{"id":70268,"date":"2006-04-28T00:00:00","date_gmt":"2006-04-28T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/litci.org\/fr\/2006\/04\/28\/18\/"},"modified":"2006-04-28T00:00:00","modified_gmt":"2006-04-28T00:00:00","slug":"18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litci.org\/fr\/18\/","title":{"rendered":"Sans-papiers (dossier)"},"content":{"rendered":"<p> <\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\"><strong>Quelles perspectives pour la lutte des travailleurs sans papiers ?<\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Depuis la victoire partielle de la de la lutte de Saint-Boniface, gr&acirc;ce &agrave; la pression du mouvement au niveau national, les &laquo; sans-papiers &raquo; sortent de plus en plus nombreux, tant pour occuper que pour manifester. Presse Internationale propose de faire un petit retour en arri&egrave;re sur le mouvement des sans-papiers ainsi que de proposer quelques pistes pour la discussion au sein du mouvement.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\"><strong>Une politique criminelle au service du patronat<\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Un &laquo; sans-papiers &raquo; est d&#39;abord un travailleur qui fuit son pays d&#39;origine, pour des raisons soit &eacute;conomiques, soit politiques. La situation de guerre et de mis&egrave;re dans laquelle est plong&eacute; son pays d&#39;origine est la cons&eacute;quence directe d&#39;une colonisation au service des diff&eacute;rentes entreprises imp&eacute;rialistes. Et quand ce travailleur arrive dans nos pays, les diff&eacute;rents gouvernements refusent de lui donner les droits minimums pour vivre, tel que le droit au travail et &agrave; la protection sociale ainsi que le droit &agrave; l&#39;&eacute;ducation et &agrave; la formation. Ils d&eacute;clenchent ensuite une f&eacute;roce r&eacute;pression pour garantir &agrave; tout prix que ce travailleur devenu &laquo; clandestin &raquo; accepte sans broncher des conditions de travail scandaleuses ! Le patronat profite grassement du statut d&#39;ill&eacute;galit&eacute; et c&#39;est ainsi que plus de 20% de notre &eacute;conomie fonctionne sur le travail &laquo; en noir &raquo;, principalement assur&eacute; par des travailleurs sans papiers. Cette brutalit&eacute; a tristement &eacute;t&eacute; illustr&eacute;e le 8 mai dernier. Un travailleur moldave, qui avait fuit son pays pour ne pas devoir aller se battre en Tch&eacute;tch&eacute;nie, a eu un accident de travail. Son patron s&#39;est d&eacute;barrass&eacute; de lui dans un parc &agrave; Alost. Faute de soins ad&eacute;quats, il passera le restant de ses jours paralys&eacute; dans une chaise roulante. Et le patron ? Il n&#39;a m&ecirc;me pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Pour noircir le tableau, la bourgeoisie belge, par l&#39;interm&eacute;diaire de son ministre de l&#39;int&eacute;rieur entend bien durcir encore plus les conditions d&#39;acc&egrave;s au pays. Une importante r&eacute;forme propos&eacute;e par Dewael r&eacute;duit les possibilit&eacute;s de r&eacute;gularisation et annonce un durcissement de la r&eacute;pression. En fait le gouvernement violet ne fait qu&#39;appliquer les directives europ&eacute;ennes sur l&#39;uniformisation des politiques d&#39;immigrations. Les deux volets principaux de cette politique sont la gestion du flux de main-d&#39;ouvre selon les p&eacute;nuries conjoncturelles et la fermeture totale des fronti&egrave;res, avec bien s&ucirc;r un dispositif de r&eacute;pression ad&eacute;quat, bref, la mat&eacute;rialisation de l&#39;Europe forteresse.<br \/>\n\t&nbsp;<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\"><strong>UDEP ou l&#39;organisation des travailleurs sans papiers<\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Contre cette politique, des occupations et des manifestations ont eu lieu depuis des ann&eacute;es en Belgique. Elles &eacute;taient souvent des r&eacute;ponses ponctuelles &agrave; la politique criminelle d&#39;emprisonnement et d&#39;expulsion dont les sans-papiers font les frais : cette r&eacute;pression indispensable pour les rendre dociles. En septembre 1998, une jeune nig&eacute;riane, S&eacute;mira Adamu, a &eacute;t&eacute; assassin&eacute;e lors de son expulsion. Le mouvement d&#39;indignation s&#39;est vu renforc&eacute; et &agrave; m&ecirc;me fait du remous au gouvernement, alors arc-en-ciel (PS, Ecolos et Lib&eacute;raux). Des politiciens indign&eacute;s ? Apparemment plut&ocirc;t g&ecirc;n&eacute; de cet &eacute;talement sur la place publique de leur pratiques criminelles. En octobre de cette ann&eacute;e, des &laquo; sans-papiers &raquo; occupent l&#39;&eacute;glise du B&eacute;guinage et y resteront pendant deux ans. Cette lutte a finalement su imposer des r&eacute;gularisations. Le 22 d&eacute;cembre 1999, une loi est vot&eacute;e qui organisera la premi&egrave;re op&eacute;ration de r&eacute;gularisation depuis celle de 1974. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">LaCIRE (Coordination et Initiatives pour et avec les R&eacute;fugi&eacute;s et &Eacute;trangers) s&#39;occupe depuis 1954 de cette probl&eacute;matique. Toutefois, son principal souci a toujours &eacute;t&eacute; d&#39;encadrer le mouvement de solidarit&eacute; envers les sans-papiers et d&#39;&eacute;viter qu&#39;ils ne franchissent les limites de la sacro-sainte &laquo; d&eacute;mocratie &raquo;. Elle s&#39;oppose syst&eacute;matiquement aux mobilisations, pr&eacute;f&eacute;rant &laquo; un agenda politique &agrave; long terme &raquo; qui &eacute;vite soigneusement d&#39;affronter ouvertement le gouvernement. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Le 6 juin 2003, quatorze Iraniens en fin de proc&eacute;dure d&#39;asile, et apr&egrave;s l&#39;&eacute;chec de tous les recours l&eacute;gaux, s&#39;installent dans l&#39;&eacute;glise des Minimes, au centre de Bruxelles, o&ugrave; ils entament une gr&egrave;ve de la faim. Le 27 juillet 2003, environ 300 Afghans, hommes, femmes et enfants, occupent l&#39;&eacute;glise Sainte-Croix &agrave; Ixelles et y entament aussi une gr&egrave;ve de la faim. Fin ao&ucirc;t 2003, 17 Iraniens occupent un local au Petit Ch&acirc;teau. Toutes ces luttes requi&egrave;rent une organisation bien plus combative.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">L&#39;&eacute;t&eacute; 2004 se constitue &agrave; Li&egrave;ge l&#39;Union de D&eacute;fense des Sans-Papiers &#8211; UDEP, qui affirme rapidement (en moins d&#39;un an !) son caract&egrave;re national. Elle s&#39;inscrit dans la tradition de lutte des camarades fran&ccedil;ais de la Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP) et part d&#39;une revendication cruciale : la r&eacute;gularisation de TOUS les sans-papiers. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Petit &agrave; petit, l&#39;UDEP a organis&eacute; des rassemblements puis, avec l&#39;aide des Comit&eacute;s de Soutien (voir cadre), de grandes mobilisations, accumulant des forces et de la sympathie dans la population belge. Elle a su vaincre le principal obstacle sur lequel butaient les collectifs de belge d&#39;aide aux &laquo; sans-papiers &raquo; : r&eacute;unir les sans-papiers. En effet, le travailleur sans papiers est constamment r&eacute;prim&eacute; et se replie dans la clandestinit&eacute;, restant avec ses compatriotes, avec sa communaut&eacute;. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">L&#39;UDEP a su montrer &agrave; tous les &laquo; clandestins &raquo;, qu&#39;ils &eacute;taient des travailleurs comme la majorit&eacute; des belges, quel que soit leur pays d&#39;origine, qu&#39;ils contribuaient &agrave; l&#39;&eacute;conomie et qu&#39;ils avaient le droit de s&#39;organiser et de revendiquer de meilleures conditions de vie. En un mot, l&#39;UDEP &agrave; su vaincre le principal obstacle savamment entretenu par le gouvernement : la peur. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Actuellement nous assistons &agrave; une explosion des luttes. Partout des &laquo; sans-papiers &raquo; sortent de la clandestinit&eacute; et revendiquent leur droit &agrave; l&#39;existence. De nombreuses &eacute;glises (plus de 13) et des b&acirc;timents publics sont occup&eacute;s. Les occupants exigent leur r&eacute;gularisation, ils exigent de pouvoir vivre et travailler normalement afin de pouvoir b&acirc;tir un avenir pour eux et leurs enfants. Mais ils exigent &eacute;galement une am&eacute;lioration g&eacute;n&eacute;rale de la situation pour tous les sans-papiers. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">&laquo; Je ne sais pas si nous gagnerons ce combat. Si je marche aujourd&#39;hui, c&#39;est pour lui &raquo; dit une femme en d&eacute;signant son enfant lors de la manifestation contre le projet de r&eacute;forme de Dewael.1 Nous les avons tous et toutes cette pr&eacute;occupation sur les possibilit&eacute;s de victoires du mouvement, et personne ne peu garantir quoi que ce soit car la lutte des classes ne se programme pas comme une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre. Nous pouvons toutefois apprendre de ces luttes et nous pr&eacute;parer au combat.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Tout d&#39;abord il est indispensable de renforcer le mouvement et surtout l&#39;organisme principal de lutte, l&#39;UDEP. L&#39;organisation ayant une dimension nationale, elle doit accro&icirc;tre sa centralisation en convoquant r&eacute;guli&egrave;rement des assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales et y approfondir les discussions politiques, principalement sur les strat&eacute;gies du mouvement. Il est fondamental aussi de combattre la surexploitation des travailleurs sans papiers au niveau europ&eacute;en et international. Dans ce sens la venue des camarades fran&ccedil;ais et espagnol lors de la grande manifestation du 25 f&eacute;vrier est un pas important. D&#39;autre part, l&#39;appel international pour le Premier mai ne peut que renforcer l&#39;organisation du mouvement au-del&agrave; des fronti&egrave;res.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">1 Le Soir 22\/04\/06<br \/>\n\t&nbsp;<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\"><strong>Avoir confiance dans le gouvernement ou dans nos propres mobilisations ?<\/strong><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Ce qui surprend de prime abord les travailleurs &eacute;trangers qui arrivent en Belgique, c&#39;est le foss&eacute; qu&#39;il existe entre le discours sur &laquo; l&#39;&eacute;tat de droit &raquo; et &laquo; la d&eacute;mocratie &raquo;, et la brutale r&eacute;pression &agrave; laquelle ils doivent faire face. Pour eux, c&#39;est clair et net : la Belgique n&#39;est d&eacute;mocratique que dans ses discours et est en pratique un &eacute;tat policier. Ils ont parfaitement raison ! Du point de vue marxiste, les Etats sont des d&eacute;mocraties pour la bourgeoisie et des dictatures contre les travailleurs. Il est significatif que c&#39;est le secteur le plus exploit&eacute; de notre classe qui le d&eacute;couvre en premier lieu. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Mais alors, si c&#39;est si &eacute;vident, pourquoi le mouvement des sans-papiers persiste-t-il &agrave; n&eacute;gocier, voir &agrave; sceller des alliances avec des repr&eacute;sentants de cette dictature du profit ? Pourquoi ne compte-t-il pas sur ses propres forces ainsi que sur celles du mouvement ouvrier &laquo; avec papiers &raquo; pour mettre en &eacute;chec les plans du patronat d&eacute;fendu par le gouvernement ?<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Une r&eacute;ponse nous vient des exp&eacute;riences de la lutte. Prenons l&#39;exemple du CIRE qui &agrave; mainte reprise a promis des r&eacute;gularisations aux sans-papiers. Le CIRE ne se pr&eacute;sente pas ouvertement comme ce qu&#39;elle est : un organisme cr&eacute;&eacute; et financ&eacute; par le gouvernement. Beaucoup de &laquo; sans-papiers &raquo; lui font confiance parce qu&#39;ils ne veulent ni ne peuvent n&eacute;gliger aucun alli&eacute;. Ce n&#39;est que plus tard, quand il s&#39;av&egrave;re que le CIRE refuse d&#39;&eacute;tendre la lutte et d&#39;accompagner les revendications du mouvement, lorsqu&#39;elle appelle les associations et les syndicats &agrave; boycotter la marche du 25&nbsp; f&eacute;vrier, que son caract&egrave;re pro-gouvernemental&nbsp; appara&icirc;t clairement aux yeux de tous. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Le danger de confusion est d&#39;autant plus grand que nous ne pouvons pas n&eacute;gliger les diff&eacute;rentes tactiques du mouvement, comme une proposition de loi, ou d&#39;autres propositions r&eacute;formistes, mais n&eacute;anmoins progressistes. Il peut m&ecirc;me &ecirc;tre utile de faire des accords tactiques avec certains parlementaires&nbsp; pour profiter des divergences d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts dans des secteurs de la bourgeoisie et de leurs partis.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Mais le mouvement et surtout l&#39;UDEP, ne doivent avoir aucune illusion sur le caract&egrave;re de ces &laquo; alli&eacute;s &raquo;. Ils doivent se rappeler que la r&eacute;ponse des gouvernements, face aux luttes des peuples et des travailleurs, fut toujours la m&ecirc;me : resserrer les rangs et envoyer leur police et leur arm&eacute;e pour d&eacute;fendre la domination bourgeoise. Un parlementaire peut s&#39;afficher comme &laquo; progressiste &raquo; mais il ne d&eacute;fendra pas la lutte contre son propre parti et il ne mettra pas en cause le gouvernement dans lequel son parti participe. Le &laquo; socialiste &raquo; Boukouna peut bien venir saluer les occupants d&#39;une &eacute;glise, mais il&nbsp; s&#39;est docilement lev&eacute; pour voter &agrave; la chambre, en chour avec son parti, contre une motion progressiste pour le mouvement. Zo&eacute; Genot (Ecolo), a fait de m&ecirc;me &agrave; l&#39;&eacute;poque o&ugrave; son parti &eacute;tait dans la majorit&eacute;. Sous l&#39;injonction du cabinet dirig&eacute; par Isabelle Durant, elle a retir&eacute; sa question parlementaire sur les politiques d&#39;expulsions, adress&eacute;e au ministre de l&#39;int&eacute;rieur. C&#39;est d&#39;ailleurs le gouvernement arc-en-ciel qui a inaugur&eacute; les vols charters pour des ces expulsions collectives, plus s&ucirc;res et moins co&ucirc;teuses. Enfin, ce sont ces partis qui portent la responsabilit&eacute; des 15.000 expulsions qui ont eu lieu en 1998, dont celle tristement c&eacute;l&egrave;bre du 24 septembre, o&ugrave; apr&egrave;s 11 tentatives d&#39;expulsions, l&#39;Etat n&#39;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; ordonn&eacute; &agrave; ses sbires d&#39;utiliser les m&eacute;thodes les plus brutales, qui furent fatales &agrave; S&eacute;mira Adamu. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">Isabelle Durant peut bien se d&eacute;clarer &laquo; solidaire &raquo; avec les occupants de Saint-Boniface, mais elle se garde de se prononcer sur des questions trop g&ecirc;nantes concernant la lib&eacute;ration de nos camarades de lutte, rafl&eacute;s lors de cette occupation. Ainsi, m&ecirc;me dans l&#39;opposition, les partis ou les parlementaires dits &laquo; progressistes &raquo; se retranchent derri&egrave;re la loi et acceptent et cautionnent finalement, par leur silence, les pratiquent barbares du gouvernement. <\/font><\/p>\n<p align=\"justify\">\n\t<font face=\"Georgia\" size=\"2\">D&eacute;cid&eacute;ment, pour obtenir la lib&eacute;ration des sans-papiers et de leurs enfants emprisonn&eacute;s, la suppression des centres fermer ainsi que l&#39;arr&ecirc;t des expulsions et une r&eacute;gularisation pour tous, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces.<br \/>\n\t<\/font><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelles perspectives pour la lutte des travailleurs sans papiers ? Depuis la victoire partielle de la de la lutte de Saint-Boniface, gr&acirc;ce &agrave; la pression du mouvement au niveau national, les &laquo; sans-papiers &raquo; sortent de plus en plus nombreux, tant pour occuper que pour manifester. 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