{"id":360,"date":"2013-06-16T16:09:18","date_gmt":"2013-06-16T16:09:18","guid":{"rendered":"http:\/\/litci.org\/fr\/2013\/06\/16\/espagne-un-front-de-gauche\/"},"modified":"2013-06-16T16:09:18","modified_gmt":"2013-06-16T16:09:18","slug":"espagne-un-front-de-gauche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litci.org\/fr\/espagne-un-front-de-gauche\/","title":{"rendered":"Espagne: un front de gauche"},"content":{"rendered":"<div>\n\t<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" align=\"left\" alt=\"\" border=\"0\" height=\"173\" hspace=\"6\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.litci.org\/fr\/images\/image\/frente_izquierdas_romper_con_ue.jpg?resize=240%2C173\" vspace=\"4\" width=\"240\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/p>\n<p>\n\t\tNous sommes t&eacute;moins d&#39;une acc&eacute;l&eacute;ration du d&eacute;bat concernant le Front des gauches, comment le construire et sur quelle base. De nombreux militants ressentent, comme nous, le besoin de mettre ce front sur pied pour donner une expression politique, ainsi qu&#39;&eacute;lectorale, &agrave; la r&eacute;sistance sociale et &agrave; la lutte pour renverser le gouvernement et la Tro&iuml;ka, et pour ouvrir une issue &agrave; la catastrophe actuelle, en faveur de la classe travailleuse et de la majorit&eacute; sociale.<\/p>\n<p> <br \/>\n\tMalgr&eacute; l&#39;&eacute;norme &eacute;nergie d&eacute;pens&eacute;e, les grandes mobilisations de ces deux derni&egrave;res ann&eacute;es ne sont pas parvenues &agrave; faire tomber le gouvernement. Elles se sont heurt&eacute;es &agrave; la bureaucratie syndicale, qui a emp&ecirc;ch&eacute; leur unification et est parvenue &agrave; les d&eacute;tourner de l&#39;affrontement direct avec le gouvernement. Aujourd&rsquo;hui, alors que les institutions et les partis du r&eacute;gime sont en pleine d&eacute;composition, que les sondages annoncent la fin du bipartisme et que les &eacute;lections europ&eacute;ennes sont imminentes, beaucoup de militants pensent qu&#39;il faut &ndash; sans pour autant renoncer &agrave; la lutte pour unifier le mouvement et pour affronter le gouvernement dans la rue &ndash; mettre &eacute;galement &agrave; profit la lutte &eacute;lectorale.<\/p>\n<p>\n\t\tNous sommes entr&eacute;s dans un d&eacute;bat autour duquel se jouent des int&eacute;r&ecirc;ts et des projets tr&egrave;s divers. Un acteur majeur de cette discussion est la direction de Izquierda Unida (IU &ndash; Gauche Unie) qui, renforc&eacute;e par les sondages, se pr&eacute;pare &agrave; devenir une &laquo;&nbsp;force de gouvernement&nbsp;&raquo; et &agrave; transposer la coalition andalouse avec le PSOE au niveau du gouvernement de l&#39;Etat. Pour y parvenir, elle travaille sur deux fronts&nbsp;: d&#39;une part, maintenir et renforcer encore plus, si cela est encore possible, ses liens &eacute;troits avec la bureaucratie syndicale de CCOO-UGT (le &laquo;&nbsp;sommet social&nbsp;&raquo;), et d&#39;autre part, attirer dans son orbite et sous son contr&ocirc;le les mouvements sociaux, les collectifs et les plates-formes du 15M<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\" name=\"_ftnref1\" title=\"\"> <\/a>, ainsi que les formations extraparlementaires &agrave; sa gauche. C&#39;est ce que IU appelle le &laquo;&nbsp;bloc politique et social alternatif&nbsp;&raquo;. Pour ce faire, ils peuvent compter avec l&#39;aide de la direction de SYRIZA de la Gr&egrave;ce (Tsipras) et du Front de Gauche de la France (M&eacute;lenchon). Ces derniers proposent, comme IU, de &laquo;&nbsp;refonder&nbsp;&raquo; l&#39;Union europ&eacute;enne, et sont les ennemis jur&eacute;s de la rupture avec l&#39;euro et l&#39;UE. La pression a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &ndash; et elle va s&#39;accentuer &ndash; pour coopter les mouvements sociaux autour d&#39;une candidature europ&eacute;enne sous l&#39;h&eacute;g&eacute;monie de IU.<br \/>\n\t\tEn parall&egrave;le, diff&eacute;rentes propositions ont pris forme, ces derniers mois, en relation avec le 15M et des organisations de gauche, orient&eacute;es vers la cr&eacute;ation d&#39;un groupement ou d&#39;un front politique avec des ambitions &eacute;lectorales. En Catalogne a &eacute;merg&eacute; l&#39;&laquo;&nbsp;appel &agrave; un processus constituant&nbsp;&raquo;, dirig&eacute; par Arcadi Oliveres et Teresa Forcades (voir sur le site de <a href=\"http:\/\/www.corrienteroja.net\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=840:convocatoria-para-un-proceso-constituyente-en-catalu%C3%B1a&amp;Itemid=142\">Corriente Roja<\/a>). A l&#39;&eacute;chelle de l&#39;Etat, nous avons dans l&#39;imm&eacute;diat, et comme un moment important dans ce processus, l&#39;appel &laquo;&nbsp;<em><a href=\"http:\/\/www.alternativasdesdeabajo.org\/\">Comment construire l&#39;alternative d&#39;en bas&nbsp;?&nbsp;<\/a><\/em>&raquo;<br \/>\n\t\tIl est temps de laisser de c&ocirc;t&eacute; le chant de sir&egrave;ne de la direction de IU et de commencer &agrave; construire le Front des gauches dont le mouvement a besoin, avec une alternative &agrave; la fois claire et ouverte &agrave; toute unit&eacute; d&#39;action pour soutenir la lutte.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong> Les bases pour un Front des gauches<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tPar ce document, nous voulons contribuer au d&eacute;bat ouvert, en commen&ccedil;ant par dire que nous croyons, comme de nombreux militants, que le Front des gauches ne doit pas &ecirc;tre confondu avec un front &eacute;lectoral, mais qu&#39;il doit &ecirc;tre un outil politique au service de l&#39;organisation d&#39;une r&eacute;ponse g&eacute;n&eacute;rale et unifi&eacute;e &agrave; la base &ndash; en marge des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &ndash;, pour renverser le gouvernement flicard de la Tro&iuml;ka. La fonction &eacute;lectorale du Front des gauches doit toujours &ecirc;tre subordonn&eacute;e aux besoins de la mobilisation. Par cons&eacute;quent, le Front des gauches ne peut pas transiger avec la politique de pactes de la bureaucratie de CCOO UGT,<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\" name=\"_ftnref2\" title=\"\"> <\/a> qui rompt la mobilisation des travailleurs, permet la mise en &oelig;uvre des pires attaques et emp&ecirc;che toute r&eacute;ponse unifi&eacute;e. Le Front des gauches doit accueillir en premier lieu le syndicalisme de combat et les mouvements sociaux qui ont &eacute;t&eacute; au premier plan dans la lutte, et promouvoir l&#39;organisation du mouvement par le bas, d&eacute;mocratiquement, sur la base d&#39;assembl&eacute;es qui d&eacute;cident des objectifs et des mesures &agrave; prendre, choisissent leurs repr&eacute;sentants et coordonnent leurs activit&eacute;s.<br \/>\n\t\tNous croyons &eacute;galement que le Front des gauches ne peut remplir sa mission que s&#39;il met en avant un programme d&#39;urgence pour arr&ecirc;ter la catastrophe actuelle, un programme qui permette de reconstruire l&#39;&eacute;conomie au service de l&#39;immense majorit&eacute;. Une mesure centrale de ce programme est la suspension imm&eacute;diate du paiement de la dette publique aux banquiers, et l&#39;audit de cette m&ecirc;me dette. C&#39;est une revendication de survie, pour laquelle il faut abandonner les formulations qui pr&ecirc;tent &agrave; confusion, comme celles de IU, qui renonce &agrave; la suspension des paiements en attendant l&#39;issue d&#39;un audit ult&eacute;rieur. Nous devons cesser de payer maintenant&nbsp;!<br \/>\n\t\tDe m&ecirc;me, l&#39;expropriation des banques, ainsi que leurcontr&ocirc;le par les travailleurs, est une demande urgente et essentielle pour centraliser le cr&eacute;dit et pour le mettre au service de la reconstruction &eacute;conomique et de la cr&eacute;ation massive d&#39;emplois. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, nous pouvons signaler l&#39;&eacute;tatisation des secteurs et des entreprises strat&eacute;giques. Il ne suffit pas de parler d&#39;une n&eacute;buleuse &laquo;&nbsp;banque publique&nbsp;&raquo; et de laisser les banques &ndash; Banco Santander, BBVA, La Caixa &ndash; travailler comme bon leurs semblent.<br \/>\n\t\tLes mesures ci-dessus sont objectivement incompatibles avec l&#39;appartenance &agrave; l&#39;UE et &agrave; la zone euro. Pour mettre un terme au pillage de la Tro&iuml;ka, il est n&eacute;cessaire de rompre avec l&#39;euro et l&#39;UE. Le Front des gauches devra exiger un r&eacute;f&eacute;rendum pour quitter l&#39;UE et l&#39;euro. Pour notre avenir, il est indispensable d&#39;en finir avec ce monstre irr&eacute;formable qu&rsquo;est l&#39;UE, et de le remplacer par une Europe des travailleurs et des peuples<br \/>\n\t\tNous pensons aussi que le Front des gauches doit &ecirc;tre conscient qu&#39;il n&#39;y aura pas de d&eacute;mocratie et que nous ne pourrons appliquer aucune mesure importante, sans un plan d&#39;urgence pour mettre fin &agrave; ce r&eacute;gime et pour abolir sa Constitution. Le r&eacute;gime est vici&eacute; d&#39;embl&eacute;e, car la <em>Transition<\/em> a permis la continuit&eacute; des principaux appareils de l&#39;Etat franquiste, comme l&#39;a cruellement montr&eacute; l&#39;impunit&eacute; prolong&eacute;e de l&#39;assassin de Yolanda Gonzalez.<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\" name=\"_ftnref3\" title=\"\"> <\/a> Face aux partisans d&#39;une r&eacute;forme impossible du r&eacute;gime, le Front des gauches doit exiger la convocation d&#39;une <em>Assembl&eacute;e constituante<\/em> pour red&eacute;finir les bases depuis le d&eacute;but, y compris la reconnaissance explicite du droit &agrave; l&#39;autod&eacute;termination des nationalit&eacute;s (qui est la base, &agrave; notre avis, pour la construction fraternelle d&#39;une union libre de r&eacute;publiques).<br \/>\n\t\tNous voulons dire, enfin, que la lutte pour le programme d&#39;urgence et pour l&#39;Assembl&eacute;e constituante est aussi la lutte pour un gouvernement qui assure sa mise en &oelig;uvre. Par cons&eacute;quent, le Front des gauches doit se battre pour un gouvernement qui, au-del&agrave; de ses soutiens parlementaires, tire sa force de la lutte de la classe travailleuse et du peuple, des organismes de base et de l&#39;organisation d&eacute;mocratique du mouvement. Bref, un gouvernement de la classe travailleuse et du peuple.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong> SYRIZA&#8230;, mais quelle SYRIZA&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tDans la gauche, on prend souvent SYRIZA comme mod&egrave;le de r&eacute;f&eacute;rence. Cette coalition de la gauche grecque refusa, contrairement &agrave; la droite et au PASOK (l&#39;&eacute;quivalent grec du PSOE), d&#39;approuver le M&eacute;morandum de la Tro&iuml;ka qui fixait les conditions de &laquo;&nbsp;sauvetage&nbsp;&raquo; de la Gr&egrave;ce, un M&eacute;morandum qui &eacute;tait la &laquo;&nbsp;condamnation &agrave; mort de tout un pays&nbsp;&raquo;, selon les mots de l&#39;&eacute;conomiste Varoufakis. SYRIZA est maintenant la principale force de la gauche grecque, &eacute;galement dans l&#39;ar&egrave;ne parlementaire, contre un PASOK pratiquement d&eacute;truit, mais qui joue toujours un r&ocirc;le de partenaire secondaire dans le gouvernement de droite aux ordres de la Tro&iuml;ka.<br \/>\n\t\tCependant, les apparences peuvent &ecirc;tre trompeuses, car une chose est la direction officielle de SYRIZA, et autre chose son aile gauche, qui repr&eacute;sente 27&nbsp;% de la coalition et dont DEA (Dietnistiki Ergatiki Aristera &#8211; Gauche Ouvri&egrave;re Internationaliste) est l&#39;organisation la plus importante.<br \/>\n\t\tIl est donc important de savoir que, quand elle cite SYRIZA, IU se r&eacute;f&egrave;re au secteur &laquo;&nbsp;eurocentriste&nbsp;&raquo; dirig&eacute; par Tsipras,. C&#39;est &agrave; ce m&ecirc;me secteur &laquo;&nbsp;eurocentriste&nbsp;&raquo; que se r&eacute;f&egrave;rent certains promoteurs de la Rencontre &laquo;&nbsp;<em>Comment construire des alternatives d&#39;en bas&nbsp;?<\/em>&nbsp;&raquo;, tels que Daniel Albarracin, membre de la Gauche Anticapitaliste et signataire du Manifeste europ&eacute;en <em><a href=\"http:\/\/gesd.free.fr\/euromanifr.pdf\">Que faire de la dette et de l&#39;euro&nbsp;?<\/a><\/em><br \/>\n\t\tPour Tsipras, Cayo Lara et Daniel Albarracin, la strat&eacute;gie consiste &agrave; ren&eacute;gocier la dette avec la Tro&iuml;ka. Ils sont tous cat&eacute;goriquement oppos&eacute;s &agrave; la rupture avec l&#39;euro et l&#39;UE, alors que DEA d&eacute;fend des choses tr&egrave;s diff&eacute;rentes. Dans son document &laquo;&nbsp;<em>SYRIZA lors de son premier congr&egrave;s&nbsp;: Pour un front de gauche combatif&nbsp;<\/em>&raquo;, DEA dit&nbsp;:<br \/>\n\t\t&laquo;&nbsp;<em>La crise de Chypre et la tactique de chantage des puissances europ&eacute;ennes concernant la direction politique chypriote ont chang&eacute; la donne du d&eacute;bat politique. Le plan de SYRIZA doit &ecirc;tre remani&eacute; pour gagner en cr&eacute;dibilit&eacute;, pour garder les espoirs des travailleurs et des forces populaires envers la gauche et pour revitaliser le courant du renversement qui s&#39;est exprim&eacute; en mai-juin 2012.<\/em><br \/>\n\t\t<em>L&#39;obligation fondamentale est d&#39;en finir avec l&#39;aust&eacute;rit&eacute; (annulation unilat&eacute;rale des M&eacute;morandums et des lois annexes). Mais cela ne suffit pas.<\/em> [&#8230;] <em>Et apr&egrave;s la crise de Chypre, cela signifie qu&#39;il faut inclure la rupture avec la zone euro et l&#39;euro dans l&#39;arsenal de la gauche.<\/em> [&#8230; Cette mesure] <em>va de pair avec les ant&eacute;rieures (fin des M&eacute;morandums, comme une condition pr&eacute;alable pour en finir avec l&#39;aust&eacute;rit&eacute;), mais aussi avec les prochaines &eacute;tapes (mesures anticapitalistes qui limitent les &#39;&#39;libert&eacute;s&#39;&#39; du capital)&nbsp;<\/em>&raquo;.<br \/>\n\t\tDEA note que<em>&laquo;&nbsp;Ce sont les eurocentristes qui, justement maintenant, rejettent la confrontation croissante avec la bourgeoisie nationale et les bailleurs de fonds, et vont jusqu&#39;&agrave; rabaisser encore davantage l&#39;engagement de base de l&#39;annulation des M&eacute;morandums (parlant de suspension, substitution, etc. )&nbsp;<\/em>&raquo;<br \/>\n\t\tEt elle poursuit&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Il est clair &eacute;galement qu&#39;il est seulement possible de faire valoir ces mesures de renversement &agrave; partir d&#39;un gouvernement de gauche qui repose essentiellement sur la mobilisation du peuple. Par cons&eacute;quent, les plans mis en &oelig;uvre essentiellement dans l&#39;arithm&eacute;tique parlementaire &ndash; front avec ANEL (Grecs ind&eacute;pendants, droite nationaliste oppos&eacute;e &agrave; la Tro&iuml;ka), etc. &ndash; sont d&eacute;concertants pour les parties &agrave; notre gauche et sont des voies sans issue<\/em>.&nbsp;&raquo;<br \/>\n\t\tEnfin, DEA donne l&#39;alerte concernant les menaces &agrave; la d&eacute;mocratie interne, de la part de la majorit&eacute; des &laquo;&nbsp;eurocentrismes&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Rappelons que la d&eacute;rive vers des positions politiques plus conservatrices commence habituellement par des attaques contre les voix de la gauche et leurs pleins droits de constitution organisationnelle.&nbsp;<\/em>&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong> &laquo;&nbsp;Sortir de l&#39;euro&nbsp;&raquo;, le manifeste de Pedro Montes et Julio Anguita<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tUn important manifeste, &eacute;crit sous la plume de l&#39;&eacute;conomiste Pedro Montes et dont Julio Anguita, l&#39;ancien coordinateur de Izquierda Unida, est un des premiers signataires, vient de para&icirc;tre, pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; un moment o&ugrave; le d&eacute;bat concernant le Front des gauches fait rage.<br \/>\nLe &laquo;&nbsp;<em>Manifeste pour la r&eacute;cup&eacute;ration de la souverainet&eacute; &eacute;conomique, mon&eacute;taire et citoyenne&nbsp;: <strong>sortir de l&#39;euro<\/strong>&nbsp;<\/em>&raquo;, a le grand m&eacute;rite de lancer ce point fondamental dans le d&eacute;bat public, et de le faire, en outre, en confrontation avec la position officielle de IU, une organisation dont Montes et Anguita font partie.<br \/>\n\t\tLe manifeste reconna&icirc;t ouvertement que &laquo;&nbsp;<em>l&#39;&eacute;conomie espagnole glisse dans l&#39;ab&icirc;me, est pr&ecirc;te &agrave; s&#39;effondrer, comme c&#39;est d&eacute;j&agrave; le cas avec la Gr&egrave;ce et le Portugal<\/em>&nbsp;&raquo; et il prend ses distances avec &laquo;&nbsp;<em>d&#39;autres forces, organisations ou auteurs de la gauche<\/em> &ndash; lire&nbsp;: IU et les secteurs tel que celui repr&eacute;sent&eacute; par Daniel Albarracin &ndash; <em>qui critiquent l&#39;Europe actuelle et proposent des changements fort utopiques et des projets sans fondement, compte tenu de la nature irr&eacute;formable de l&#39;Europe qui a &eacute;merg&eacute;<\/em>&nbsp;&raquo;.<br \/>\n\t\tLe manifeste est tr&egrave;s clair concernant la monnaie unique&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Notre pays ne peut pas surmonter la crise dans le cadre de l&#39;euro<\/em>.&nbsp;&raquo; Et il ajoute&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Sans une monnaie propre, sans autonomie mon&eacute;taire, il est impossible de faire face au drame social et &eacute;conomique, d&#39;autant plus que la politique budg&eacute;taire a &eacute;galement &eacute;t&eacute; annul&eacute;e avec le Pacte de stabilit&eacute;, tra&icirc;treusement incorpor&eacute; dans la Constitution.<\/em>&nbsp;&raquo;<br \/>\n\t\tPour notre part, face &agrave; ceux qui &ndash; de la droite n&eacute;olib&eacute;rale &agrave; la &laquo;&nbsp;gauche alternative&nbsp;&raquo; &ndash; nous menacent de l&#39;enfer si nous rompons avec l&#39;euro, nous sommes d&#39;accord avec Julio Anguita et Pedro Montes pour lesquels il est impossible de faire face &agrave; la catastrophe sociale sans une telle rupture. Et nous sommes convaincus&nbsp;d&rsquo;une chose&nbsp;: s&#39;il l&rsquo;enfer peut &ecirc;tre garanti, c&#39;est bien par la permanence dans la zone euro (et dans l&#39;UE).<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCet article, de Felipe Alegr&iacute;a et Angel Luis Parras, a &eacute;t&eacute; publi&eacute; le 26 mai 2013 par <em><a href=\"http:\/\/www.corrienteroja.net\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=895:por-un-frente-de-izquierdas-unir-las-luchas-no-al-pago-de-la-deuda-romper-con-la-ue&amp;Itemid=181\">Corriente Roja<\/a><\/em>, la section espagnole de la LIT-QI<\/p>\n<div>\n<div id=\"ftn1\">\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\" name=\"_ftn1\" title=\"\"> <\/a> Le mouvement 15M est issu des &laquo;&nbsp;indign&eacute;s&nbsp;&raquo; qui ont manifest&eacute; le 15 mai 2011, apr&egrave;s avoir camp&eacute; pendant 25 jours sur la Puerta del Sol &agrave; Madrid. &ndash; Les notes sont de la traduction.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\" name=\"_ftn2\" title=\"\"> <\/a> <em>Comisiones obreras<\/em> (CC.OO.) est une conf&eacute;d&eacute;ration syndicale n&eacute;e dans les ann&eacute;es 1960, sous l&#39;influence du Parti Communiste. <em>Uni&oacute;n general de Trabajadores<\/em> (UGT) est l&#39;organisation syndicale cr&eacute;&eacute;e 1888 dans le giron du Partido Socialista Obrero Espa&ntilde;ol (PSOE).<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\" name=\"_ftn3\" title=\"\"> <\/a> Yolanda, une militante du PST (nom de la section espagnole de la LIT-QI &agrave; l&#39;&eacute;poque), a &eacute;t&eacute; s&eacute;questr&eacute;e et assassin&eacute;e par l&#39;extr&ecirc;me droite en 1980, &agrave; la fin de la <em>Transition<\/em> apr&egrave;s la mort de Franco en 1975.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous sommes t&eacute;moins d&#39;une acc&eacute;l&eacute;ration du d&eacute;bat concernant le Front des gauches, comment le construire et sur quelle base. 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