né en se proclamant héritier politique du 15M, en a été son fossoyeur. Son bilan fondamental a été d’aider à réorienter l’indignation sociale vers les institutions. Ces institutions qui souffraient d’une grave crise de légitimité, et que Podemos a réussi à enjoliver. Le parti est passé de la mobilisation au bulletin de vote, d’« encercler le Congrès », à l’applaudir. Comme l’écrivait alors de manière perspicace son porte parole, qui s’étonnait de la réaction viscérale de secteurs de la droite lors de son entrée au Congrès des Députés : ce qui nuisait à l’institution n’était pas leur entrée, mais le fait « qu’il y avait tant de gens désillusionnés qui restaient dehors ».

La « gauche radicale »

Ce que nous pourrions qualifier de « gauche radicale » en Espagne a été composée depuis la Transition par de petits groupes. On aurait pu penser qu’après onze années de crise économique et d’instabilité institutionnelle, il y aurait eu un bond en avant dans son développement. Mais la vérité est à l’opposé : en général, c’est son intégration institutionnelle qui a avancé.

La gauche basque abertzale (patriote) et la catalane étaient au moins des organisations anti-régime, bien que nous ne pouvons pas les qualifier d’extrême gauche. Dans les moments les plus difficiles toutefois, elles ont répondu en s’alignant derrière le Régime. Au Pays Basque (Euskal Herria), après avoir mis fin définitivement au conflit armé qui a marqué la réalité pendant 40 ans, Bildu est devenu un gestionnaire efficace des institutions locales ou autonomiques et a redéfini sa stratégie autour de la recherche de l’alliance avec le Parti Nationaliste Basque, l’obséquieux représentant de la bourgeoisie basque. En Catalogne, la CUP 4 et les différents courants en son sein n’ont pas de responsabilités gouvernementales au delà de quelques mairies mineures, contrairement à Bildu. Entre-temps, ils ont été incapable de rompre politiquement avec la direction indépendantiste officielle, dont ils apparaissent comme l’aile gauche. Ils n’ont pas dénoncé que jxCAT et l’ERC, les partis au gouvernement de la Generalitat, ont trahi le référendum, l’objectif de ceux-ci n’étant autre que de forcer une négociation avec le régime. Et ils n’ont jamais dit clairement que l’autodétermination sera impossible avec la direction indépendantiste actuelle à la tête, vu que celle-ci ne veut pas d’insurrection populaire, ni rien qui l’éloigne des gouvernement de l’UE.

Comme nous l’avons déjà mentionné, Izquierda Anticapitalista, les membres espagnols du Secrétariat-Unifié – Quatrième Internationnale, héritier de la LCR historique, font structurellement partie de Podemos, sous la forme d’une tendance interne appelée Anticapitalisas. Pour cela, ils ont dissout leur parti et ils ont liquidé ainsi définitivement leur projet révolutionnaire. Ils gouvernent la ville de Cadiz en Andalousie, où rien ne les distingue de la gestion menée par d’autres mairies liées à Podemos. Quelques autres groupes plus petits se sont dissous dans Anticapitalistas ou dans la CUP, ou se sont subordonnés stratégiquement à eux.

En tant que Corriente Roja, nous avons réussi à surmonter avec succès le tsunami qu’a représenté le phénomène Podemos, mais nous continuons à être une organisation de taille très modeste, même si nous avons fait des progrès dans notre insertion dans la classe ouvrière. Aux élections de 2019, nous avons obtenus 9.812 votes. Nous avons avancé, mais notre capacité d’influencer politiquement la classe ouvrière et la jeunesse reste toujours très réduite.

Le « Syndicalisme alternatif »

Les années de pointe de la mobilisation de cette période étaient connues internationalement par l’explosion du 15M, mais il y avait aussi une autre série de mobilisations d’une grande pertinence. Nous parlons des grèves générales, où la pression de la base et le syndicalisme alternatif ont joué un rôle fondamental ; de la grève dans les mines et de la Marche Noire, qui ont reçu une intense solidarité alors que les mineurs se défendaient de façon tranchante contre la violence répressive des unités anti-émeute ; des Marches de la Dignité qui ont réuni des dizaines de milliers de gens à Madrid avec un programme axé sur le non-paiement de la dette et l’abrogation des réformes du travail ;. d’« Encercler le Congrès », ce qui pointait sur le cœur du système parlementaire du Régime ; des Marées blanches et vertes, en défense des soins de santé ou de l’éducation.

A la chaleur de ces mobilisations et des milliers de luttes contre les licenciements, les privatisations, etc., le rôle des CCOO et de l’UGT a été mis à nu.5 Leurs appareils font partie du Régime et en tant que tels, ils ont été balayés par le discrédit, perdant des milliers de délégués syndicaux. De ce fait, ils ne disposent actuellement ni en Galice ni en Euskal Herria d’une majorité syndicale, des régions où les syndicats d’orientation nationaliste les dépassent en implantation. Et ils n’en disposent pas non plus dans des secteurs importants tels que les transports. Le syndicat CGT,6 depuis des années d’allure anarchiste, a également bénéficié du discrédit de CCOO-UGT.

Il y a eu une large dispersion syndicale, composée de syndicats de territoire, de secteur ou même d’entreprise. En général, ces ruptures sont allé à gauche, à la recherche de positions plus engagées dans la lutte. Dans ce contexte s’est développé le syndicats des Commissions de Base (Co.bas) après une rupture anti-bureaucratique des CCOO. Et contrairement aux autres petits syndicats, Co.bas ne s’est pas autoproclamé, mais a plutôt avancé une orientation stratégique de regroupement syndical vers une Centrale Unique des Travailleurs, combative et avec démocratie ouvrière.

En tant que Corriente Roja, nous participons activement dans la promotion de Co.bas, à partir du respect de son autonomie et de sa pluralité, justement à cause du rôle qu’il peut jouer dans la réorganisation de la classe ouvrière et dans sa mobilisation. Co.bas est également un modeste syndicat qui, grâce à une proposition syndicale combative et démocratique, a réussi une implantation dans des secteurs du travail à Madrid, en Catalogne, aux Canaries et en Andalousie, ainsi qu’actuellement en Aragon, après sa récente fusion avec la Intersindical, un syndicat implanté dans d’importantes entreprises métallurgiques de la région.

Nous savons que le politique et le syndical sont imbriqués l’un dans l’autre, mais ne sont pas la même chose, loin de là. Nous savons aussi que la mobilisation et l’organisation de la classe ouvrière sont l’ingrédient principal de la Révolution. Il existe en Espagne un riche processus, encore moléculaire, de réorganisation de la classe ouvrière. Aider à reconstruire un syndicalisme combatif, démocratique et unitaire, capable de résister à la bureaucratie syndicale, cela peut jouer un rôle décisif. Surtout dans un contexte où les nuées d’une nouvelle récession économique annoncent de nouvelles convulsions, alors que le régime est secoué par le conflit catalan et se fissure de plus en plus, et que Podemos, du fait de son déclin, ne pourra déjà plus jouer le rôle de frein qu’il a joué dans le passé immédiat.

1 « Atado y bien atado » – l’expression fut utilisé par le dictateur Franco pour décrire comment il avait laissé les choses bien en ordre après avoir désigné en juillet 1969 Juan Carlos comme Prince héritier.

2 Ce terme indique la réorganisation du régime après la mort de Franco en 1975, moyennant le pacte entre, d’une part, l’appareil d’État franquiste, le pouvoir économique et l’Eglise, et d’autre part, l’opposition démocratique (le parti communiste, le parti socialiste et les représentants des bourgeoisies périphériques.) (NdT)

3 Littéralement « davantage de pays »

4 Candidatures d’Unitat Popular – Candidatures d’Unité Populaire, une coalition politique de la gauche indépendantiste catalane, créée en décembre 1986. (NdT)

5 Les Comisiones Obreras furent organisées dans les années 1960, surtout par le Parti communiste espagnol, pour s’opposer aux syndicats verticalistes de Franco. Depuis les années 1970, elles sont le premier syndicat en Espagne. La Union General de los Trabajadores est l’organisation historique des travailleurs liée au PSOE. (NdT)

6 La Confederación General del Trabajo est une scission de la CNT, le syndicat historique anarchosyndicaliste, redevenu légal après la mort de Franco.La CGT est la troisième force syndical espagnole (NdT)

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