Première occupation de terres de la Conlutas à Caçapava

    "Conlutas, en lutte pour la terre. Réforme agraire!"

     

    C'est en scandant ce mot d'ordre que, le 8 juillet 2006, 80 familles ont organisé la première occupation de terres de la Coordination de luttes (Conlutas). L'occupation se trouve aux environs de la ville de Caçapava, dans l'état de São Paulo, à près de 30 km de São José dos Campos, au pied de la chaîne de montagnes de la Mantiqueira. L'équipe du journal du PSTU s'est rendue dans l'occupation et propose ce compte rendu spécial sur les difficultés et les expectatives de ces travailleurs en lutte.

     

    Espoirs et menaces

     

    Après avoir parcouru une route de terre battue, on arrive devant une entrée où sont hissés des drapeaux et des banderoles de Conlutas. Un peu plus loin, une petite maison abrite 12 personnes d'une même famille. Tous ont déjà commencé à travailler la terre, préparant le terrain pour planter."Nous sommes en train de déblayer ici pour préparer une petite plantation", explique une des occupantes de la maison.

    Comme dans toute occupation, les conditions de vie sont assez dures. Les familles sont réparties dans la Fazenda sous des baraquements recouverts de bâches en plastique noir. Il n'y a pas encore d'eau potable et de lumière électrique. Pour se laver, il y a un ruisseau et l'alimentation dépend des dons obtenus auprès des campagnes de soutien aux mouvements sociaux et populaires de la région.

     

    Tensions le premier jour

     

    C'est lors du premier jour de l'occupation qu'il y a eu les plus dures menaces. Vers 22h00, près de dix voitures de la police militaire ont débarqué dans la fazenda, phares éteints; ils ont commencé à proférer une série d'accusations contre nous. "Dans aucune des occupations auxquelles j'ai pu participer je n'ai vu autant de policiers comme ce jour-là", dit Ramos.

     

    Après de longs pourparlers, les occupants ont réussi à empêcher l'entrée de la police en leur disant que c'était une opération illégale, puisqu'ils n'avaient pas de mandat judiciaire. Jusqu'à aujourd'hui la police n'est pas revenue.

     

    Néanmoins, cela ne signifie pas que les sans-terre ne sont plus menacés. Ramos explique ainsi que le propriétaire voisin tire des coups de feu du haut d'une colline pour terroriser les gens d'en bas. Il y a eu aussi des poursuites de voitures, orchestrées par ce propriétaire terrien. Pour se faire une idée du personnage, sur un écriteau accroché à la porte de sa fazenda on peut lire : "Attention, chien gentil, propriétaire méchant".

     

    La fazenda était abandonnée depuis 14 ans

     

    Ramos, un des dirigeants du campement, explique que la zone était abandonnée depuis 14 ans et appartenait à Engesa (Ingénieurs spécialisés S/A), ancienne industrie de matériel de guerre, célèbre dans les années 70 et 80 pour la fabrication de tanks et de fusées.

     

    La zone qui comprend 629 hectares a déjà été utilisée comme terrain d'entraînement militaire. On peut encore trouver des traces de cette période, avec les carcasses de blindés Urutu et Cascavel abandonnées dans la fazenda.

     

    L'entreprise Engesa a fait faillite au début des années 90, notamment à cause des embargos d'armes décrétés par les Nations-Unies sur certains pays, comme la Lybie et L'Irak qui étaient les deux plus importants acheteurs de blindés brésiliens. "Depuis la faillite de l'Engesa, la fazenda a été saisie pour couvrir les dettes auprès de l'INSS et de la Recette Fédérale", explique Ramos.

     

    Mais, durant cettte période le propriétaire et éleveur de bétail voisin, Dengosa, a tenté de s'emparer illégalement des terres. "Il occupait petit à petit la zone avec ses troupeaux et il était en train de réaliser des travaux sur la vieille maison de la fazenda", explique Ramos. L'occupation graduelle par le fazendeiro apparaît bien si l'on observe les collines tout autour. Sur certaines collines, les différences de couleur de la végétation, provoquées par les différents types de pâturage, sont une preuve de l'invasion.

     

    Un agriculteur qui habitait la région depuis 28 ans a même été expulsé par ce propriétaire envahissant. "José Bandeira, que nous surnommons Zé Baiano, habitait ici avant même que la zone appartienne à l'Engesa et il n'a jamais été dérangé". Un beau jour pourtant, sa tranquillité a été menacée, le fazendeiro l'empêchant de rentrer dans sa propre maison. "Ils avaient installé une porte avec un garde et l'empêchaient d'entrer", raconte Ramos. "M'sieur Zé" n'a pu regagner sa maison qu'après l'occupation des Sans-terre de Conlutas.

     

    Démocratie dans le campement

     

    A l'heure du déjeuner, un groupe de Sans-terre s'est réuni devant l'entrée de la fazenda pour réaliser une assemblée et discuter de la manière dont il fallait affronter les problèmes quotidiens de l'occupation. 'Toutes les décisions de l'occupation sont prises de manière collective, ici personne n'impose rien à personne", souligne un agriculteur présent.

     

    A l'ordre du jour, l'approbation d'une série de tracts et articles visant à divulguer la lutte des paysans sans-terre. A été aussi discutée la nécessité de donner un nom au campement, un nom qui puisse symboliser la lutte des Sans-terre. On voit que, comme l'occupation est encore très récente, et qu'il y a d'innombrables tâches à réaliser quotidiennement, le temps a manqué pour discuter de ce point.

     

    Ce fonctionnement s'oppose à celui des campements dirigés de manière ultra-centralisée par le MST. Ex-intégrant du mouvement, Ramos évoque ce sujet en connaissance de cause. "Nous sommes entrés en 1997 au MST, lors de la première occupation de Trémembé. Après cela, nous sommes allés dans d'autres fazendas, pour aboutir à Santa Rita. Depuis trois ans, jusqu`à aujourd'hui, après avoir vu les pratiques du MST, voulant imposer ses normes et sa politique, comme si seuls eux avaient des droits, nous avons formé dans le campement une association qui a commencé à rompre avec eux", explique le leader, qui complète: "Nous voyons que, au sein de Conlutas, nous avons la liberté de discuter la manière dont se fait une occupation".

     

    Ramos n'a pas non plus épargné les critiques sur la relation du MST avec le gouvernement Lula. "Le MST s'est mis d'accord avec le gouvernement Lula. Il est complice des politiques du gouvernement. Nous ne sommes pas d'accord avec cette situation, nous pensons que la lutte doit continuer indépendamment du gouvernement qui est au pouvoir", a-t-il déclaré.

     

    La première de nombreuses occupations à venir

     

    Ce qui est à l'origine de l'inégalité rurale, c'est la concentration des terres dans les mains de quelques familles ou d'entreprises. Selon l'Atlas des terres de l'Incra (Institut National de Colonisation et de Réforme Agraire), les latifundios (propriétés de plus de 1000 hectares) représentent près de 3% du total des propriétés rurales du pays et occupent 56,7% des terres cultivables. Et, la réforme agraire est totalement paralysée sous le gouvernement Lula, ce qui ne peut que faire empirer les choses.

     

    C'est là le point de départ d'un cycle cruel. Expulsés de la campagne, les travailleurs paysans sont obligés de fuir vers les villes. La majeure partie des Sans-terre de Caçapava racontent des expériences similaires. Ils sont nés et ont vécu en lien avec la terre, comme travailleurs salariés, mais face à une rémunération trop basse, et sans terre à cultiver, ils ont préféré gagner la ville, en quête d'une vie meilleure, pour finalement aboutir dans les bidonvilles des périphéries.

     

    Comme ils se sont retrouvés confrontés à une situation pire encore, sans travail, sans conditions minimales de subsistance, ils ont alors opté pour la lutte. "Je pensais qu'occuper une terre ce n'était pas bien. Toute ma vie, j'ai travaillé dans une fazenda, j'ai élevé mes enfants dans une fazenda et, jusqu'à aujourd'hui, je n'ai rien obtenu: mon salaire ne suffisait pas, ni pour m'occuper de ma femme et de mes enfants, ni même pour payer un loyer. Je suis allé en ville, pensant mieux réussir, mais je me trompais. Je n'ai pas trouvé de travail et je suis venu ici avec mes camarades, avec un objectif", explique Paulo, ex-travailleur de fazenda.

     

    "Le loyer était très cher, je n'arrivais pas à m'en sortir avec ma famille", dit Manuel Vicente qui travaillait comme maçon à Caçapava.

     

    La Conlutas a été fondée début Mai, avec l'objectif d'organiser les travailleurs de la ville et de la campagne. La structure de fonctionnement de cette nouvelle entité est différente de la structure traditionnelle du mouvement ouvrier populaire brésilien. La coordination prétend regrouper dans ses rangs, au-delà des syndicats traditionnels, des organisations et entités liées à la lutte pour le logement et pour la terre.

     

    C'est pour cela que l'occupation des Sans-Terre à Caçapava prend une importance fondamentale, puisqu'elle inaugure l'affirmation de ce profil. Comme dit Ramos "Nous allons essayer de créer un modèle d'occupation à Caçapava. C'est la première occupation de la Coordination, la première de nombreuses autres à venir."

     

    Par Jefferson Choma, de la rédaction du journal Opinion Socialiste

     

     

     

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            Caçapava: a Conlutas chega ao campo

              «Conlutas, na luta pela terra. Reforma Agrária já!»


              Sob esse lema, cerca de 80 famílias realizaram, no dia 8 de julho de 2006, a primeira ocupação de terras da Coordenação Nacional de Lutas (Conlutas). A ocupação fica nos arredores de Caçapava (SP), a cerca de 30 km de São José dos Campos, ao pé da Serra da Mantiqueira. O Portal do PSTU acompanhou um dia no acampamento e preparou este especial com as dificuldades e expectativas desses lutadores.


              Esperanças e ameaças


              Depois de percorrer uma estrada de terra batida, o visitante se depara com uma porteira onde estão hasteadas bandeiras e faixas da Conlutas. Um pouco mais adiante, uma pequena casa abriga 12 pessoas de uma mesma família. Todos já começaram a trabalhar na terra, preparando o terreno para o plantio. ?Estamos limpando aqui para começar a fazer a nossa rocinha?, explica um dos ocupantes da casa.


              Como em toda ocupação, as condições de vida são bastante duras. As famílias estão distribuídas em barracos de lona preta por toda a fazenda. Não há ainda água potável e nem luz elétrica. Os banhos são tomados em um riacho e a alimentação depende das doações obtidas junto a campanhas aos movimentos sociais e populares da região.


              Tensão no primeiro dia


              As maiores ameaças contra os sem-terra foram feitas no primeiro dia de ocupação. Por volta das 22h, cerca de dez viaturas da polícia militar chegaram sorrateiramente a fazenda. ?Com o farol desligado, eles desceram fazendo uma série de acusações contra nós. Em todas as ocupações que participei eu nunca vi tanta polícia como naquele dia?, diz Ramos.


              Depois de uma longa discussão, os ocupantes conseguiram impedir a entrada dos policiais dizendo a eles que aquela era uma operação ilegal, já que não contava com mandato judicial. Até agora, a polícia não retornou mais.


              Contudo, isso não significa que os sem-terra estão livres de ameaças. Ramos conta que o fazendeiro vizinho costuma dar tiros para o alto de um morro ?tentando aterrorizar o pessoal aqui de baixo?, diz. Relata também perseguições de carros feitas pelo fazendeiro. A truculência do vizinho é vista até na placa instalada na porteira de sua fazenda, onde se lê: ?Cuidado. Cão manso, dono bravo?.


              Fazenda estava abandonada há 14 anos


              Ao chegar ao local, a reportagem foi recebida por Ramos, um dos dirigentes do acampamento. Ele explica que a área estava abandonada há 14 anos e pertencia a Engesa (Engenheiros Especializados S/A), antiga indústria de material bélico, famosa nas décadas de 70 e 80 por fabricar tanques e foguetes.


              A área, que possui ao todo 629 hectares, já foi utilizada como campo de exercícios militares. É possível encontrar ainda resquícios desse período, nas carcaças de blindados Urutu e Cascavel espalhados pela fazenda.


              A Engesa faliu no começo dos anos 90, devido, sobretudo, aos embargos que alguns países sofrem das Nações Unidas, como Iraque e Líbia, dois dos maiores compradores dos blindados brasileiros. ?Desde o processo de falência da Engesa a fazenda está penhorada para cobrir dívidas junto ao INSS e à Receita Federal?, explica Ramos.


              Contudo, nesse período a área foi ameaçada de grilagem pelo proprietário da fazenda de gado Dengosa, vizinha da ocupação. ?Devagarzinho estavam ocupando, colocando os animais deles. Inclusive a antiga casa da fazenda estava sendo reformada por eles?, explica Ramos. A gradual ocupação pelo fazendeiro é visível a uma simples observação dos montes em volta. Em alguns deles, a diferença de cores (causada por diferentes tipos de pastagens) denuncia a invasão.


              Até mesmo um agricultor que habita a região há 28 anos foi expulso pelo fazendeiro invasor. ?O seu José Bandeira, que nos chamamos de seu Zé Baiano, mora aqui antes mesmo da área pertencer a Engesa e nunca foi incomodado?. Certo dia, porém, a tranqüilidade de seu Zé foi quebrada quando ele foi impedido pelo fazendeiro de entrar na sua própria casa. ?Instalaram uma porteira aqui e o proibiram de entrar?, relata o dirigente.


              Seu Zé só pôde retornar a sua casa depois da ocupação dos sem-terra da Conlutas.


              Democracia no acampamento


              Na hora do almoço, um grupo de sem-terra se reuniu diante da porteira da fazenda para fazer uma assembléia e discutir como enfrentar os problemas cotidianos da ocupação. «Todas as decisões do acampamento são tomadas de forma coletiva, aqui ninguém impõe nada a ninguém» destaca um agricultor presente.


              Em pauta, estava a aprovação de uma série de materiais para divulgar a luta dos camponeses. Também se discutiu a necessidade de batizar o acampamento com um nome que expresse a luta dos sem-terra. Percebe-se que devido às inúmeras tarefas do cotidiano, e ao fato da ocupação ser ainda muito recente, não houve tempo para discutir essa questão.


              Esse funcionamento contrasta com os acampamentos dirigidos de forma ultra-centralizada pelo MST. Ex-integrante do movimento, Ramos fala com autoridade sobre o assunto. «Entremos em 1997 no MST, na primeira ocupação em Tremembé. Depois de lá fomos pra várias outras fazendas até chegar na Santa Rita. De três anos pra cá, depois de uma série de atitudes do MST, querendo impor sua normas e sua política, de que só eles têm direitos, nós começamos a formar dentro do assentamento uma associação, que começou a romper com eles» – disse o dirigente, que completou: «Vemos que dentro da Conlutas nós temos a liberdade de discutir uma forma de ocupar».


              Ramos também não poupou críticas à relação entre o MST e governo Lula. «O MST fechou com o governo Lula. Ficou muito conivente com as políticas do governo. Nós não concordamos com essa situação, achamos que a luta tem que continuar independentemente de que governo esteja no poder», disse.


              Primeira de muitas ocupações


              Na raiz da desigualdade social no campo está a concentração de terras rurais nas mãos de poucas famílias ou empresas. Cerca de 3% do total das propriedades rurais do país são latifúndios, ou seja, têm mais de mil hectares, e ocupam 56,7% das terras agriculturáveis ? de acordo com o Atlas Fundiário do Instituto Nacional de Colonização e Reforma Agrária (Incra). Para piorar, a reforma agrária se encontra totalmente paralisada sob o governo Lula.


              Esse é primeira peça se um ciclo cruel. Expulsos do campo, os trabalhadores camponeses são obrigados a fugir das cidades. A maioria dos acampados relata experiências bastante semelhantes. Nasceram e viveram ligados à terra, como trabalhadores assalariados, mas diante da baixa remuneração e do fato de não terem uma terra para plantar, seguiram para a cidade em busca de uma «vida melhor», engrossando assim as favelas das periferias.


              Ao se deparar com uma situação ainda pior, pois não conseguiam achar trabalho e tampouco manter as condições mínimas de sobrevivência, optaram pela luta. «Eu achava que ocupar a terra era uma coisa errada. Toda a minha vida eu trabalhei em fazenda, criei meus filhos em fazenda e até hoje não consegui nada, o salário não dava pra cuidar da mulher e dos filhos e nem pagar aluguel. Fui pra cidade, pensei em conseguir algo melhor, mas estava enganado. Não arrumei trabalho e vim pra cá junto com os meus companheiros atrás do meu objetivo», explica Paulo, ex-tratorista de fazenda.


              «O aluguel tava muito caro, não tinha como sustentar a família», disse Manuel Vicente, que trabalhava como pedreiro em Caçapava.


              A Conlutas foi fundada no início de maio tendo como um de seus objetivos organizar os trabalhadores da cidade e do campo. A estrutura de funcionamento na nova entidade é distinta da estrutura tradicional do movimento operário popular brasileiro. A Coordenação pretende agrupar em suas fileiras, além dos tradicionais sindicatos, organizações e entidades ligadas a luta pela moradia e pela terra.


              Por isso, a ocupação dos sem-terras em Caçapava reveste-se de uma importância fundamental, pois inicia a afirmação desse perfil. Como disse Ramos, «vamos tentar criar um modelo de assentamento na Conlutas. Essa é primeira ocupação da Coordenação, de muitas outras que virão».


               

              Concesiones a los banqueros, pierden los trabajadores

                Después de años de gobiernos neoliberales en América latina las masas resolvieron radicalizar y sustituir aquellos gobiernos por gente que en general no tenia una trayectoria y una vida política vinculada a los proyectos neoliberales.  Las masas hicieron sus cambios por medio de las urnas. Como casi siempre suele ocurrir los cambios electorales acaban siendo una derrota pues los nuevos gobiernos para conquistar el poder realizan alianzas que los dejan atados de pies y manos. Así fue con Lula, Kirchner y Tabaré.


                Pero hubo un proceso diferenciado, nos estamos refiriendo al proceso venezolano heredero del Caracazo del 89. Este proceso generó un gobierno que también llegó al poder por la urnas, pero a mitad del camino tuvo que recurrir a las movilizaciones para enfrentar a distintos golpes e intentos de otros golpes. Así de esa manera nació el fenómeno chavista que despierta tantas expectativas en la vanguardia luchadora del continente.


                El movimiento chavista tiene una tarjeta de presentación con la cual ganó adeptos, en país y en el  extranjero. Una tarjeta antimperialista y por el socialismo del Siglo XXI. Los sucesivos intentos de golpe, la prohibición de que otros países les vendan armas, las batallas verbales, todo esto muestra al ojo de la vanguardia, al chavismo como un movimiento antimperialista y refuerza el discurso socialista.


                Este texto tiene como objetivo analizar y caracterizar los límites de esta faz de la tarjeta de presentación del chavismo. Además, por la importancia de la discusión, queremos analizar algunas de las respuestas de un sector de la izquierda venezolana frente a estos fenómenos.


                1) El Pago de la Deuda Externa


                El gobierno de Chávez va en camino de cumplir ocho años. Así es que ya tenemos un largo periodo y mucho material para analizar y para comprender. Como también de ésta manera llegar al meollo de su política fiscal y monetaria.


                El día 31.12.98 la deuda externa era de 23 mil 331 millones. Siete años después, el día 31.12.05 la deuda había ascendido a 31 mil 63 millones o sea, en este periodo la deuda creció 7 mil 732 millones. Ahora solamente en el periodo que va entre el 31.12.04 al 31.12.05 la deuda creció 3 mil 588 millones.
                Pero lo mas importante que debemos agregar es que si la deuda creció 7 mil 732 millones en siete años, también en ese periodo fueron pagados 24 mil 835 millones en concepto de deuda. Es decir, se pago un monto superior al que se debía en el 31.12.98 y aun así se continúa debiendo 31 mil 63 millones.


                Fecha                                                           Valores
                31.12.98                                                        23 mil 332 millones
                31.12.05                                                        31 mil 63 millones
                De 01.01.99
                al 31.12.05 se pagaron  24 mil 835 millones


                Para el año 2006 se prevé el pago de 14 mil millones de bolívares (1 dólar es igual a 2.150 bolívares) cabe destacar que mientras el presupuesto para el Ministerio de Educación es de 11,7 millones de bolívares y para la Salud 4,4 millones de bolívares, estos dos juntos, son levemente superiores al que se pagara a los banqueros e instituciones financieras internacionales.


                Los que ven al país desde el extranjero o desde adentro con visiones parcializadas, siempre nos muestran los enormes avances con las misiones educativas y de salud.


                Debemos destacar que la salud si avanzó. Pero avanzó en el campo de la llamada medicina primaria. Ya que en los tratamientos más especializados en los que se requiere hospitalización, no se ven los cambios. Más bien sigue la vieja crisis heredada de la IV Republica. Basta leer los diarios y ver que semanalmente hay denuncias de hospitales que no funcionan por falta de mantenimiento de los aparatos hospitalarios, de ascensores, por falta de personal, etc. Pero lo más sencillo es visitar a uno de los hospitales y constatar personalmente ?in locco?.


                La educación sigue un proceso similar. Muchas misiones educativas, pero la universidad sigue su dependencia tecnológica y científica. Como ejemplo podemos tomar el curso de Ingeniería de Petróleo donde los estudiantes se capacitan utilizándose de viejos equipos donados por las transnacionales y obviamente lo que aprenden es hacer mantenimiento en esos arcaicos aparatos. Como consecuencia de esta situación no existe el desarrollo de una tecnología nacional que rompa la dependencia con la tecnología del imperialismo.


                Aún y a pesar de los muchos problemas estructurales del país, a fines del mes de febrero, el Ministro de Finanzas Nelson Merentes anunció el pago adelantado de la deuda externa. Si ya pagar es un grave error político y programático, el pago anticipado es una potencialización de estos errores. Los sectores que luchan por el avance del socialismo, deberían por los menos exigirle al gobierno que saque al Ministro que paga la deuda externa, incluso anticipadamente, mientras que mantiene a hospitales y escuelas en malas condiciones.


                2) Una Política Monetaria al servicio de los banqueros


                Política Monetaria es el conjunto de medidas que emprenden los Bancos Centrales, para regular la circulación monetaria y de este modo regular también el flujo de dinero. Como en la actualidad, Venezuela cuenta con una alta liquidez monetaria, algo así como 81,8 billones de bolívares, los grandes banqueros y el capital financiero comienzan a ver disminuir sus ganancias. Y como sabemos capitalistas perdiendo dinero es sinónimo de crisis política.


                Por eso antes de que estallen las crisis, el Ministro de Finanzas y el Presidente del Banco Central de Venezuela, Nelson Merentes y Domingo Maza Zavala respectivamente, más allá de las diferencias que solemos ver entre ellos, tienen la misma política. Hacer concesiones a esos capitalistas.
                Las concesiones se dan por parte del BCV mediante la venta a 14 o 28 días y al 10% de interés promedio de sus certificados de deposito. Desde el inicio del año esta tasa vino flotando. En enero fue de 11,66%, febrero 9,84%, marzo 11,66% y abril a 9,90%.


                Los financistas nada tienen que reclamar. En el cuadro que presentamos a continuación podemos observar cuanto el BCV pago de interés en los primeros cuatro meses del año. Si continúa esta tendencia al final del año se llegará a gastar alrededor de 3,0 billones  de bolívares, todo para controlar la inflación y satisfacer las necesidades del capital financiero. Es importante no olvidarse que para salud existe un capital disponible de 4,4 billones  de bolívares.


                Pago de Intereses en los 4 primeros meses del 2006
                Meses 2006                      Pago de Interés en  Millardos Bs*
                Enero                                               284,0
                Febrero                                           139,1
                Marzo                                               284,0
                Abril                                                 275,0
                TOTAL                                             982,1


                * El 21/7/2006 cada dólar se cotizaba a 2.147 Bs 


                3) El negociado de los Bonos Argentinos


                A fines del año pasado el economista argentino, Julio Gambina al comentar el pago adelantado de la deuda externa por parte de Kirchner, escribía: ¡El FMI está de fiesta! Y explicaba: Ahora no tendremos la presión del FMI, pero sus políticas se aplicarán igual, tal como el superávit primario para honrar los compromisos con los acreedores y una eterna política de ajuste, con gasto controlado en sus aspectos sociales, tales como asignaciones de trabajadores del Estado, pensiones y jubilaciones, salud y educación. Al mismo tiempo que el mantenimiento de una política de recaudación regresiva y que como tal se aplica con todo el rigor sobre los sectores más postergados de la sociedad.


                Al buen texto de Gambina le faltaron otras dos informaciones. Primero que casi un tercio de este dinero fue un little help del Gobierno de Venezuela. Segundo que al llegar a Venezuela esos bonos sirvieron para la voracidad y la ganancia de los banqueros locales. Pero veamos, ¿cómo es esto? Primero:
                El periódico Financial Times en su edición del 01.02.06  denuncia un negociado en la venta de los bonos argentinos. ¿Cómo es esto?, según el FT: «la mayor parte de los bonos fue vendida directamente ?en lugar de hacerlo en subasta publicas ? a dos bancos locales, el Banco Occidental de Descuento, y al  Fondo Común» 


                El 02.03.06 en una entrevista a El Nacional, el Ministro Merentes reconoce que inicialmente solo dos instituciones financieras habían participado de este proceso. Un mes después de la denuncia del Financial Times, él reconoció que existieron privilegios.


                Además de favorecer directamente a estos dos bancos, el Ministro Merentes también permitió que esos bancos se beneficiaran con los controles de cambios existentes en Venezuela, una vez que compraron con la tasa oficial y vendieron con el precio del dólar paralelo.


                Según el FT, «el Tesoro venezolano vendió los títulos Boden 12 a los bancos a una tasa de cambio oficial de 2.150 bolívares. En una reventa  de 100 millones en títulos, los bancos obtuvieron ganancias en bolívares equivalente según la tasa de cambio informal de alrededor  US$ 17millones, o según la tasa oficial US$ 21 millones».  Esta ganancia se refiere a US$ 100 millones. Pero no nos olvidemos que son por los menos otros 2.400 millones de bonos para la venta.


                Ahora sí podemos entender, el porque de la entrevista del 11.01.06 a El Nacional donde el Ministro de Finanzas, Nelson Merentes afirma: «Venezuela esta dispuesta a comprar todos los bonos que le ofrezca Kirchner». Solo le faltó decir que comprarían todos los bonos y los regalarían al capital financiero.


                Es necesaria una campaña de aclaración de ese despilfarro de dinero en provecho de los banqueros


                Muchos compañeros reconocen la existencia de esta situación. Pero cuando alguien plantea la necesidad de aclarar esto para los trabajadores, la juventud y los campesinos, hay sectores que están contra de hacer la denuncia y acaban utilizando argumentos básicos para no hacerlo. Uno de ellos más político y el otro de naturaleza más teórica. Ambos argumentos merecen ser discutidos y aclarados.


                El argumento político es el eterno problema de la posibilidad de un golpe de Estado. Nosotros estamos convencidos de que esta posibilidad hoy, ya no existe, pues el principal promotor de este supuesto golpe, el Gobierno de EEUU, no tiene condiciones políticas en este momento para tal intento dado su fragilidad por los resultados que viene obteniendo por su intervención en Irak.


                Por otro lado en el país los sectores golpistas al perder su apoyo internacional tratan de reubicarse. La otrora burguesía golpista arrinconada en Fedecámaras hoy participa activamente en el  gobierno. La Iglesia Catolica que también estuvo al frente de los intentos de golpe de Estado ahora anda gubernista. Hasta los Mendoza y su Polar han cambiado de lado y ahora son grandes proveedores de Mercal y tienen también sus intereses en los negocios petroleros.  Entonces ahora los golpistas se reubicaron, por lo tanto, ya no podemos vivir con el chantaje del posible golpe de Estado que nos impide debatir.


                El otro argumento de índole mas teórica plantea el tema del nivel de conciencia de los trabajadores, que sin dudas es chavista  y que por lo tanto no podemos tomar medidas vanguardistas. Con esta preocupación; de no aislarnos de las masas, acaban en realidad capitulando al atraso y peor aún se omite el debate de las cuestiones.


                Frente a gobiernos de esta naturaleza, el marxismo desarrolló todo un arca bozo teórico y un conjunto de herramientas para responder a estas situaciones. Pero parece que muchos con el aluvión oportunista pos caída del Muro de Berlín, tratan de no utilizarlo como si fuera algo ya obsoleto.


                Congreso de UNT (Unión Nacional de Trabajadores) una oportunidad perdida para este debate


                El congreso nacional de la UNT significó una victoria espectacular de la corriente CCURA. Los grandes derrotados fueron los sectores que se organizaron desde la vice presidencia de la Republica y que fueron capitaneados por Marcela Máspero.


                Las dificultades para la realización del Congreso, la majestosa victoria sindical sobre el sector impulsado desde el núcleo central del gobierno, no puede empañar la discusión de fondo: el tema del programa que deben plantear los trabajadores frente al gobierno de Chávez.


                Nuevamente decimos que: Significó una victoria incuestionable en el sentido sindical. Pero no podemos decir lo mismo en relación al programa. Se votó un programa que al revés de fomentar la independencia del Estado y del Gobierno, votó por: «apoyo total, apoyo total e irrestricto a la candidatura del Presidente Chávez para las elecciones presidenciales»  como dice el primer párrafo de la mesa cuatro.


                De las cinco mesas de discusión, la numero cuatro tiene una fundamental importancia. Estamos refiriéndonos a la mesa: Los trabajadores y los 10 millones de votos para reelegir al Presidente Chávez.


                La mesa cuatro votó:


                Apoyo total y apoyo total e irrestricto a la candidatura del Presidente Chávez, para las elecciones presidenciales del 3 de diciembre del 2006, a fin de lograr su reelección y que esto se refleje en los 10 millones de votos.


                Coordinar con las misiones así como con las organizaciones sociales, comités de tierras, medios comunitarios, Frente Campesino Ezequiel Zamora y otros, para conformar un frente en defensa de sus derechos y así lograr la reelección del Presidente Chávez.


                Se propone realizar dos eventos nacionales del Presidente Chávez con trabajadores del sector público y privado, para octubre y noviembre del presente año en el poliedro de caracas, con el objetivo de manifestarle el apoyo a las elecciones. 


                Que los sindicatos formen las UBEs (unidades de batalla electoral) de los trabajadores con un programa revolucionario y socialista y quede así integrado el pueblo y los trabajadores en esta actividad electoral.


                Establecer como consigna: ¡Por una Venezuela socialista, sin patronos ni corruptos, 10 millones de antimperialistas!


                Estamos ante una izquierda movida a programas mínimos


                Existe una enfermedad en la izquierda venezolana. Es la enfermedad del programa mínimo. Hay sectores que plantean consignas transicionales, pero por no hacer parte de un sistema de consignas acaban transformándose en mininas.


                Para que una consigna sea transicional tiene que haber tres condiciones básicas. En primer lugar debe que ser un llamado a la acción, a que los trabajadores se movilicen en contra de sus explotadores (los patronos y el Estado). En segundo lugar debe estar íntimamente ligada a otras consignas inmediatas que la superen, por ejemplo el control obrero de los contratos petroleros y en tercer lugar el tema del poder (o de la figura visible del poder, por ejemplo, en el caso que estamos tratando,  el Ministro Merentes).


                A la actual política fiscal y monetaria nadie puede engañarse y dejar de llamarla por su nombre. Es una política al servicio del capital financiero y contraria a los intereses de los trabajadores. No denunciar el carácter de la política desarrollada desde el Ministerio de Finanzas y desde el Banco Central, trae como consecuencia la no discusión de la necesidad imperiosa de nacionalizar la banca. Sin nacionalizar la banca, preguntamos: ¿como podemos hablar de socialismo?


                El 4  de Diciembre ¿qué hacer??


                El próximo 4 de diciembre se realizaran las elecciones presidenciales. Estamos convencidos que los trabajadores y la población darán al gobierno de Chávez 6 años más. De este modo serán 14 años de chavismo.  Muchos compañeros agitan la bandera que hay que derrotar a los escuálidos, a los golpistas. Darle la victoria a Chávez. Todo dentro del plano electoral.


                Nosotros no creemos en la construcción del socialismo por la vía electoral. Pero igual hagamos el debate en este plano, el electoral. Veamos, existen dos líneas generales para las elecciones, vistas desde la izquierda. Una plantea el voto nulo y otra el voto a Chávez.


                El voto nulo, entendemos nosotros, lleva a decir a los electores chavista que él es igual a los escuálidos. Y esto es un error político, pues nos cierra la posibilidad de dialogo con los luchadores que se reivindican chavistas.


                El voto a Chávez, como plantean algunos, sin ninguna clase de exigencias o denuncias,  significa un cheque en blanco al gobierno. Hemos visto a lo largo de este texto que la deuda externa, la venta de certificado de depósitos bancarios y el negociado de la venta de bonos de la deuda argentina, entre otros problemas, no señaliza hacia la ruptura con el imperialismo o la construcción del socialismo. Al revés. Significa más concesiones y fortalecimiento del capital financiero.


                Por eso si los trabajadores van a votar  por Chávez, que lo hagan. Pero es necesario advertirles de que hay 4,4 billones para la salud y se prevé que a los banqueros se les regalaran 3,0 billones.


                Tenemos que seguir debatiendo. Tenemos que seguir elaborando. Tenemos que disputar la conciencia de los trabajadores apoyados en el arcobozo y en las herramientas heredadas del marxismo. Nuestro texto es un intento de aportar a la apertura de este debate.



                Nacho Silva es integrante del PRS (Partido Revolución y Socialismo) en la región de Petare

                Esquerda plural: mito e realidade

                  O passado dia 13 de Maio, o Bloco de Esquerda realizou eleições internas para a Coordenadora Distrital de Lisboa. Submeteram-se à votação duas listas: a lista A, apoiada por uma das correntes do Bloco (a que edita este jornal Ruptura) sob a sigla «Por um BE socialista, democrático e combativo»; e a lista B, apoiada pelas restantes correntes e pela Direcção do BE, sob a sigla «Construir o Bloco, Dar Política e Cor ao Distrito de Lisboa».


                  A lista A obteve 24% dos votos (60 votos contra 195 na Lista B), colocando, assim, 4 eleitos naquela Coordenadora (em 17). Desde há um ano a esta parte, os aderentes do BE têm vindo a assistir e a participar em várias eleições internas e têm podido testemunhar o interesse e a militância com que os activistas do Ruptura/FER se têm empenhado em todos esses processos eleitorais, que vão permitindo alguma vivência democrática no interior do Bloco de Esquerda. Deste modo, a leitura e as conclusões políticas a retirar destes importantes processos eleitorais internos ao Bloco devem ser lidos num contexto mais geral e não estritamente local.


                  Quase sempre em alternativa às demais correntes político-ideológicas (também chamadas sensibilidades), os militantes do Ruptura/FER têm encabeçado listas e alcançado resultados significativos, a saber: 33% na eleição para a Coordenadora Nacional de Jovens do BE; 19% na Concelhia de Lisboa; 27% na Coordenadora Distrital de Coimbra. Por outro lado, temos estado representados em listas eleitas em mais três importantes cidades do país, como Amadora, Viseu e Braga.


                  Ora, esses resultados não são uma bodega qualquer. Todavia, a militância desenvolvida por estes camaradas nas suas frentes de trabalho tem, nos órgãos dirigentes do BE, uma representatividade muito modesta ou mesmo diminuta. Com efeito, temos assistido a uma marginalização da nossa corrente, tanto em actos públicos como internos, a qual não é coerente com o pluralismo e o colorido de que o Bloco sempre se tem reivindicado. Aliás, essa é uma das suas virtudes, sabendo-se que o BE resulta da junção de alguns partidos e correntes políticas, as quais, em boa hora, resolveram deixar de andar às turras e unir-se num projecto de unificação.


                  Esta corrente, como o demonstram os resultados, é minoritária. Porém, outra corrente minoritária, mas muito menos à esquerda do que esta nossa, goza de posições públicas e internas altamente destacadas. Falo da Política XXI. O Bloco quer-se de esquerda; não pode, por isso, promover sectores que puxam em sentido contrário, em detrimento daqueles que, tendo estado sempre a combater à esquerda e a batalhar na luta de classes do dia-a-dia, constroem o Bloco com núcleos e organismos representativos de vários sectores sociais. Para estes militantes a atitude de marginalização e de sectarismo resulta obviamente errada e é contraditória com a pluralidade e a democracia que se defende no Bloco de Esquerda.


                  A Esquerda plural será uma realidade e não um mito se os dirigentes do BE souberem aproveitar todos os trabalhos políticos em seu redor e contar com toda a militância. Doutra forma, teremos um aparelho cheio de profissionais, teremos uma representação parlamentar, mas veremos decair o número de aderentes, pois o Bloco tem pela frente um período longo sem campanhas eleitorais. Como dizíamos no programa da lista A, é necessário encetar uma campanha de filiação e refiliação de aderentes ao Bloco e, para isso, é preciso dar vida aos núcleos e apoio àqueles que militam para os criar e desenvolver.

                  Burguesia quer declarar Calderon vencedor

                    Em 1914, quando Pancho Villa e Emiliano Zapata, liderando a revolução campesina, entraram no palácio de governo, ingenuamente o primeiro que foram conhecer foi a «silla» em que se sentava o presidente da nação. Hoje, essa mesma «silla» é alvo de uma acirrada disputa de poder no México, que abalou o país nas eleições presidenciais de 2 de julho. Elas terminaram praticamente empatadas entre Andrés Manuel López Obrador, pelo PRD (Partido da Revolução Democrática) e o candidato governista Felipe de Jesus Calderón, do PAN (Partido da Ação Nacional). Depois de uma primeira recontagem dos votos, feita às pressas para evitar que a crise se prolongasse, Calderón foi declarado vencedor. Obrador protestou e uma manifestação reuniu 300 mil pessoas (segundo a imprensa) no centro da cidade do México denunciando as fraudes. O que é bem provável que tenha ocorrido, já que a burguesia mexicana tem um histórico consistente de desvio de urnas dos adversários, sumiço de cédulas, manipulação de dados e outros que tais. De certa maneira, foi o que garantiu a permanência das forças do PRI (Partido Revolucionário Institucional), que depois de usurpar as tradições da revolução agrária de 1910, acabou abandonando qualquer veleidade nacionalista e preparando a entrega do país, via Nafta, aos Estados Unidos, em 1994. O PRI ficou no poder durante 70 anos (de 1929 a 2000) dominando de forma bonapartista as instituições do Estado e utilizando o»dedazo» para apontar o sucessor, dentro do próprio PRI, à «silla» presidencial. Uma das fraudes mais escandalosas foi contra Cuauthémoc Cárdenas, também do PRD, na eleição de 1988. Em 2000, após algumas medidas de abertura controladas no regime e no processo eleitoral com o beneplácito dos EUA, o PRI pagou o preço da entrega e da corrupção, perdendo a eleição para o PAN de Vicente Fox, que, no entanto, era um representante da ala da burguesia ainda mais entreguista, além de importante executivo da Coca-Cola no México.


                    Calderón representa a continuidade da política de Fox


                    Mas Fox também teve que enfrentar um desgaste pela aplicação das políticas entreguistas e neoliberais e não conseguiu indicar o sucessor que queria (sua esposa Marta Sahagun ou seu ministro Creel). Calderón se impôs dentro do PAN, tratando de aparecer como neoliberal e pro – imperialista de carteirinha. Calderón optou por se colocar como o anti-esquerda, o melhor para enfrentar Lopez Obrador e tentar evitar que o México entrasse na onda que percorre a América Latina de governos ditos populistas ou de esquerda. Daí os ataques permanentes a Obrador, tentando liga-lo a Chávez.


                    Mas se for realmente empossado, Calderón terá de governar um país totalmente polarizado a partir da própria campanha e um Congresso dividido de cima abaixo. Esse ex-banqueiro, nunca foi um dirigente político conhecido, e já carrega nas costas o repúdio das massas trabalhadoras e setores mais pobres da população. Esse repúdio só piorou depois que ele fez uma campanha eleitoral totalmente montada para atacar o adversário, Lopez Obrador, tentando incutir medo na classe média contra seu perfil populista. 


                    Candidato do neoliberalismo, programa que não se intimida em continuar defendendo, Calderón quer prosseguir no Nafta e dar continuidade à política econômica de Vicente Fox, que trouxe lucros para a burguesia associada e uma certa estabilidade para uma parte da classe média às custas do incremento da dependência extrema da economia mexicana em relação aos Estados Unidos e a um crescimento da miséria para as massas trabalhadoras e pobres a níveis nunca antes vistos na história recente do México.


                    Durante a campanha, Calderón deixou claros seus laços com a Igreja e ecoou as bandeiras de George Bush; não teve pruridos em atacar o aborto, a pílula anticoncepcional (e até mesmo a pílula do dia seguinte) e combater o casamento entre homossexuais, cartas na manga às quais ele certamente vai apelar quando necessário.


                    As esperanças das massas em Lopez Obrador


                    Seguindo uma tendência dos últimos anos na América Latina, as massas trabalhadoras e pobres do México depositaram suas esperanças num candidato de oposição, com discurso populista, mais à esquerda. Obrador levou para a campanha presidencial sua experiência como prefeito da Cidade do México, quando apelou ao assistencialismo, ao mesmo tempo em que encheu os bolsos das empreiteiras locais, gastando milhões em obras viárias de uso duvidoso.


                    No entanto, num país com tamanha desigualdade, López Obrador significava para as massas uma esperança de dias melhores. E ele soube se aproveitar desse diferencial em relação a Calderón. Trabalhou toda a campanha sobre a imensa desigualdade na distribuição de renda, que polariza o México de cima abaixo e que se refletiu nesta eleição, com um programa e um discurso muito parecidos ao de Lula ou Tabaré Vasquez. As políticas compensatórias e os programas de distribuição de renda, como bolsa-família e outros paliativos para uma população sofrida foram a tônica de sua campanha.


                    A eleição mexicana expressa um fenômeno latino-americano. Correntes políticas com um discurso de oposição ao neoliberalismo e à entrega das riquezas ao imperialismo vêm tendo um resultado eleitoral expressivo, vencendo eleições presidenciais ou criando alternativas de massas e alterando o panorama político nesses países. Foi o que ocorreu com Lula, no Brasil, Evo Morales, na Bolívia, Olanta Humala, no Peru, e mesmo na Colômbia, onde apesar da vitória de Uribe, o Pólo teve uma votação inédita para a esquerda. O repúdio à política neoliberal e as benesses ao imperialismo, que vêm aprofundando a recolonização e a miséria, se expressa em forma distorcida em um «voto à esquerda». É também o caso de Lopez Obrador que, embora não tenha nada a ver com ?políticas radicais? como disseram seus adversários, aparece para as massas como uma opção de justiça social dos pobres depois que elas enfrentaram o governo Vicente Fox,  em que a desigualdade e a entrega bateram todos os recordes.


                    Lutas e crise econômica


                    O que deu suporte à campanha de Obrador foi a difícil situação da economia mexicana. Apesar do crescimento do PIB verificado logo depois da assinatura do Nafta com os Estados Unidos, o México vem rapidamente perdendo capacidade produtiva e autonomia. Entre os problemas estruturais de sua economia estão a queda do agronegócio, a perda de peso da indústria e o drama da imigração mexicana para os Estados Unidos, agravado com o desemprego e os baixos salários. Só uma parte do país teve crescimento econômico, em especial o norte, região mais próxima aos Estados Unidos, e assim mesmo com a proliferação das maquilas.


                    Em 2005, assim como todas as economias latino-americanas, o México teve um melhor desempenho, mas abaixo de outros países, parecido com o Brasil. Em 2006 o crescimento até agora foi superior a 5%, o que fortaleceu o governo de Vicente Fox às vésperas da eleição. No entanto, a dependência da economia mexicana em relação aos Estados Unidos aumentou de forma espetacular: 85% das exportações vão para lá. A China tem atingido parte desse mercado, prejudicando as exportações mexicanas.


                    Esse agravamento da situação econômica vem atingindo, já há bastante tempo, os distintos setores da classe trabalhadora e fazendo com que haja um acirramento da luta de classes no México. Desde a greve da UNAM havia um refluxo nas lutas, mas elas cresceram muito nos últimos meses e estão entrando em choque com o governo e o regime.


                    Um dos conflitos mais graves e que abriu uma grave crise política no governo Fox foi a luta dos trabalhadores mineiro-metalúrgicos. Em abril, dois mineiros caíram mortos pela polícia Lázaro Cárdenas depois de três meses de enfrentamentos. Era uma luta combinada contra as terríveis condições de trabalho impostas pela patronal e pela independência sindical, contra a ingerência do governo no sindicato mineiro. Os trabalhadores da Seção 271 do sindicato mineiro (Sicartsa, de Lázaro Cárdenas) ficaram mais de 60 dias e fizeram a polícia retroceder, apesar da violenta repressão que resultou na morte de seus companheiros.


                    Em maio, um enorme contingente policial ataca brutalmente os trabalhadores e o povo de Atenco, deixando dois mortos, mais de 200 presos, mulheres violentadas e centenas de casos de abusos policiais. Até hoje existem presos políticos, vítimas dessa violenta repressão
                    Em junho, em Oaxaca, os professores em greve fazem um acampamento na cidade, que é violentamente atacado pela polícia, com mortos e dezenas de feridos.


                    Todas essas mobilizações geraram uma polarização, pois questionam os elementos bonapartistas do regime e os abusos da repressão policial de um governo que se proclama democrático e fez colocar na ordem do dia a luta pela defesa dos direitos de organização e expressão e pela liberdade dos presos políticos. Foi nesse clima que se realizaram as eleições presidenciais de 2 de julho, com a massiva votação em Lopez Obrador, reveladora de dois fenômenos fundamentais para a América Latina: em primeiro lugar, o enorme repúdio das massas à política neoliberal e ao Nafta e sua disposição de luta para mudar esse cenário, e em segundo lugar, mas não menos importante, a crise de direção revolucionária das massas mexicanas para organizar esse repúdio e canalizá-lo para varrer do poder a burguesia, romper com o imperialismo e construir um governo dos trabalhadores, única maneira de reverter o processo acelerado de recolonização do México, cuja burguesia entreguista vem transformando um dos mais importantes países do continente em uma colônia a serviço do imperialismo americano.


                    O chamado de López Obrador à mobilização na capital e o adiamento da decisão final sobre as eleições pelos tribunais mexicanos indicam a gravidade da situação. A continuidade das lutas e a mobilização das massas em repúdio a Calderón são fortes indicativos de que a burguesia e o imperialismo têm motivo para grandes preocupações no México. O imperialismo norte-americano e o europeu, preocupados com a instabilidade em um país da importância do México, saíram logo a «reconhecer o veredicto das urnas», apoiando a posse de Calderón. Por sua vez, o PRD e Obrador, como representantes da burguesia mexicana, mesmo prejudicados pelas manipulações eleitorais, muito provavelmente vão recuar diante do perigo de uma crise maior que ponha em risco as instituições burguesas, cedendo às pressões internacionais e freando as mobilizações de repúdio. Mas qualquer que seja o resultado final, o próximo período verá um México dividido e um movimento de massas em processo de lutas e reorganização, aproximando-se do conjunto da América Latina.

                    La burguesía quiere declarar vencedor a Calderón

                      En 1914, cuando Pancho Villa y Emiliano Zapata, líderes de la revolución campesina, entraron al palacio de gobierno, ingenuamente, lo primero que fueron a conocer fue la «silla» en que se sentaba el presidente de la nación. Hoy, esa misma «silla» es objeto de una dura disputa de poder en México, después de las elecciones presidenciales del 2 de julio, que terminaron prácticamente empatadas entre el opositor Andrés Manuel López Obrador, por el PRD (Partido de la Revolución Democrática), y el candidato oficialista Felipe de Jesús Calderón, del PAN (Partido de Acción Nacional).


                      Después de un primer recuento de los votos, hecho con apuro, para evitar que la crisis se prolongase, Calderón fue declarado vencedor. Obrador protestó y llamó a una manifestación que reunió 300.000 personas (según la prensa) en el centro de la Ciudad de México, denunciando fraude. Algo que es muy probable que haya ocurrido, ya que la burguesía mexicana tiene una larga historia de desvíos de urnas favorables a los adversarios, desaparición de cédulas de votación, manipulación de datos y cosas similares.


                      De cierta manera, esto fue lo que garantizó la permanencia del PRI (Partido Revolucionario Institucional) en el poder que, después de usurpar las tradiciones de la revolución agraria de 1910, terminó abandonando cualquier veleidad nacionalista y preparando la entrega del país a los EE.UU., a través del Nafta, en 1994. El PRI permaneció 70 años en el poder (desde 1929 a 2000), dominó de forma bonapartista las instituciones del Estado y utilizó el «dedazo» para apuntar al sucesor presidencial, dentro de la filas del propio PRI. Uno de los fraudes más escandalosas fue contra Cuauthémoc Cárdenas, también del PRD, en la elección de 1988.


                      En 2000, después de algunas medidas de apertura controlada en el régimen y en el proceso electoral, con el beneplácito de EE.UU., el PRI pagó el precio de la entrega y de la corrupción y perdió la elección frente al PAN de Vicente Fox (un representante del ala más entreguista de la burguesía como importante ejecutivo de la Coca-Cola en México).


                      Calderón representa la continuidad de la política de Fox


                      Fox también tuvo que enfrentar un desgaste por la aplicación de las políticas entreguistas y neoliberales. No consiguió designar el sucesor que quería (su esposa Marta Sahagun o su ministro Creel) y Calderón se impuso dentro del PAN, tratando de aparecer como neoliberal y proimperialista. Calderón optó por colocarse como o anti-izquierda, el mejor perfil burgués para enfrentar a López Obrador e intentar evitar que México entrase en la ola de gobiernos ?populistas? o de ?izquierda? que recorre América Latina. Por eso, realizó ataques permanentes a Obrador, intentando ligarlo a Chávez.
                      Pero, si llega a asumir,  Calderón tendrá que gobernar un país totalmente polarizado a partir de la propia campaña y con un Congreso dividido. Este ex-banquero, nunca fue un dirigente político conocido, e ya carga en sus espaldas el repudio de las masas trabajadoras y los sectores más pobres de la población. Este repudio empeoró después de su campaña electoral totalmente montada para atacar a  López Obrador, intentando meter miedo contra su perfil populista en la clase media. 


                      Candidato del neoliberalismo, programa que no teme en continuar defendiendo, Calderón quiere proseguir en el Nafta y dar continuidad a la política económica de Vicente Fox, que trajo lucros para la gran burguesía y una cierta estabilidad para una parte de la clase madia, al costo de un incremento extremo de la dependencia extrema de la economía mexicana con relación a Estados Unidos y un crecimiento de la miseria para las masas trabajadoras y pobres, a niveles nunca antes vistos en la historia reciente de México.


                      Durante la campaña, Calderón dejó claros sus lazos con la Iglesia y repitió las banderas de George Bush; no tuvo pruritos en atacar el aborto, la píldora anticonceptiva (incluso la <píldora del día siguiente>) y combatir el casamiento entre homosexuales, cartas en la manga a las cuales ciertamente va apelar cuando lo considere necesario.


                      Las esperanzas de las masas en López Obrador


                      Siguiendo una tendencia de los últimos años en América Latina, las masas trabajadoras y pobres de México depositaron sus esperanzas en un candidato de oposición, con un discurso populista, más a la izquierda. Obrador utilizó en su campaña presidencial su experiencia como alcalde de Ciudad de México, cuando apeló al asistencialismo, al mismo tiempo  que llenó los bolsillos de las empresas contratistas locales, gastando millones en obras viales de utilidad dudosa.


                      Sin embargo, en un país con tamaña desigualdad social, López Obrador significaba para las masas una esperanza de <días mejores> y supo aprovecharse de esa ventaja con relación a Calderón. Trabajó toda la campaña sobre la inmensa desigualdad en la distribución de la renta, que polariza a México y que se reflejo en esta elección, con un programa y un discurso muy parecidos al de Lula o Tabaré Vázquez. Las políticas compensatorias y los programas de distribución de renta, como la ?bolsa-familia? y otros paliativos para una población sufrida, fueron la tónica de su campaña.


                      La elección mexicana expresa un fenómeno latinoamericano. Corrientes políticas con un discurso de oposición al neoliberalismo y a la entrega de las riquezas al imperialismo logran resultados electorales importantes, ganando las elecciones presidenciales o creando alternativas de masas que alteran el panorama político en sus países. Fue lo que ocurrió con Lula en Brasil, Evo Morales en Bolivia, Ollanta Humala en Perú e, incluso, en Colombia donde, a pesar de la victoria de Uribe, el Polo Democrático Alternativo tuve una votación inédita para la izquierda en el país.


                      El repudio a la política neoliberal y la entrega al imperialismo, que profundiza la recolonización y la miseria, se expresa, de forma distorsionada en un «voto a la izquierda». También es el caso de López Obrador quien, aunque no tenga nada que ver con ?políticas radicales?, como dijeron sus adversarios, aparece ante las masas como una opción de ?justicia social de los pobres? después del gobierno de Vicente Fox,  en que la desigualdad y la entrega batieron todos los records.


                      Luchas e crisis económica


                      López Obrador apoyó su campaña en la difícil situación de la economía mexicana. A pesar del crecimiento del PIB, verificado poco después de la firma del Nafta con los Estados Unidos y Canadá, México viene rápidamente perdiendo capacidad productiva y autonomía económica. Entre los problemas estructurales de su economía, está la caída de la producción agraria, la pérdida de peso de la industria y el drama de la inmigración mexicana para EE.UU., agravado por el desempleo y los bajos salarios. Sólo una parte del país tuvo crecimiento económico, en especial el norte, región más próxima a Estados Unidos, pero fue con la proliferación de las maquilas.


                      En 2005, como todas las economías latinoamericanas, México tuvo un mejor desempeño, aunque más abajo de otros países, de modo parecido al Brasil. En 2006, el crecimiento, hasta ahora, fue superior a 5%, lo que fortaleció al gobierno de Vicente Fox en las vísperas de la elección. Sin embargo, la dependencia de la economía mexicana con relación a los Estados Unidos aumentó de forma espectacular: el 85% de las exportaciones van para allá. Aunque China ha afectado parte de ese mercado, perjudicando las exportaciones mexicanas.


                      Este agravamiento de la situación económica viene afectando,  hace bastante tiempo, los distintos sectores de la clase trabajadora y provoca que haya un aumento de la lucha de clases. Desde la huelga de la UNAM había un reflujo en las luchas, pero crecieron mucho en los últimos meses y están entrando en choque con el gobierno y el régimen.


                      Uno de los conflictos más graves, y que abrió una grave crisis política en el gobierno Fox, fue la lucha de los trabajadores mineros-metalúrgicos. En abril, dos mineros cayeron muertos por la policía en Lázaro Cárdenas, después de tres meses de enfrentamientos. Era una lucha combinada contra las terribles condiciones de trabajo impuestas por la patronal y por la independencia sindical, contra la ingerencia del gobierno en el sindicato. Los trabajadores de la Sección 271 del sindicato minero (Sicartsa de Lázaro Cárdenas) se mantuvieron por más de 60 días e hicieron retroceder a la policía, a pesar de la violenta represión que resultó en la muerte de sus compañeros.


                      En mayo, un enorme contingente policial atacó brutalmente a los trabajadores y al pueblo de Atenco, dejando dos muertos, más de 200 presos, mujeres violadas y centenares de casos de abusos policiales. Hasta hoy existen presos políticos, víctimas de esa violenta represión.
                      En junio, en Oaxaca, los profesores en huelga hicieron un campamento en la ciudad que fue violentamente atacado por la policía, con muertos y decenas de heridos.


                      Todas estas movilizaciones generaron una polarización, pues cuestionan los elementos bonapartistas del régimen y los abusos de la represión policial de un gobierno que se proclama democrático y coloca a orden del día la lucha por la defensa de los derechos de organización y expresión, y por la libertad de los presos políticos.


                      Fue en este clima que se realizaron las elecciones presidenciales del 2 de julio, con la masiva votación a López Obrador, reveladora de dos fenómenos fundamentales para América Latina. En primer lugar, el enorme repudio de las masas a la política neoliberal y al Nafta, y su disposición de lucha para cambiar este escenario. En segundo lugar, pero no menos importante, la crisis de dirección revolucionaria de las masas mexicanas para organizar este repudio y canalizarlo para barrer del poder a la burguesía, romper con el imperialismo y construir un gobierno de los trabajadores, única manera de revertir el proceso acelerado de recolonización de México, cuya burguesía entreguista viene transformando uno de los más importantes países del continente en una colonia al servicio del imperialismo americano.


                      El llamado de López Obrador a la movilización en la capital y la postergación de la decisión final sobre las elecciones por los tribunales mexicanos indican la gravedad de la situación. La continuidad de las luchas y la movilización de las masas en repudio a Calderón son fuertes indicativos de que la burguesía y el imperialismo tiene motivo para grandes preocupaciones en México.


                      El imperialismo norteamericano y el europeo, preocupados con la inestabilidad en un país de la importancia de México, salieron rápido a «reconocer el veredicto de las urnas», apoyando la asunción de Calderón. Por su parte, el PRD de López Obrador, así como representantes de sectores de la burguesía mexicana, incluso perjudicados por las manipulaciones electorales, muy probablemente van a retroceder delante del peligro de una crisis mayor que ponga en riesgo las instituciones burguesas, cediendo a las presiones internacionales y frenando las movilizaciones de repudio. Pero, cualquiera sea el resultado final, el próximo período verá un México dividido y un movimiento de masas en proceso de luchas y reorganización, aproximándose al conjunto de América Latina. 
                       

                      A 70 años del inicio de la guerra civil española

                        Julio de 1936: el 18 los generales se rebelan, el 19 los obreros se insurreccionan


                        Juan Carrique


                         


                        La rebelión militar de Franco provocó la espontánea insurrección de los trabajadores en todo el país La huelga general de octubre de 1934, que en Asturias adquirió la forma de insurrección obrera, expresó de forma anticipada lo que inevitablemente se iba a producir dos años después: el enfrentamiento entre la burguesía industrial y los terratenientes, amparadas por el ejército y por los grupos fascistas, de un lado y la clase obrera y el campesinado pobre del otro. El choque de trenes que representaba la contrarrevolución fascista (que quería conservar sus privilegios económicos y políticos, y que era consciente del fortalecimiento de la clase obrera y de su acción revolucionaria que provocaría el cuestionamiento de esos privilegios) y la revolución proletaria (con una clase obrera que era cada vez más consciente que la IIª República no podía satisfacer las necesidades de los trabajadores y la sed de tierras del campesinado) tenía que colisionar, y el que se produjera era sólo una cuestión de tiempo.


                        Desde la entrada de la CEDA al Gobierno de la República y la revolución proletaria que se desencadenó frente a este hecho, impulsó desde ese momento a la burguesía a preparar un recambio del régimen, que aplastase por muchos años al movimiento obrero, y eso sólo lo podía garantizar un régimen fascista. Pero Falange y los otros grupos fascista en España tenía escasa fuerza y no podían movilizar a sectores significativos de la pequeña burguesía que dieran base social, como en Alemania o Italia, a un movimiento de esas características. La única garantía de éxito de una operación de esa amplitud era que fuera asumida por el ejército, y por ello comenzó la conspiración, ya desde antes de la victoria del Frente Popular el 14 de febrero del 1936.


                        El Gobierno que surgió de esas elecciones era consciente de la situación, pero la propia naturaleza del Frente Popular impedía que pudiera desarticular la conspiración. Al Tratarse de una alianza entre la burguesía (que se expresaba por los partidos republicanos que la integraban) y el proletariado (representado por el PSOE, PCE, ?), donde las organizaciones obreras se supeditaban políticamente a la autoridad de los Ministros republicanos, cualquier medida dirigida a contra los militares golpistas o por el armamento de los trabajadores era condenada por desestabilizadora del propio Gobierno. Los ministros burgueses del Frente Popular creían que la política de mano dura en los conflictos laborales de la época convencerían a los sectores burgueses de que eran lo suficientemente fuertes como para impedir la revolución, de forma que éstos se aplacarían con alguna  concesiones.


                        Pero la burguesía sabía que la situación no admitía paños calientes, y siguió conspirando, hasta el 18 de julio en que se rebelaron las guarniciones de África y empezaron a hacerlo las de la península.


                        En la zona en que no triunfa la rebelión militar, el Estado se desmorona


                        Los militares prepararon el golpe como en anteriores rebeliones, bajo el esquema de sacar la tropa de los cuarteles, ocupar los edificios públicos y transportes y comunicaciones, y proclamar abolida la república e instaurar un estado de sitio para hacer frente a las movilizaciones populares de rechazo que estos hechos pudieran provocar. Pero no tuvieron en cuenta que los trabajadores habían asimilado la experiencia de la represión que se desplegó tras el fracaso de la Huelga de octubre, así como las experiencias del ascenso del fascismo en Italia, Alemania y Austria, y no se quedarían con los brazos cruzados ante la posibilidad de que en España pudiera darse una situación similar. Desde que se tiene conocimiento de la rebelión desatada en Marruecos, cunde la inquietud en los barrios obreros, las organizaciones del Frente Popular llaman a confiar en el Gobierno, pero los trabajadores reclaman armas para defenderse de los militares fascistas, y el Gobierno niega las armas.


                        Esta negativa del primer ministro Casares Quiroga se basaba, no en la confianza de que dicha intentona estaba condenada al fracaso por el aplastante número de fuerzas militares que permanecían leales, sino porque creía que haciendo concesiones políticas a los generales rebeldes, podría conseguir que éstos desistieran de sus planes. Mientras el Gobierno del Frente Popular negociaba con los militares fascistas, la paciencia de los trabajadores llega a su fin y comienzan los asaltos a los cuarteles y la toma de las armas por sus propias manos, así como la entrega de las mismas por oficiales medios que desobedecen al Gobierno.


                        Los trabajadores solos, espontáneamente, al principio en contra de las instrucciones de sus propias organizaciones consiguen parar al fascismo en Madrid, Barcelona, Valencia, Málaga y Bilbao, así como en otras ciudades y pueblos. Las vacilaciones en la entrega de las armas a los trabajadores del Frente Popular provocaron que una gran parte del territorio cayese en poder de Franco. Esta acción heroica y espontánea de la clase obrera no sólo logró parar el plan del golpe militar fascista, sino que hizo desmoronarse al Estado en la zona en que no triunfó el golpe. De la noche a la mañana, gracias a las armas el proletariado se había convertido provisionalmente en detentadores del poder político y económico: los patronos habían huido o estaban escondidos, lo mismo que los terratenientes. Las fábricas, talleres y tierras había pasado de súbito a manos de los trabajadores y campesinos. El ejército se había desmoronado, sus oficiales se pasaron al bando fascista, y los suboficiales pasaron el grueso a engrosar las milicias populares, que se habían creado tras los primeros combates


                        Las lecciones de la revolución española en la lucha por la III República


                        El golpe fascista desencadenó una revolución proletaria. La España industrial y urbana quedaba en manos de la revolución, mientras la España rural e improductiva quedaba en manos de Franco. La situación parecía inclinarse a favor de la revolución, sino fuera porque no se extrajeron las lecciones de la noche misma de la rebelión militar: las concesiones a los fascistas no pueden pararlos, el ofrecerles una república democrática, donde se «mantuviese a raya» a los trabajadores no podía convencerles, y además tenía un efecto desmoralizador y enervante en las masas trabajadoras, como la negativa a entregar armas al pueblo.


                        El no profundizar la revolución que se dio el 19 de julio creó las condiciones políticas y sociales para la victoria de Franco. De estos acontecimientos históricos hay que extraer lecciones, para no volver a repetir los mismos errores. La lucha por la III República, y las reivindicaciones democráticas que ella representa, no pueden eludir la necesaria independencia que los trabajadores deben mantener respecto a la burguesía y su Estado, así como la profundización de revolución es la única garantía de conservar las posiciones que se alcancen en la lucha revolucionaria.


                        Publicado en www.marxismo.info página del PRT – IR (sección de la LITci en el estado español)

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