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BELGIQUE: Ce 14 octobre, votez pour la lutte contre l’austérité ! Votez nul !

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Nous appelons à votez nul,* et c’est bien le terme qui convient à la confiance que nous mettons dans toutes les promesses des politiques. Nulle, c’est aussi la confiance que nous avons envers les institutions de cette démocratie qui n’en a que le nom. C’est la démocratie pour les puissants, pour la bourgeoisie et ses représentants. Mais pas pour nous, les travailleurs. On nous impose les licenciements, le recul de l’âge de la pension, le harcèlement au travail, les exclusions du chômage… Et si tu n’a pas de papiers parce que tu fuis la misère et la guerre, c’est la prison pour toi et tes enfants, suivie par l’expulsion forcée. Non, le capitalisme n’a rien de démocratique pour notre classe.

Comme lors de chaque élection, le gouvernement nous fait croire qu’il nous représente. La propagande médiatique s’active pour nous faire croire que nous pouvons décider de la politique. Mais les gens se méfient de plus en plus. Il y a, comme ils disent, une « crise de confiance ». Et à juste titre : ils tapent tous dans la caisse et pas un ne respecte ses promesses ! Alors on nous promet une démocratie de proximité, des « initiatives citoyennes », des « budgets participatifs » sur quelques sujets futiles. Ils espèrent ainsi redorer le blason de leur système décadent.    En parlant de décadent, le PS veut nous faire croire à son renouveau, parce que ce ne seraient que quelques brebis galeuses qui poseraient problème. Et que, maintenant, ce parti va vraiment lutter contre la corruption et la politique de droite. Mais qui a posé les bases et de ces systèmes mafieux et de cette politique de droite ? C’est le PS, qui applique les mesures d’austérité jour après jour dans les communes !

Face aux partis traditionnels, le PTB veut être « le moteur d’un tournant à gauche ». Ce parti pense que la rupture avec le capitalisme n’est pas possible actuellement et qu’il faut donc construire un large « mouvement de gauche » pour faire face à « la droite ». Et beaucoup de travailleurs et de jeunes, dégoûtés par le gouvernement Michel, pensent que le PTB va pouvoir changer les choses. Mais là, il y a un problème. Et c’est la contradiction que l’on retrouve dans l’ensemble de la social-démocratie et les nouveaux partis de gauche en Europe : la politique communale, provinciale, parlementaire et fédérale ne peut pas aller à gauche. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce ne sont pas des organisations des travailleurs, ce sont des institutions de la bourgeoisie, de ceux d’en haut. Syriza et Podemos en ont apporté la preuve en trahissant les promesses de changement social faites au peuple grec et espagnol. Ils ne pouvaient pas utiliser les institutions capitalistes en faveur des travailleurs et des peuples.

Et ces nouveaux mouvements ne font rien d’autre que répéter différemment le discours dominant : la solution c’est d’élire d’autres représentants. Au contraire, nous sommes convaincus que le seul moteur de changement c’est la lutte permanente contre toutes les conséquences du capitalisme ; que notre terrain c’est celui de la rue, celui de la lutte de notre classe, et nous ne devons avoir confiance qu’en nos propres forces. Nous devons construire notre propre organisation pour affronter et détruire ce système économique et ses institutions et le remplacer par le système socialiste.    Appeler à voter pour le PTB, c’est répandre des illusions parmi les travailleurs, l’illusion qu’on peut améliorer et même changer le système capitaliste en votant des lois, et qu’il suffirait juste d’avoir beaucoup d’élus, d’avoir un relais politique pour que nos luttes soient victorieuses.

Malheureusement, c’est aussi le discours des bureaucrates syndicaux qui, à l’instar de Thierry Bodson, appellent les travailleurs à avoir confiance dans des majorités de gauche. Mais finalement, ce n’est pas étonnant. En effet, les directions syndicales collaborent bien avec les patrons tous les jours en signant la paix sociale, et ce n’est donc pas étonnant qu’ils nous appellent à aller gentiment voter en espérant que cela change et, surtout, surtout, en n’organisant que quelques malheureuses « journées d’actions ».

Nous appelons donc à voter nul pour exprimer notre méfiance envers tous ces politiciens au service des patrons et des banques. Notre méfiance envers toute politique qui prétend changer ce système en collaborant avec lui. Par contre, nous avons une totale confiance dans la capacité de notre classe à reprendre le chemin de la lutte et nous appelons les travailleurs à se mobiliser contre l’ensemble des politiques de ce gouvernement. Utilisons ces élections pour discuter sur nos lieux de travail, dans nos quartiers, de la nécessité de construire l’organisation indépendante des travailleurs pour mener une lutte conséquente contre ce système capitaliste, pour le socialisme
* Avec le vote électronique, il est impossible de voter « nul ». Dans ce cas, votez « blanc ».

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