{"id":1786,"date":"2019-09-15T06:06:54","date_gmt":"2019-09-15T06:06:54","guid":{"rendered":"https:\/\/litci.org\/fr\/?p=1786"},"modified":"2019-09-15T06:06:54","modified_gmt":"2019-09-15T06:06:54","slug":"20-27-septembre-semaine-globale-de-lutte-contre-le-changement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/litci.org\/fr\/20-27-septembre-semaine-globale-de-lutte-contre-le-changement-climatique\/","title":{"rendered":"20-27 septembre : semaine globale de lutte contre le changement climatique"},"content":{"rendered":"<p><em>La crise climatique et environnementale n&rsquo;est pas le produit d&rsquo;une catastrophe naturelle. Le profit du capitalisme imp\u00e9rialiste est \u00e0 l&rsquo;origine de cette destruction. Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui avec l&rsquo;Amazonie en est une preuve tragique. La for\u00eat amazonienne est en feu, les animaux meurent br\u00fbl\u00e9s, la flore est en train d&rsquo;\u00eatre d\u00e9truite, le climat est contamin\u00e9 non seulement dans la r\u00e9gion, mais sur des milliers de kilom\u00e8tres\u00a0; et cela est la cons\u00e9quence du d\u00e9frichement d\u00e9mentiel visant \u00e0 favoriser les profits des grands propri\u00e9taires, des soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res et foresti\u00e8res.<\/em><\/p>\n<p>D\u00e9claration de la Ligue Internationale des Travailleurs-Quatri\u00e8me Internationale (LIT-QI)<\/p>\n<p>L\u2019attaque contre l\u2019Amazonie a commenc\u00e9 il y a longtemps et ce sont les peuples indig\u00e8nes et les travailleurs seringueiros<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> qui s&rsquo;y sont historiquement oppos\u00e9s. Cette lutte a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 Chico Mendes et \u00e0 un grand nombre d&rsquo;activistes et de dirigeants. Cette attaque visant \u00e0 d\u00e9fendre des int\u00e9r\u00eats commerciaux a toujours b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien direct ou insidieux des diff\u00e9rents gouvernements. Elle fait aujourd&rsquo;hui un bond en avant avec la politique du gouvernement Bolsonaro qui a conduit \u00e0 cette barbarie environnementale, et qui provoque une forte vague de mobilisations au Br\u00e9sil et dans le monde.<\/p>\n<p>Le d\u00e9sastre amazonien est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;exemple le plus \u00e9vident de la destruction de l&rsquo;environnement, mais il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une exception. Cette destruction caus\u00e9e par le capitalisme est un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial qui s&rsquo;intensifie dans les pays colonis\u00e9s et semi-coloniaux opprim\u00e9s et exploit\u00e9s par l&rsquo;imp\u00e9rialisme. Les personnes qui ont d\u00fb faire face aux multinationales mini\u00e8res, p\u00e9troli\u00e8res, hydro\u00e9lectriques, agroalimentaires, en \u00c9quateur, au P\u00e9rou, en Bolivie, au Chili, en Argentine, ainsi que les migrations massives du continent africain, peuvent en t\u00e9moigner&#8230; lesquelles multinationales d\u00e9truisent leur environnement et leurs moyens de subsistance. Mais c&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 dont souffrent aussi quotidiennement les populations des grandes villes des pays imp\u00e9rialistes.<\/p>\n<p><strong>Le changement climatique est d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 palpable<\/strong><\/p>\n<p>La concentration de dioxyde de carbone dans l&rsquo;atmosph\u00e8re avant l&rsquo;\u00e8re industrielle \u00e9tait de 280 parties par million (ppm) et nous avons maintenant d\u00e9j\u00e0 atteint les 415 ppm. La temp\u00e9rature globale a augment\u00e9 d\u2019environ 1\u00b0C, alors que la limite de s\u00e9curit\u00e9 fix\u00e9e par l\u2019accord de Paris est de + 1,5 \u00b0 C, un point que nous atteindrons dans quelques ann\u00e9es. Et il ne s&rsquo;agit l\u00e0 que d\u2019un des probl\u00e8mes environnementaux produits par le capitalisme, qui s\u2019ajoute \u00e0 la d\u00e9pr\u00e9dation et \u00e0 la destruction de vastes territoires par des entreprises du secteur de l\u2019\u00e9nergie, des mines et du bois, \u00e0 la pollution massive des rivi\u00e8res et des mers et \u00e0 l\u2019urbanisation sauvage de zones enti\u00e8res. Au moment de la r\u00e9daction de ce manifeste, les donn\u00e9es indiquaient que le mois de juillet dernier (le dernier mesur\u00e9) avait \u00e9t\u00e9 le plus chaud jamais enregistr\u00e9. Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, les records sont battus. Les cons\u00e9quences sont bien connues\u00a0: ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques extr\u00eames, s\u00e9cheresses, r\u00e9coltes perdues, vagues de chaleur de pires en pires, d\u00e9sertification et perte de sols, incendies chaque fois plus intenses&#8230;<\/p>\n<p>Cette crise \u00e9cologique mondiale a conduit \u00e0 une extinction massive de la biodiversit\u00e9, avec un taux d&rsquo;extinction 10 000 fois sup\u00e9rieur au taux naturel et \u00e0 environ un million d&rsquo;esp\u00e8ces menac\u00e9es. D&rsquo;importantes populations d&rsquo;Afrique ou d&rsquo;Am\u00e9rique centrale sont oblig\u00e9es d&rsquo;abandonner leurs terres pour rejoindre les vagues migratoires. L&rsquo;humanit\u00e9 est vraiment au bord d&rsquo;un effondrement \u00e9cologique aux cons\u00e9quences \u00e0 peine pr\u00e9visibles. Ce n\u2019est pas par hasard que de nombreux scientifiques ont adopt\u00e9 le concept \u00ab\u00a0anthropoc\u00e8ne\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire la d\u00e9finition d\u2019une nouvelle \u00e8re g\u00e9ologique qui souligne le r\u00f4le de l\u2019\u00eatre humain dans la transformation du monde biophysique et dans l\u2019origine des probl\u00e8mes environnementaux mondiaux. Cette notion semble cependant limit\u00e9e, car elle ignore le r\u00f4le central des relations de pouvoir, l\u2019exploitation et les in\u00e9galit\u00e9s sociales produites par le syst\u00e8me capitaliste, comme nous le verrons plus loin.<\/p>\n<p><strong>La crise \u00e9cologique\u00a0: une question de classe<\/strong><\/p>\n<p>Dire que la cause de la situation actuelle est le \u00ab\u00a0comportement humain\u00a0\u00bb (ainsi, en g\u00e9n\u00e9ral), ou fondamentalement les habitudes de consommation individuelle, c&rsquo;est masquer la r\u00e9alit\u00e9. Le changement climatique a ses responsables, que l&rsquo;on peut nommer. Seules 100 grandes entreprises sont responsables de 70% des \u00e9missions mondiales. Ce sont de grandes entreprises p\u00e9trolif\u00e8res, \u00e9nerg\u00e9tiques ou extractives de charbon et de gaz.<\/p>\n<p>Elles accumulent des fortunes gigantesques dans la poche de quelques-uns, au prix de la destruction de la plan\u00e8te. Le revers de cette m\u00e9daille, la classe ouvri\u00e8re et les secteurs populaires, en particulier dans les pays semi-coloniaux (qui ont le moins de responsabilit\u00e9s), sont ceux qui paient les cons\u00e9quences les plus d\u00e9vastatrices sous la forme d&rsquo;inondations, de cyclones, d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire ou qui se voient contraints \u00e0 migrer. La crise climatique et \u00e9cologique est par cons\u00e9quent aussi une question de lutte de classe.<\/p>\n<p><strong>L\u2019imp\u00e9rialisme et les gouvernements nationaux sont responsables<\/strong><\/p>\n<p>27 ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es et 24 conf\u00e9rences internationales suppl\u00e9mentaires ont eu lieu depuis le sommet de Rio de Janeiro en 1992, au moment de l&rsquo;adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Loin d&rsquo;avoir servi \u00e0 quelque chose, la situation a empir\u00e9. Pour ne donner qu&rsquo;un chiffre\u00a0: entre 2017 et 2018, les \u00e9missions mondiales ont augment\u00e9 de 2,7%.<\/p>\n<p>Des gouvernements comme ceux de Trump et de Bolsonaro assument ouvertement la d\u00e9fense des grands int\u00e9r\u00eats capitalistes, en refusant explicitement les moindres mesures de contr\u00f4le. Mais la v\u00e9rit\u00e9 est que tous les gouvernements, de Merkel \u00e0 Macron, en passant par Evo Morales (qui, au service de l\u2019agroalimentaire, a \u00e9largi la fronti\u00e8re agricole aux d\u00e9pens des zones de pr\u00e9servation), se contentent d&rsquo;un jeu th\u00e9\u00e2tral pour avoir l&rsquo;air de r\u00e9soudre quelque chose, essayant ainsi d&rsquo;apaiser l&rsquo;inqui\u00e9tude sur cette question. L&rsquo;hypocrisie des dirigeants allemands et fran\u00e7ais devient insupportable lorsqu&rsquo;ils essaient de se faire les champions de la d\u00e9fense de l&rsquo;Amazonie alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de deux des pays ayant la plus grande empreinte \u00e9cologique. Mais malgr\u00e9 les discours, ils ne prennent jamais de mesure vraiment effective. Ils sont en effet les serviteurs des ces m\u00eames capitalistes qui s\u2019enrichissent avec les \u00e9missions et la d\u00e9gradation de l\u2019environnement.<\/p>\n<p>En ce sens, nous voulons d\u00e9noncer et nous d\u00e9marquer des soi-disant \u00ab\u00a0partis verts\u00a0\u00bb, ou des partis n\u00e9o-r\u00e9formistes qui ont essay\u00e9 de se faire passer pour des \u00ab\u00a0environnementalistes\u00a0\u00bb, tels Syriza ou Podemos. Ils ont finalement renonc\u00e9 \u00e0 tout changement radical et ont fonctionn\u00e9 institutionnellement comme des \u00ab\u00a0b\u00e9quilles\u00a0\u00bb pour soutenir les gouvernements de la vieille social-d\u00e9mocratie (aujourd&rsquo;hui plut\u00f4t sociale-lib\u00e9rale), de la bourgeoisie imp\u00e9rialiste et des pr\u00e9dateurs de l&rsquo;environnement. M\u00eame l\u00e0 o\u00f9 ils ont gouvern\u00e9, comme en Gr\u00e8ce, le bilan social et \u00e9cologique pourrait difficilement \u00eatre pire.<\/p>\n<p><strong>Un capitalisme vert peut-il exister\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Les institutions officielles d\u00e9veloppent un discours sur l\u2019impulsion de la soi-disant \u00ab\u00a0\u00e9conomie verte\u00a0\u00bb, une politique environnementale marqu\u00e9e par la marchandisation des ressources naturelles et qui exalte les solutions du march\u00e9 pour suppos\u00e9ment sauver l\u2019environnement. Les concessions d&rsquo;espaces forestiers publics au secteur priv\u00e9, la certification \u00ab\u00a0durable\u00a0\u00bb de produits tels que les bois tropicaux et la mise en \u0153uvre du programme de R\u00e9duction des Emissions dues \u00e0 la D\u00e9forestation et la D\u00e9gradation des for\u00eats, qui ne sert que les int\u00e9r\u00eats du capital financier, sont des exemples de cette politique.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agirait de promouvoir un nouveau mod\u00e8le \u00e9conomique, de sorte que les \u00ab\u00a0entreprises durables\u00a0\u00bb soient plus rentables que les \u00ab\u00a0sales\u00a0\u00bb, qu&rsquo;elles finiraient par remplacer, en changeant par exemple les combustibles fossiles en \u00e9nergies renouvelables. Le probl\u00e8me sous-jacent \u00e0 cette approche est simple\u00a0: c\u2019est que le capitalisme est absolument insoutenable d\u2019un point de vue environnemental. Le cycle de reproduction prolong\u00e9 du capital d\u00e9pend d&rsquo;une appropriation croissante des ressources naturelles, \u00e0 un rythme beaucoup plus rapide que le temps n\u00e9cessaire \u00e0 leur r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. Les syst\u00e8mes naturels se d\u00e9veloppent au fil des si\u00e8cles et leur cycle de r\u00e9cup\u00e9ration est incompatible avec le cycle de la reproduction du capital, qui impose une exploitation forte et intense des ressources naturelles, entra\u00eenant la rupture de leur dynamique naturelle.<\/p>\n<p>Face aux cons\u00e9quences de la r\u00e9volution industrielle, Karl Marx avait d\u00e9j\u00e0 mis en garde contre cette situation lorsqu&rsquo;il accusait la production capitaliste de \u00ab\u00a0perturber l&rsquo;interaction m\u00e9tabolique de l&rsquo;Homme et de la terre\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9change d&rsquo;\u00e9nergie et de mat\u00e9riaux entre les humains et leur environnement naturel, condition n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;existence de la civilisation. Selon Marx, \u00ab\u00a0en d\u00e9truisant les circonstances de ce m\u00e9tabolisme, elle [la production capitaliste] emp\u00eache sa restauration syst\u00e9matique en tant que loi r\u00e9gulatrice de la production sociale, d&rsquo;une mani\u00e8re appropri\u00e9e au d\u00e9veloppement complet de la race humaine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour alimenter la production de marchandises, le capitalisme a construit au cours des 200 derni\u00e8res ann\u00e9es un \u00ab\u00a0mod\u00e8le fossile\u00a0\u00bb. L&rsquo;industrie, les transports, l&rsquo;\u00e9nergie et m\u00eame l&rsquo;agriculture fonctionnent avec une infrastructure aliment\u00e9e par des combustibles fossiles. Modifier le mod\u00e8le \u00e0 une \u00e9chelle suffisante pour faire face au changement climatique impliquerait n\u00e9cessairement la destruction de toutes les infrastructures actuelles et la reconstruction d&rsquo;une infrastructure diff\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Aucun fonds d&rsquo;investissement financier, aucune fiducie capitaliste multinationale, n&rsquo;est dispos\u00e9 \u00e0 investir une quantit\u00e9 incommensurable de capital pour \u00ab\u00a0sauver le climat\u00a0\u00bb, sacrifiant ainsi les avantages qu&rsquo;il obtiendrait en continuant simplement comme avant.<\/p>\n<p>Les am\u00e9liorations technologiques sous le capitalisme ne sont pas non plus une solution. Quand une entreprise capitaliste gagne en efficacit\u00e9, elle l\u2019utilise pour produire moins cher ou en quantit\u00e9s plus grandes, afin de maximiser ses profits. Elle ne renonce jamais \u00e0 gagner plus afin de consommer moins de ressources; entre autres, parce que si elle le faisait, une autre entreprise utiliserait rapidement cette am\u00e9lioration pour la remplacer sur le march\u00e9.<\/p>\n<p>En ce sens, le concept de \u00ab\u00a0capitaloc\u00e8ne\u00a0\u00bb est plus pr\u00e9cis, comme le proposent certains chercheurs marxistes, consid\u00e9rant que l&rsquo;action humaine est toujours d\u00e9termin\u00e9e par les relations politiques et \u00e9conomiques dans le contexte du capitalisme mondial. Par cons\u00e9quent, la d\u00e9fense de l&rsquo;environnement doit faire partie de la lutte des travailleurs contre l&rsquo;exploitation capitaliste. L&rsquo;\u00eatre humain ne pourra vaincre l&rsquo;ali\u00e9nation en ce qui concerne la nature que lorsqu&rsquo;il se lib\u00e9rera de l&rsquo;exploitation du travail. C\u2019est une lutte anticapitaliste et anti-imp\u00e9rialiste et, en substance, pour la construction d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 socialiste. Une soci\u00e9t\u00e9 fond\u00e9e sur de nouveaux rapports de production pour surmonter la s\u00e9paration entre la campagne et la ville et \u00e9tablir un rapport \u00e9quilibr\u00e9 avec la nature, \u00ab\u00a0condition inali\u00e9nable pour l&rsquo;existence de la reproduction de la cha\u00eene des g\u00e9n\u00e9rations humaines\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;a signal\u00e9 Marx.<\/p>\n<p>Mais cela ne signifie pas n\u00e9gliger la lutte actuelle. La lutte pour la d\u00e9fense de l&rsquo;eau, des sols et des habitats, qui trouve son point de ralliement actuel dans la d\u00e9fense de l&rsquo;Amazonie, doit s&rsquo;accompagner de la strat\u00e9gie consistant \u00e0 vaincre le syst\u00e8me capitaliste pour construire une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle la classe ouvri\u00e8re dispose d&rsquo;un pouvoir politique et \u00e9conomique. Par cons\u00e9quent, nous pr\u00e9sentons certaines mesures comme des mesures de transition.<\/p>\n<p><strong>Il manque une s\u00e9rie de mesures anticapitalistes fortes <\/strong><\/p>\n<p>La seule fa\u00e7on de relever le d\u00e9fi du changement climatique de mani\u00e8re r\u00e9aliste et efficace consiste \u00e0 prendre des mesures anticapitalistes, r\u00e9volutionnaires et socialistes qui planifient l&rsquo;\u00e9conomie en mettant au centre des pr\u00e9occupations la durabilit\u00e9 environnementale et la justice sociale, au lieu des b\u00e9n\u00e9fices priv\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Les grandes entreprises, et en particulier les secteurs de l\u2019\u00e9nergie, du p\u00e9trole, des mines et des banques, doivent \u00eatre imm\u00e9diatement nationalis\u00e9es et leurs ressources gigantesques plac\u00e9es sous le contr\u00f4le des travailleurs et de la population et au service d\u2019un renforcement total des \u00e9nergies renouvelables. En m\u00eame temps, il est n\u00e9cessaire d\u2019appliquer un solide plan d\u2019\u00e9conomie d\u2019\u00e9nergie.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Le transport doit \u00eatre transform\u00e9, en d\u00e9veloppant un vaste r\u00e9seau de transport public, durable et gratuit, qui remplace un mod\u00e8le bas\u00e9 sur la voiture priv\u00e9e. Le mod\u00e8le urbanistique, professionnel et touristique doit favoriser les d\u00e9placements de proximit\u00e9 et mettre imm\u00e9diatement fin \u00e0 l&rsquo;urbanisation sauvage.<\/li>\n<li>\u00a0L&rsquo;industrie doit avoir une limitation stricte des \u00e9missions, adaptant ses processus de production \u00e0 la durabilit\u00e9 -au lieu de faire \u00e9conomiser les co\u00fbts \u00e0 ses propri\u00e9taires, et mettant fin au subterfuge du commerce des droits d&rsquo;\u00e9mission. La durabilit\u00e9, la r\u00e9utilisation et le recyclage doivent \u00eatre des crit\u00e8res obligatoires, \u00e9liminant les productions superflues ou destructives.<br \/>\n\u2022 Nous devons mettre fin \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage industriel, aux mains des grandes entreprises, pour les adapter \u00e0 des mod\u00e8les \u00e9cologiques et rationnels.<br \/>\n\u2022 D\u00e9fense inconditionnelle des peuples de la jungle et des autres communaut\u00e9s traditionnelles qui dirigent des mouvements socio-environnementaux contre la destruction de leurs territoires par l&rsquo;action de grandes entreprises. Ces populations (indig\u00e8nes, paysans et quilombolas<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>) sont essentielles \u00e0 la d\u00e9fense de l&rsquo;environnement, en raison de leur culture et de leur mode de vie. C&rsquo;est pourquoi nous soutenons chaque combat pour la d\u00e9limitation de leurs territoires.<br \/>\n\u2022 En d\u00e9fense de l\u2019Amazonie, la plus grande for\u00eat tropicale de la plan\u00e8te, et des peuples ancestraux qui la peuplent.<br \/>\n\u2022 Restriction radicale de l&rsquo;utilisation d&rsquo;agents transg\u00e9niques et agrotoxiques. Les plantes transg\u00e9niques ne sont rien de plus que des plantes d\u00e9velopp\u00e9es pour r\u00e9sister \u00e0 de grandes quantit\u00e9s de pesticides. Toutes les promesses d&rsquo;une productivit\u00e9 accrue et d&rsquo;un contr\u00f4le accru des nuisibles se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre un pi\u00e8ge pour les petits agriculteurs et ne contribuaient qu&rsquo;\u00e0 renforcer les grands monopoles capitalistes dans la production agricole. C&rsquo;est pourquoi nous d\u00e9fendons la limitation de l&rsquo;utilisation de ces produits, pour mettre fin progressivement \u00e0 leur utilisation.<br \/>\n\u2022 Un reboisement intensif, la protection de la biodiversit\u00e9 et la r\u00e9cup\u00e9ration des espaces naturels sont n\u00e9cessaires.<br \/>\n\u2022 Toutes ces mesures ne doivent pas signifier la perte d\u2019un seul emploi. Tous les travailleurs dont le lieu de travail est affect\u00e9 doivent maintenir leurs salaires et leurs droits et \u00eatre r\u00e9install\u00e9s dans les nouveaux cr\u00e9neaux de travail. En fait, les nouveaux emplois n\u00e9cessaires devraient \u00eatre utilis\u00e9s pour r\u00e9duire le ch\u00f4mage.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mobilisation mondiale du 20 au 27 septembre\u00a0: Comment affronter ce combat?<\/strong><\/p>\n<p>Heureusement, on prend de plus en plus conscience du changement climatique et de l&rsquo;environnement. C&rsquo;est ici que r\u00e9side l&rsquo;espoir de changer les choses. Dans diff\u00e9rents pays, entre le 20 et le 27 septembre, une semaine de lutte mondiale est en pr\u00e9paration, renforc\u00e9e par la mobilisation mondiale en faveur de la d\u00e9fense de l\u2019Amazonie qui se renforce de jour en jour. Depuis le LIT-QI, nous nous engageons \u00e0 la promouvoir dans tous les pays o\u00f9 nous sommes pr\u00e9sents. Nous serons sur la br\u00e8che, dans les quartiers et les villes, construisant\u00a0 cette journ\u00e9e pour qu\u2019elle soit une \u00e9tape importante dans la lutte \u00e9cologiste.<br \/>\nDe nombreux militants insistent sur le fait d&rsquo;essayer d&rsquo;\u00e9duquer la population \u00e0 adopter des habitudes salvatrices. Si ces habitudes sont n\u00e9cessaires, elles ne suffisent pas et ne s&rsquo;attaquent pas au fond du probl\u00e8me. L\u2019accentdoit \u00eatre mis dans la lutte contre l&rsquo;imp\u00e9rialisme et tous les gouvernements capitalistes et des patrons, complices et utiles aux propri\u00e9taires des grandes entreprises polluantes.<br \/>\nPour mettre fin \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9rialisme, aux gouvernements, pour changer le syst\u00e8me \u00e9conomique, nous avons besoin que la classe ouvri\u00e8re, main dans la main avec\u00a0 la jeunesse, assume et se mette \u00e0 la t\u00eate de la lutte pour la d\u00e9fense de l&rsquo;environnement. Au final, les capitalistes ne font que donner des ordres, mais ce sont les travailleurs et les travailleuses qui font r\u00e9ellement fonctionner l&rsquo;\u00e9conomie, ce sont nos mains qui ont la capacit\u00e9 de la transformer. Ce n\u2019est que si la majorit\u00e9 des travailleurs prend le pouvoir entre ses mains, que nous \u00e9viterons le d\u00e9sastre environnemental et social et que nous reconstruirons le monde sur une base humaine et rationnelle. Par cons\u00e9quent, nous demandons la participation, avec les mouvements sociaux, des syndicats et des partis politiques ouvriers.<br \/>\nNous appelons \u00e0 une grande unit\u00e9 d\u2019action \u00e0 ces journ\u00e9es du 20 au 27 septembre, et pour toutes les luttes environnementales en cours. C\u2019est dans cette lutte qu\u2019est engag\u00e9e la LIT-QI.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00a0 Travailleurs qui r\u00e9coltent le caoutchouc (NDT)<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Descendants d\u2019esclaves ayant fuit les plantations et cr\u00e9\u00e9 des communaut\u00e9s cach\u00e9es appel\u00e9s Quilombos (NdT)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise climatique et environnementale n&rsquo;est pas le produit d&rsquo;une catastrophe naturelle. Le profit du capitalisme imp\u00e9rialiste est \u00e0 l&rsquo;origine de cette destruction. Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui avec l&rsquo;Amazonie en est une preuve tragique. La for\u00eat amazonienne est en feu, les animaux meurent br\u00fbl\u00e9s, la flore est en train d&rsquo;\u00eatre d\u00e9truite, le climat est [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":1787,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false},"categories":[3509,3497],"tags":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/litci.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/feuAmazonie.jpg?fit=1021%2C580&ssl=1","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1786"}],"collection":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1786"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1786\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1787"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1786"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1786"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/litci.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1786"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}