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Stop à la surcharge de travail et aux salaires de misère ! Lutte unitaire pour de meilleures conditions de travail !

Le gouvernement parle de relance économique et d’amélioration de la situation, mais pour qui ? Certainement pas pour nous, les travailleurs, comme le montrent les récentes annonces de licenciements massifs et l’augmentation des prix de l’énergie. Cela c’est encore aggravé avec la pandémie, en particulier chez bpost. Avec le Covid-19, le commerce en ligne à connu une évolution spectaculaire, c’est-à-dire plus de bénéficeS pour les actionnaires, mais plus de travail pour les travailleurs.

Malgré la multiplication par 2 du nombre de colis, la direction de bpost n’a pas engagé massivement pour soulager la charge de travail.  Bien au contraire ? ils économisent de l’argent en créant différents types de catégories de travailleurs qui ne reçoivent pas le même salaire ? ni le même nombre de jours de congés  alors qu’ils font le même travail ! il y a les salaires barémiques, qui vont évoluer, et les salaires qui vont avec les nouveaux CDI qui n’augmenteront pas alors que les prix n’arrêtent pas d’augmenter.

La situation des intérimaires est vraiment misérable. On embauche des travailleurs « de seconde catégorie » pour le même travail. On crée la division. Et certains intérimaires ont plus de 2 ans d’ancienneté sans aucune perspective de CDI.

Quand il faut faire face à un afflux de colis, comme pour le Black Friday ou les fêtes, bpost transforme les contrats des intérimaires en CDD, pour faire bonne figure, mais uniquement durant cette période. Après, ils redeviennent intérimaires.

Un autre point reste d’actualité : le Covid-19. Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le gouvernement, avec la fausse illusion de sécurité que donne le Covid Safe Ticket, la pandémie n’est pas derrière nous. Il faut continuer à respecter les mesures de sécurité : l’hygiène des mains, la distanciation et le port du masque. En outre, il faut assurer l’accès gratuit à des tests systématiques, et un salaire garanti à 100 % en cas de quarantaine. Il faut promouvoir la vaccination de tous, sauf en cas de contre-indication médicale. Toutes ces mesures doivent être discutées, définies et contrôlées par les travailleurs et leurs syndicats dans des comités de surveillance.

Ceci dit, voyons maintenant ce que font les trois syndicats. Pour faire bref, ils jouent un rôle néfaste et honteux. Néfaste, car ils collaborent avec les patrons de bpost, ils ne défendent pas les travailleurs, et encore moins les intérimaires ! D’ailleurs, ce n’est que quand tu reçois ton CDI que tu les intéresses : ils viennent alors t’affilier.

Ensuite, ce qui est honteux, c’est qu’ils profitent de leur privilège de travailler moins, sans pour autant faire leur travail syndical de dénonciation des conditions de travail pénibles et sans organiser la lutte pour améliorer la situation. Cette absence d’action permet à la direction d’écraser les travailleurs sous une charge de travail insoutenable.

Il n’y a pas que chez bpost que les conditions de travail sont dramatiques et détruisent la santé des employés et des ouvriers. Partout les patrons nous exploitent toujours plus, nous « pressent comme des citrons », pour garantir les bénéfices des actionnaires et justifier leurs salaires exorbitants. Chez Lidl,  la surcharge de travail est telle que les travailleurs ont fait grève.

Nous pensons que, pour améliorer les conditions de travail chez bpost, il faut s’organiser pour lutter et, pour cela, il faut que les syndicats soient combatifs. Sinon, ils ne servent qu’à calmer les travailleurs. La question se pose donc : comment s’organiser entre collègues ? Déjà dans un centre et, ensuite, dans plusieurs ? Car, ensemble, agents de tri, chauffeurs, facteurs, guichetiers, agents d’entretien, il y aurait moyen de paralyser tout bpost et de forcer ainsi la direction à négocier de véritables améliorations des conditions de travail. En effet, bpost ne fonctionne pas sans ses travailleurs.

La seule solution c’est donc de s’organiser pour mettre la pression. C’est, par exemple,  se réunir pour discuter ensemble de la situation et organiser des actions, peu importe l’étiquette syndicale, peu importe que l’on soit affilié ou non à un syndicat. Et il faudra effectivement mener la discussion sur un sentiment légitime : « à quoi bon cotiser à une organisation syndicale qui, concrètement, ne défend pas les travailleurs et les empêche de lutter ? ». Mais, surtout, il faudra le faire ensemble, en cherchant la plus grande unité possible, car il s’agit de ne pas être divisés pour faire face à la direction de bpost.

Stop aux salaires misérables chez bpost !
Augmentation des salaires, maintenant !

Fin des salaires non barémiques ! CDI pour tous !

Engagement de personnel pour alléger la surcharge de travail.

Les directions syndicales doivent choisir leur camp : défendre les revendications des travailleurs, au lieu de défendre la direction de bpost !