{"id":395,"date":"2014-02-22T00:00:00","date_gmt":"2014-02-22T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/litci.org\/fr\/2014\/02\/22\/lutte-au-venezuela\/"},"modified":"2014-02-22T00:00:00","modified_gmt":"2014-02-22T00:00:00","slug":"lutte-au-venezuela","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litci.org\/fr\/lutte-au-venezuela\/","title":{"rendered":"Lutte au Venezuela"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<meta content=\"text\/html; charset=utf-8\" equiv=\"Content-Type\" \/> <title>Europe<\/title><\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" align=\"left\" alt=\"\" border=\"0\" height=\"173\" hspace=\"6\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.litci.org\/fr\/images\/image\/Venezuela\/20140222_venezuela01-1.jpg?resize=240%2C173\" vspace=\"4\" width=\"240\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><u><strong><br \/>\n\tVenezuela r&eacute;v&egrave;le la crise des gouvernements populistes et de Front populaire<br \/>\n\t<\/strong><\/u><\/span><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tLe 18 f&eacute;vrier dernier, apr&egrave;s plusieurs jours de manifestations men&eacute;e par l&#39;opposition et d&#39;affrontements sanglants avec les forces de l&#39;ordre et les groupes paramilitaires du gouvernement, Leopoldo Lopez, un dirigeant de l&#39;opposition, fut arr&ecirc;t&eacute; quand il s&#39;est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la police, accus&eacute; &laquo; d&#39;incitation &agrave; la violence &raquo; contre le gouvernement de Nicol&aacute;s Maduro.<br \/>\n\tIl s&#39;agit d&#39;un nouvel &eacute;v&eacute;nement qui exprime la profonde crise du pays, gouvern&eacute; depuis 1999 par le r&eacute;gime cr&eacute;&eacute; par Hugo Chavez (et dirig&eacute;, apr&egrave;s sa mort en 2012, par Nicol&aacute;s Maduro).<br \/>\n\tToutefois, ce qui se passe au Venezuela ne tombe pas du ciel &agrave; l&#39;improviste. Cela survient dans un contexte de crise &eacute;conomique et politique de plusieurs gouvernements latino-am&eacute;ricains de Front populaire (dirig&eacute;s par des partis ouvriers et de gauche, en alliance avec des partis bourgeois) ou populistes (dirig&eacute;s par des partis bourgeois avec un grand soutien populaire). Ces crises touchent actuellement les gouvernements d&#39;Evo Morales en Bolivie, de Cristina Kirchner en Argentine, de Nicol&aacute;s Maduro au Venezuela et, dans une moindre mesure, de Dilma Rousseff au Br&eacute;sil. Il n&#39;y a que le gouvernement de Rafael Correa en Equateur qui reste plus solide.<br \/>\n\tCes gouvernements &eacute;taient une r&eacute;ponse des bourgeoisies nationales aux processus r&eacute;volutionnaires qui ont secou&eacute; le sous-continent &agrave; la fin du 20&egrave;me si&egrave;cle et au d&eacute;but du 21&egrave;me (l&#39;Equateur, l&#39;Argentine, le Bolivie et le Venezuela). La bourgeoisie fit appel &agrave; ce type de gouvernement pour maintenir sous contr&ocirc;le la situation du syst&egrave;me bourgeois, que l&#39;ancien pr&eacute;sident argentin, Eduardo Duhalde, d&eacute;finissait en 2002 par ces mots : &laquo; Nous nous trouvons au bord de l&#39;ab&icirc;me, et derri&egrave;re nous, la for&ecirc;t est en flammes. &raquo;<br \/>\n\tCes gouvernements eurent deux &eacute;l&eacute;ments en leur faveur. Tout d&#39;abord, il y avait une situation &eacute;conomique mondiale en croissance (2002-2007), suivie par un impact plut&ocirc;t faible de la crise &eacute;conomique mondiale (ouverte en 2007) gr&acirc;ce aux prix avantageux des mati&egrave;res premi&egrave;res. Deuxi&egrave;mement, en l&#39;absence d&#39;une alternative ouvri&egrave;re et socialiste, ces gouvernements apparaissaient devant les masses comme &laquo; leur gouvernement &raquo;, qui faisait face &agrave; l&#39;imp&eacute;rialisme et octroyait des avantages sociaux.<br \/>\n\tCependant, malgr&eacute; leur langage de &laquo; gauche &raquo; &ndash; le chavisme s&#39;octroyait le titre de &laquo; socialisme du 21&egrave;me si&egrave;cle &raquo; &ndash;, ceux-ci ont &agrave; peine pris quelques mesures partielles telles que l&#39;expropriation de l&#39;une ou l&#39;autre entreprise &eacute;trang&egrave;re et des mesures palliatives visant &agrave; r&eacute;duire la pauvret&eacute; (les allocations de ch&ocirc;mage en Argentine, le panier du m&eacute;nage au Br&eacute;sil, les Missions au Venezuela). En revanche, ils ont non seulement laiss&eacute; intactes les bases capitalistes de la domination imp&eacute;rialiste semi-coloniale, mais ils les ont approfondies.<br \/>\n\tLa politique &eacute;conomique chaviste a exacerb&eacute; et a aggrav&eacute; la crise actuelle, car elle a non seulement omis de mettre fin au caract&egrave;re semi-colonial du pays, mais elle a aussi dilapid&eacute; des dizaines de milliards de dollars de rente p&eacute;troli&egrave;re disponible dans le pays, pour satisfaire une bourgeoisie renti&egrave;re et parasitaire.<br \/>\n\tAujourd&#39;hui, la f&ecirc;te touche &agrave; sa fin et la crise &eacute;conomique mondiale s&#39;abat avec toute sa force : la baisse des prix des mati&egrave;res premi&egrave;res et le d&eacute;clin du flux des investissements &ndash; &agrave; cause du changement de la politique financi&egrave;re des Etats-Unis &ndash; se manifestent dans la fuite des capitaux, la crise mon&eacute;taire et une inflation galopante. Parall&egrave;lement &agrave; cela, d&#39;une part, les luttes se d&eacute;veloppent, ainsi que la rupture de secteurs importants de la base ouvri&egrave;re et populaire qui soutenaient autrefois le gouvernement. D&#39;autre part, la r&eacute;pression des gouvernements s&#39;accentue.<br \/>\n\tEn outre, comme l&#39;ont soulign&eacute; les camarades de l&#39;Union Socialiste des Travailleurs (UST, section v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lienne de la LIT-QI) dans leur article reproduit ci-dessous, il n&#39;y a aucun coup d&#39;Etat. L&#39;imp&eacute;rialisme &eacute;tasunien mise sur l&#39;usure des gouvernements pour les vaincre dans les &eacute;lections, en Argentine comme au Venezuela ; il n&#39;envisage pas de putsch pour le moment (tandis que Maduro parlait d&#39;un &laquo; complot &raquo; et expulsait trois diplomates de ce pays).<br \/>\n\tTous ces gouvernements (Maduro, Cristina, Correa, Evo et Dilma) se soutiennent mutuellement pour faire face aux protestations. Ils utilisent le m&ecirc;me argument du &laquo; putsch &raquo; pour justifier la crise et condamner ces protestations. Tous &ndash; et le Mercosur en bloc &ndash; ont manifest&eacute; leur soutien &agrave; Maduro et d&eacute;nonc&eacute; les manifestations comme un &laquo; coup d&#39;Etat &raquo;.<br \/>\n\tC&#39;est une preuve historique de plus du fait que les bourgeoisies nationales &ndash; en d&eacute;pit de leur &laquo; discours &raquo; de gauche &ndash; ne sont pas en mesure de briser les cha&icirc;nes semi-coloniales, ni de sortir le continent de la pauvret&eacute;. C&#39;est une t&acirc;che que seule une v&eacute;ritable r&eacute;volution ouvri&egrave;reet socialiste peut accomplir.<\/p>\n<p>\n\t<u><br \/>\n\tVoici un article publi&eacute; r&eacute;cemment par l&#39;UST &agrave; propos de la situation dans le pays.<br \/>\n\t<\/u><\/p>\n<p>\n\t<strong>Face aux &eacute;v&eacute;nements du 12 f&eacute;vrier :<\/strong><br \/>\n\tNous, les travailleurs, nous avons besoin d&#39;une issue ind&eacute;pendante<br \/>\n\tLe Bureau de la Table de l&#39;Unit&eacute; D&eacute;mocratique (Mesa de la Unidad Democr&aacute;tica, MUD) a appel&eacute; &agrave; des manifestations dans plusieurs villes, sous le mot d&#39;ordre &laquo; Une issue maintenant ! La rue triomphe ! &raquo;, avec la participation d&#39;&eacute;tudiants et de secteurs populaires. Dans ce contexte, suite aux affrontements entre les manifestants et les organismes de r&eacute;pression de l&#39;Etat, y compris &ndash; selon des d&eacute;nonciations &ndash; des organisations paramilitaires, il y a eu trois morts, 69 bless&eacute;s et autant de d&eacute;tenus, dont un grand nombre d&#39;&eacute;tudiants.<br \/>\n\tNous, les socialistes de l&#39;UST, nous n&#39;avons pas soutenu cet appel et nous avons appel&eacute; &agrave; ne pas aller aux manifestations de ces partis bourgeois, car leurs mots d&#39;ordre et leurs objectifs ne sont pas ceux de la classe ouvri&egrave;re, mais bien une man&oelig;uvre, bas&eacute; sur le m&eacute;contentement populaire, pour mener leur propre plan d&#39;ajustement contre le peuple et en faveur des patrons et des multinationales.<br \/>\n\tEn tant qu&#39;UST, nous rejetons la r&eacute;pression violente contre ceux qui se mobilisent et manifestent. La classe ouvri&egrave;re et les secteurs populaires sont eux-m&ecirc;mes victimes de cette escalade r&eacute;pressive, qui a emprisonn&eacute;, il y a quelques jours, 10 travailleurs et dirigeants de l&#39;industrie p&eacute;troli&egrave;re pour avoir exig&eacute; une convention collective d&eacute;cente. Les travailleurs de Toyota Cumana durent supporter la pression de la Garde nationale bolivarienne quand ils organis&egrave;rent un rassemblement dans l&#39;usine, de m&ecirc;me avec la gr&egrave;ve prolong&eacute;e chez Sidor ; et des travailleurs de CIVETCHI sont toujours en prison &agrave; Carabobo. On criminalise les protestations.<br \/>\n\tNous, socialistes, nous d&eacute;fendons cet acquis qu&#39;est le droit d&eacute;mocratique des travailleurs, des &eacute;tudiants, des paysans et d&#39;autres secteurs populaires de manifester et de protester. Nous exigeons donc la lib&eacute;ration imm&eacute;diate de toutes les personnes d&eacute;tenues pour avoir protest&eacute;.<br \/>\n\tNous exigeons, en outre, une enqu&ecirc;te sur les assassinats et sur tous les actes de violence et de r&eacute;pression, pour que justice soit faite. En ce sens, nous proposons la cr&eacute;ation d&#39;une Commission d&#39;enqu&ecirc;te ind&eacute;pendante, form&eacute;e par les organisations des droits de l&#39;homme et les organisations ouvri&egrave;res et populaires, afin de contr&ocirc;ler que l&#39;enqu&ecirc;te qui serait faite par les instances judiciaires soit impartiale, objective et transparente aux yeux de tous.<br \/>\n\tLe gouvernement de Nicol&aacute;s Maduro s&#39;est &eacute;rig&eacute; contre les manifestations, les accusant de &laquo; fascistes &raquo; et proclamant &laquo; qu&#39;un putsch serait en marche &raquo; comme en 2002-2003, pour justifier la r&eacute;pression. Nous, l&#39;UST, nous ne voyons actuellement aucune possibilit&eacute; de putsch. Les anciennes tentatives de putsch de la bourgeoisie et de l&#39;imp&eacute;rialisme ont &eacute;t&eacute; mises en &eacute;chec par les masses avec leur mobilisation. Nous ne voyons aucun courant important dans l&#39;arm&eacute;e en faveur de la d&eacute;stabilisation et pr&ecirc;t &agrave; la mise en &oelig;uvre d&#39;un coup d&#39;Etat. Les Forces arm&eacute;es bolivariennes ont &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;es dans les principaux minist&egrave;res et gouvernements ; elles dirigent les grandes industries de base (acier, fer, ciment, etc.) ; elles g&egrave;rent leur propre cha&icirc;ne det&eacute;l&eacute;vision, ont leur propre entreprise de construction de logements et se d&eacute;clarent &laquo; participantes de la construction du socialisme du 21&egrave;me si&egrave;cle &raquo; ; et le sommet de l&#39;arm&eacute;e a &eacute;t&eacute; blanchi apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements de 2003. En outre, le chavisme d&eacute;tient la majorit&eacute; dans l&#39;Assembl&eacute;e nationale et ne pourrait pas &ecirc;tre destitu&eacute; de cette fa&ccedil;on. Il n&#39;existe pas non plus de secteur important parmi ce qu&#39;on appelle &laquo; la bourgeoisie de droite pro-imp&eacute;rialiste &raquo; en faveur d&#39;une tentative de coup d&#39;Etat, en d&eacute;pit des divisions &eacute;videntes en son sein. L&#39;imp&eacute;rialisme lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas non plus enclin &agrave; une telle politique. Il pousse plut&ocirc;t le gouvernement &agrave; aller de l&#39;avant &agrave; toute allure avec les ajustements mis en &oelig;uvre (d&eacute;valuation, r&eacute;duction des d&eacute;penses publiques, baisse des salaires, etc.) Il mise sur l&#39;usure de ce gouvernement, pour qu&#39;il puisse &ecirc;tre vaincu par une &laquo; r&eacute;vocation &raquo; ou bien &agrave; l&#39;occasion des &eacute;lections parlementaires de 2015, qui pr&eacute;c&egrave;dent les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles.<br \/>\n\tS&#39;il y avait la moindre possibilit&eacute; de putsch, nous, de l&#39;UST, nous serions au premier rang pour y faire face et pour exiger du gouvernement la confiscation des ressources des entreprises imp&eacute;rialistes p&eacute;troli&egrave;res, pharmaceutiques, alimentaires, automotrices et bancaires, et de toutes les entreprises de la bourgeoisie putschiste. Et nous r&eacute;clamerions des armes pour le peuple.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Pourquoi les manifestations furent-elles si massives ?<\/strong><br \/>\n\tLes marches et les manifestations organis&eacute;es par les partis du MUD ont &eacute;t&eacute; importantes. Mais en r&eacute;alit&eacute;, ces dirigeants s&#39;appuient sur un large m&eacute;contentement des travailleurs, des jeunes et des autres secteurs populaires dans tout le pays. Et cette insatisfaction est bas&eacute;e sur le manque de produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, sur les longues files qu&#39;il faut faire pour les obtenir, sur une inflation galopante, les bas salaires, la d&eacute;valuation d&eacute;guis&eacute;e, la destruction des industries de base par manque d&#39;investissement, la r&eacute;pression des luttes, etc., etc. Les travailleurs assistent &agrave; l&#39;application d&#39;un &laquo; paquet &raquo; de mesures, d&#39;un ajustement par paliers, exig&eacute; depuis un certain temps par la droite, mais appliqu&eacute; d&eacute;sormais par Nicol&aacute;s Maduro. Cela va donc de pire en pire.<br \/>\n\tMais il y en a pour qui cela ne va pas si mal&#8230;<br \/>\n\tTous ne sont pas log&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me enseigne. Selon les rapports officiels, le syst&egrave;me bancaire et financier a engrang&eacute; 33 milliards de dollars ; les importateurs ont vendus jusqu&#39;&agrave; l&#39;&eacute;puisement des stocks &agrave; un prix &laquo; &eacute;quitable &raquo;. La corruption permet &agrave; certains riches d&#39;&ecirc;tre plus riche encore et &agrave; des entreprises &laquo; bo&icirc;te aux lettres &raquo; d&#39;all&egrave;grement percevoir plus de 20 milliards de dollars octroy&eacute;s par CADIVI sans que, jusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui, on ne sache quoi que ce soit de cet arnaque monumental, malgr&eacute; le fait que les agences gouvernementales aient une liste d&eacute;taill&eacute;e des noms de ces soci&eacute;t&eacute;s et de leurs dirigeants. Les multinationales des entreprises mixtes (publiques-priv&eacute;es) r&eacute;cup&egrave;rent de plus en plus de parts, dont notamment les meilleures zones de p&eacute;trole et de gaz (comme Repsol et Chevron, entre autres).<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Et pour le peuple, les ajustements arrivent&#8230;<\/strong><br \/>\n\tPendant ce temps, la compagnie p&eacute;troli&egrave;re PDVSA etl&#39;Etat national sont de plus en plus endett&eacute;s. Selon la banque centrale, la dette ext&eacute;rieure est de 104 milliards de dollars. Cette ann&eacute;e, le gouvernement et PDVSA devront payer 11 milliards de dollars. D&#39;o&ugrave; viendra cet argent ? Le gouvernement est d&eacute;j&agrave; en train de tenter une &laquo; issue &raquo;. Il a averti qu&#39;il y aurait une augmentation de l&#39;essence &ndash; quoique &laquo; pas tout de suite &raquo; &#8211; et les services publics ont augment&eacute;. Mais comme ce ne sera pas suffisant, il fera valoir son &laquo; meilleur argument &raquo; : le blocage des conventions collectives pour deux ans.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Et le socialisme du 21&egrave;me si&egrave;cle ?<\/strong><br \/>\n\tDepuis des ann&eacute;es, les instances proches du gouvernement nous disent que toutes les mesures vont &laquo; dans le sens du socialisme &raquo;. Tous les sacrifices demand&eacute;s aux travailleurs ont &eacute;t&eacute; faites au nom &laquo; des g&eacute;n&eacute;rations futures et des r&eacute;alisations de la r&eacute;volution &raquo;. Mais la r&eacute;alit&eacute; d&eacute;ment ces discours un par un : ceux qui per&ccedil;oivent d&#39;&eacute;normes profits sont les patrons des multinationales des entreprises mixtes et de l&#39;alimentation, les banques et les entreprises financi&egrave;res, les entreprises &laquo; bo&icirc;te aux lettres &raquo; qui s&#39;approvisionnent en dollars bon march&eacute; pour la sp&eacute;culation, et la grande bureaucratie corrompue de l&#39;Etat. C&#39;est pourquoi Maduro n&#39;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; admettre que ses politiques de lutte contre &laquo; la sp&eacute;culation et la corruption &raquo; ont prot&eacute;g&eacute; &laquo; les r&egrave;gles de l&#39;authentique et vrai jeu capitaliste &raquo;. Il a d&eacute;clar&eacute; : &laquo; Je sais o&ugrave; j&#39;en suis. Pour ceux qui me sous-estiment, parmi l&#39;extr&ecirc;me-gauche ou l&#39;extr&ecirc;me-droite, je sais o&ugrave; j&#39;en suis. &raquo; (El Universal, 17.01.2014). C&#39;est cela la v&eacute;rit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Ni avec le gouvernement, ni avec le MUD et ses dirigeants<\/strong><br \/>\n\tLes travailleurs et les secteurs populaires doivent faire face &agrave; cet ajustement appliqu&eacute; par le gouvernement. Pour cela, nous devons nous organiser et lutter. Nous ne pouvons pas permettre que ce soit nous, les travailleurs, qui payons la f&ecirc;te des dollars bon march&eacute;s pour les sp&eacute;culateurs. Nous ne pouvons pas accepter que ce soit nous qui payons la dette ext&eacute;rieure et les redevances des multinationales du p&eacute;trole avec nos salaires de mis&egrave;re, sans soins de sant&eacute;, sans &eacute;ducation et sans disposer des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;.<br \/>\n\tMais nous ne pouvons pas non plus entretenir l&#39;illusion que les partis et les dirigeants du MUD offrent une quelconque issue et qu&#39;il faudrait rejoindre leurs mobilisations. Pas du tout ! Ils ne sont pas contre la d&eacute;valuation : ils exigent de telles mesures depuis belle lurette. Ils ne sont pas contre les bas salaires, c&#39;est ce que veulent FEDECAMARAS et tous les patrons ! Ils sont contre les syndicats ind&eacute;pendants, ils sont en faveur des compagnies p&eacute;troli&egrave;res, des importateurs et des affairistes banquiers et financiers. Leur combat vise &agrave; mettre la main sur ce commerce qui est contr&ocirc;l&eacute; aujourd&#39;hui par le PSUV et l&#39;entourage du gouvernement.<br \/>\n\tLe soutient que les dirigeants syndicaux et &eacute;tudiants fournissent &agrave; ces mobilisations du MUD est une grosse erreur. Il en va de m&ecirc;me pour le soutien donn&eacute; par les centrales et les dirigeants syndicaux au gouvernement : ces dirigeants encha&icirc;nent les travailleurs aux diff&eacute;rents projets des patrons. Nous, les travailleurs, nous devons nous battre pour une issue ind&eacute;pendante vis-&agrave;-vis du gouvernement et de la droite.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Un programme ouvrier et populaire<\/strong><br \/>\n\tPour d&eacute;velopper une issue ind&eacute;pendante, nous avons besoin d&#39;un programme pour le pays, qui trouve son origine dans la classe ouvri&egrave;re et les secteurs populaires. Ce programme doit inclure une augmentation g&eacute;n&eacute;rale des salaires, en lien avec le panier de la m&eacute;nag&egrave;re et ajustable p&eacute;riodiquement en fonction de l&#39;indice de l&#39;inflation. Pour la nationalisation de tout le p&eacute;trole et la fin des entreprises mixtes. Les revenus du p&eacute;trole pour l&#39;&eacute;ducation, la sant&eacute; et le logement. Prison pour tous les corrompus. Commission ind&eacute;pendante d&#39;enqu&ecirc;te sur la corruption et les actes de r&eacute;pression contre les manifestations. Pleins droits d&eacute;mocratiques pour s&#39;exprimer. Reconnaissance r&eacute;elle de tous les syndicats &eacute;lus par les travailleurs. Contr&ocirc;le ouvrier et populaire sur l&#39;ensemble de l&#39;&eacute;conomie.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong> Unit&eacute; pour lutter !<\/strong><br \/>\n\tLa complicit&eacute; de certains dirigeants syndicaux avec le gouvernement et la l&acirc;chet&eacute; de certains autres qui ne veulent pas mener le moindre combat ou qui s&#39;alignent sur les projets des patrons nous maintiennent divis&eacute;s et, de fait, laissent les travailleurs et les secteurs populaires &agrave; la merci de la d&eacute;magogie du MUD et de ses composantes. Nous, les travailleurs, nous avons besoin d&#39;unit&eacute; pour combattre. Les travailleurs de Sidor ont montr&eacute; l&#39;exemple de leur unit&eacute;, tout comme les travailleurs du p&eacute;trole d&#39;Anzoategui qui, gr&acirc;ce &agrave; cette unit&eacute;, ont lib&eacute;r&eacute; ceux d&#39;entre eux qui &eacute;taient prisonniers.<br \/>\n\tCertains dirigeants se sont r&eacute;unis avec l&#39;OIT pour d&eacute;noncer la situation actuelle de l&#39;emploi. Ils ont &eacute;galement &eacute;mis quelques d&eacute;clarations. Ces d&eacute;nonciations et ces d&eacute;clarations de l&#39;Unit&eacute; syndicale (compos&eacute;e par FADESS, UNETE, CCURA, entre autres) sont importantes, mais insuffisantes. Ces courants doivent faire un large appel &agrave; tous les secteurs syndicaux et politiques qui sont pr&ecirc;ts &agrave; discuter et &agrave; mettre en &oelig;uvre un programme ouvrier et populaire : un programme de d&eacute;fense de tous les droits d&eacute;mocratiques, qui donne une r&eacute;ponse aux probl&egrave;mes les plus ressentis et qui propose un plan de lutte ind&eacute;pendant pour y parvenir. L&#39;UST promeut un appel de ce type et r&eacute;pondra pr&eacute;sent.<br \/>\n\tD&#39;autre part, nous allons continuer &agrave; travailler en faveur de l&#39;ind&eacute;pendance politique des travailleurs et &agrave; lutter pour la construction d&#39;un outil politique ind&eacute;pendant et d&eacute;mocratique, qui se donnerait comme objectif de se battre pour un gouvernement de la classe ouvri&egrave;re et des secteurs populaires afin que les travailleurs ne doivent plus jamais choisir entre les diff&eacute;rentes options des patrons.<\/p>\n<p> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Europe Venezuela r&eacute;v&egrave;le la crise des gouvernements populistes et de Front populaire Le 18 f&eacute;vrier dernier, apr&egrave;s plusieurs jours de manifestations men&eacute;e par l&#39;opposition et d&#39;affrontements sanglants avec les forces de l&#39;ordre et les groupes paramilitaires du gouvernement, Leopoldo Lopez, un dirigeant de l&#39;opposition, fut arr&ecirc;t&eacute; quand il s&#39;est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la police, accus&eacute; &laquo; [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":717,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false},"categories":[3500],"tags":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/395"}],"collection":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=395"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/395\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}