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Les travailleurs du CPAS et de la Commune de Saint-Gilles en lutte pour de meilleures conditions de travail, des chèques repas et une hausse des salaires !

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L’année passée, les travailleurs, dont de nombreuses puéricultrices, ont signé une pétition pour obtenir des chèques repas. Il faut savoir que seules 6 communes bruxelloises n’accordent pas cet avantage. La délégation syndicale CGSP a soutenu cette revendication et a organisé de nombreuses assemblées du personnel pour que les travailleurs décident des actions qu’ils voulaient mener. Un arrêt de travail important en juin 2018 rappelait à la commune que « nos salaire sont trop bas, on veut des chèques repas ». Mais la commune renvoie alors la balle à la région, et faisait traîner les choses.
De nouvelles assemblées et actions ont eu lieu dans le cadre de la campagne régionale des syndicats pour une augmentation de 10% des salaires, et les travailleuses et travailleurs de Saint-Gilles maintiennent cette exigence. Face à la mobilisation permanente, notamment l’assemblée du 23 janvier 2019 avec 90 participants, la commune est plus explicite en négociation et annonce que c’est bien inscrit au budget de l’année 2019, mais sans donner de détails.
Lors de la journée de grève organisée ce 25 avril pour dénoncer les bas salaires, la direction n’a pas hésité à forcer un piquet syndical, bousculant violemment des délégués. Une preuve de plus qu’une commune dirigée par le PS n’est en rien progressiste mais, au contraire, attaque les droits syndicaux de base, comme celui d’organiser un piquet de grève, et se range dans le camp des patrons avec leur fameux « droit de travailler », sacro-sainte liberté individuelle qui permet de casser tout mouvement de grève.
Il faudra donc maintenir la pression pour que les chèques repas soient vraiment un avantage, et pas une mesure qui au final ne rapporte rien aux travailleurs, ou qui soit l’excuse utilisée par la commune pour aller couper dans d’autres budgets. C’est aux assemblées du personnel de décider de la suite de la lutte et c’est ce qui est fondamental dans cette lutte pour obtenir des chèques repas : elle est décidée par la base, par les travailleurs eux-mêmes et non par les hautes instances syndicales.

Soutien total aux revendications décidées par la base !
« On veut quoi ? Des chèques repas ! Pour qui ? Pour tous ! »

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