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Les escadrons de la mort

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Les escadrons de la mort

Dans l’article principal sur l’Irak, nous indiquons qu’une partie importante de la supposée « guerre civile » que vit ce pays cache, en réalité, l’activité des escadrons de la mort de la Brigade Badr. Cette activité est dirigée directement depuis le Ministère de l’Intérieur par le parti chi’ite CSRI (Conseil Supérieur de la Révolution Islamique) et est encouragée par le Nord-américain John Negroponte, qui en avait déjà organisé au Salvador, dans les années 80.


Voici une lettre de l’Association Internationale Islamique des Droits de l?homme en Irak, adressée aux Nations-Unies, au Congrès des Etats-Unis, à Amnistie Internationale et à d’autres organisations internationales, qui confirme cette affirmation par de nombreuses données.


 


« […] les abus commis contre le peuple Irakien (aussi bien contre les sunnites que contre les  chi’ites), et spécialement contre les Arabes sunnites, par la milice de la Brigade Badr, le ministre Irakien de l’intérieur (Beyan Jaber Sulak) et le chef de la Milice Badr (Hadi Al Ameri) et son entourage, constituent certainement un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. (?)


Ces crimes ont atteint un niveau et une extension terribles. On arrive à exécuter de manière indistincte une centaine de civils arabes innocents par jour, des Irakiens sunnites, après arrestation par des forces du Ministère de l?intérieur Irakien, dans les maisons ou dans les mosquées,au moment de la prière. On découvre presque toujours leurs cadavres quelques jours après, avec des signes de tortures terribles et de tirs de balles dans la tête.


La Milice Badr, qui est intégrée par des forces de l’armée et de la police, dispose de la légalité pour mener à bien, sans obstacles, ses actes terroristes contre le peuple Irakien.


Elle est impliquée dans l?assassinat d’universitaires, de chercheurs, d’écrivains, de religieux, d’artistes, de pilotes et de fonctionnaires irakiens […]. Elle est aussi impliquée dans des opérations d’expulsion de musulmans chi’ites et sunnites de leurs maisons, encourageant ainsi la guerre civile et la désintégration de l’Irak.


En outre, les prisonniers en détention dans les bâtiments du Ministère de l’intérieur sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants beaucoup plus graves que ceux que souffrent les prisonniers retenus par les Etats-Unis dans différents lieux secrets à Bagdad et dans d’autres villes.


Ces mauvais traitements et ces actes criminels de torture sont menés à bien par la Milice Badr, en connaissance de cause, et sous la supervision du Ministre Irakien de l’intérieur (Beyan Jaber Sulak) et de son équipe ; ils se sont étendus dans toutes les villes sunnites du pays. Ils ont lieu dans les installations du Ministère et dans d’autres centres de détention de l’Irak […], sans parler des crimes commis contre le peuple chi’ite (qui a essayé de s’opposer à ces pratiques). […]


Nous dénonçons aussi que les forces d’occupation américaines et leurs alliés ne font rien pour mettre fin à cette effusion de sang et pour défendre la population civile contre les actes barbares et les crimes génocides que la Milice Badr commet tous les jours en Irak. Au contraire, nous constatons que les forces nord-américaines d’occupation et leurs alliés observent tout cela et encouragent ces milices à prendre l’initiative dans les attaques contre les Arabes sunnites, afin de conduire la situation à une guerre civile. Comme l?indique la Secrétaire Générale d’Amnistie Internationale, Irene Khan : « L’Administration nord-américaine a démontré un dédain absolu envers les Conventions de Genève et les principes de base de la loi, les droits de l?homme et la décence. » […]


Cela a créé un climat dans lequel les forces du Ministère de l’intérieur Irakien sentent qu’elles peuvent déshumaniser et dégrader les prisonniers impunément. Ce que nous voyons actuellement en Irak est la conséquence logique de la poursuite implacable de la « guerre contre la terreur » quel qu?en soit le coût pour les droits de l?homme et sans aucun respect des normes de la guerre ».


 


Le texte complet de cette lettre est disponible en anglais sur Uruknet.info et en espagnol sur www.rebelión.org.

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